04/01/2009

Manifestation pro-Israël à Paris à l'appel du CRIF

Israël Sarkozy et Tzipi Livin 1 janvier 09.jpg
Un accueil des plus chaleureux le 1er janvier 2009 à l'Elysée... 
Israël grand rabbin de france Gilles bernheim.jpg
Gilles Berheim, grand-rabbin de France le 4 janvier 2009 à Paris
Manisfestants pro-israêl à Paris 4 janvier 09.jpg
Les manifestants à Paris - 04.01.09

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dimanche en début d'après-midi avenue Matignon à Paris (VIIIe) pour soutenir "l'action d'auto-défense d'Israël" et célébrer "la mémoire des victimes israéliennes du Hamas".

 

Douze mille personnes ont participé à la manifestation, selon le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), organisateur de ce rassemblement. Ils étaient 4.000, selon la police.

Le Crif avait appelé initialement à manifester devant l'ambassade d'Israël, 3 rue Rabelais à Paris (VIIIe), mais faute d'autorisation, le rassemblement qui a duré environ une heure, s'est déroulé dans une rue voisine.

Les manifestants, souvent emmitouflés dans de grands drapeaux israéliens ou brandissant des petits drapeaux de l'Etat hébreu, ont écoutés des discours dans le froid, et ont chanté des chants en hébreu et la Marseillaise.

Il est indécent de mêler l'hymne national français à des chants en hébreu!

Cette "guerre" contre Gaza n'est pas la nôtre!

 

Le Grand rabbin de France Gilles Bernheim, guide spirituel de la communauté juive, a déclaré "notre première pensée est pour le soldat Gilad Shalit, (jeune Franco-Israélien détenu depuis 2006 dans la bande de Gaza après avoir été capturé par un commando palestinien, ndlr) dont le quotidien est difficile à imaginer".

"Israël se bat uniquement pour la liberté et la survie de son peuple, il n'y a aucune volonté de détruire un autre peuple", a ajouté le grand rabbin, selon qui "il est fondamental qu'en France, les relations entre Juifs et Musulmans soient des relations de qualité et de confiance".

Une délégation a été reçue par l'ambassadeur d'Israël, Daniel Sheick, qui leur a déclaré qu'Israël "agissait à Gaza en état de légitime défense".

Parmi les personnalités, on notait la présence du chanteur Enrico Macias, du député-maire UMP du XVIe arrondissement, Claude Goasguen, et de Serge Klarsfeld, fondateur de l'association des fils et filles des déportés juifs de France.

Samedi après-midi, une manifestation contre l'offensive israélienne à Gaza a réuni à Paris entre 21.000 et 25.000 personnes selon les sources alors que les chars israéliens pénétraient à Gaza en début de soirée. AFP.04.01.09

 

Commentaires

Je ne comprends pas la raison de cette manifestation : je viens d’entendre à la radio qu’il n’y avait pas de guerre à Gaza et encore moins en Israël. Il y a quelque chose qui m’échappe !

Ecrit par : abad | 04/01/2009

Le mur des lamentations à Paris,il se situe où ?

Ecrit par : JLA | 04/01/2009

Mr. Du Tarin fait la grimace ou il imite Haricot Machiasse ?

Ecrit par : Philippe Marechal | 04/01/2009

Il est en effet scandaleux de mêler l'hymne national à des chants en hébreu; ces gens, pour la plupart ne se considèrent pas comme français et trustent toutes les places du Pouvoir.

Les mêmes remarques valent pour les représentants de la manifestation pro-palestinienne d' hier, qui ont ravagé le quartier Haussmann et pillé les magasins.

Cette guerre n'est pas la nôtre, en effet; cela vaut pour les deux camps.

Ecrit par : Catherine | 04/01/2009

Ces manifestants sont juifs et français et a ce titre ils ont tout a fait le droit d'invoquer les valeurs de la democratie de la terre de france. Maintenant cette guerre n'est pas celle des français certe mais lorsque des francais se font tabasser dans la rue parce qu'ils sont juif... vous vous en foutez aussi???? comme en 39

Ecrit par : metral | 04/01/2009

Oui, chère Catherine, mais il y a une différence: ces manifestants ont eu le droit d’aller où bon leur semblait tandis que les manifestants pro-palestiniens se sont vite vu barrer la route, provoquant ces désordres.

Ecrit par : abad | 04/01/2009

Le crif s’occupe des juifs de France ; pour le respect de la France il n’a pas à jeter de l’huile sur le feu dans cette guerre menée par Israël ; sinon c'est que son vrai pays est Israël et il n'a qu'à y aller !

Ecrit par : abad | 04/01/2009

@metral

Beaucoup de français non juifs se font tabasser par des immigrés; tout le monde s'en fout parce qu'ils ne sont que catholiques.

Adressez vos doléances aux officines pro-immigrationnistes(LICRA, HALDE, MRAP, SOS RACISME dont beaucoup de dirigeants sont de confession israélite) et ne nous refaites pas le coup de 39.

Ecrit par : Catherine | 04/01/2009

« vous vous en foutez aussi???? comme en 39 » : il y en a bien qui se foutent pas mal de juillet 62……..

Ecrit par : abad | 04/01/2009

@Abad

Je vous le dis en toute amitié mais inquiétude; ce parti-pris en faveur des Palestiniens est nocif pour les partis patriotiques.

Ecrit par : Catherine | 04/01/2009

@Abad

Nos commentaires se croisent; mon commentaire n'était pas la réponse à votre réponse à Métral, qui est bien représentatif de tout ce que j'exècre.

Je ne comprends pas l'engagement aveugle de certains partis patriotiques en faveur des Palestiniens.

Sarkozy est capable de leur accorder l'asile politique; vous les voulez en France?

Ecrit par : Catherine | 04/01/2009

Et dire que ces histoires entre juifs et non juifs existe depuis que le monde est.
Vous ne trouvez pas ça bizarre metral ?
A votre place je me documenterai un petit peu. Lisez donc les revues juives du milieu 19 eme vous comprendrez peut être un peu quelque chose. Pas la peine d'accuser Catherine
ni 39 d'ailleurs .
le monde n'est pas conçu pour tourner autour d'un peuple qui se considère comme l'élu.
Pour un non croyant ou un boudhiiste cela ne veut rien dire. Que faites vous de l'égalité ? Pourquoi ne parle t-on pas autant des autres peuples, de leur malheurs.
Les biaffrais par exemple génocidé jusqu'au dernier.

Ecrit par : mélanie rault | 04/01/2009

Chère Catherine, nous pensons la même chose, mais il me semble que vous concluez à l’envers : les Palestiniens viendront s’établir en France précisément parce qu’Israël les y aura chassés. Il faut obliger Israël à les accepter, au lieu de les massacrer comme ils le font. D’ailleurs vous verrez que dans quelques jours des milliers d’entre eux vont se réfugier chez n…., j’allais écrire chez nous, mais ce n’est déjà plus chez nous. Tout se passe comme si Israël les envoyait directement ici : il est clair que pour Israël, la France et les autres pays européens sont des dépotoirs. Les Palestiniens sont chez eux en Palestine et ils doivent y rester. Ceci est aussi vrai pour tous les immigrés des autres pays.

Ecrit par : abad | 04/01/2009

20 millions d'êtres humains sur 7 milliards répartis entre l'état hébreu qui compte 5,5 millions de Juifs dans ses frontières et les 14,5 millions d'autres aux USA- 6 millions-et dans les principales puissances du globe dominent la planète,orientent tout vers eux et rien ne se fait sans eux et contre eux.Tel est le constat de la planète terre en cette année grégorienne 2009.
Deux catégories d'hommes:1)Un peuple élu2)le reste.
Comme un poison subtil,le sionisme s'infiltre dans les veines du judaïsme et l'infecte tout entier.

Ecrit par : abdoul | 04/01/2009

@Abad

Les Arabes ne supportent pas la présence israélienne et veulent la destruction d'Israel.

Le problème parait insoluble; pour moi ,il n'y a qu'une solution : les Israéliens doivent quitter le Moyen Orient, l'état d'Israel doit s'auto-détruire.

Sarkozy n'a pas à accorder l'asile politique aux Palestiniens; il existent suffisamment de pays arabes où ils puissent se réfugier.

Les Palestiniens ont la même mentalité que leurs congenères installés dans notre pays et ne supportent pas l'existence des Israéliens qui eux-même sont très particuliers; ils ne pourront jamais coexister.

Vous voyez une autre solution que le départ des juifs du Moyen Orient?

@Abdul

le sionisme infecte le judaisme?
La domination politique et économique des élus est préexistante à la création de l'état d'Israel; donc le problème serait le judaisme et non le sionisme.

Quant aux non élus, ils n'ont qu'à réagir; les élus ne doivent leurs privilèges qu'à la lâcheté générale.

Et pour l'Islam, non, merci.

Ecrit par : Catherine | 04/01/2009

Qui vous parle de l'islam,catherine?
Personne en France ne doit posséder la double nationalité,chacun doit choisir,soit être français ,soit renoncer à la nationalité française et partir ou être déchu comme les pratiquement 60000 sionistes présents en France;cela vaut pour tous les autres nationalités;on ne peut pas avoir deux patries et deux coeurs pour faire du biz comme ces bi-nationaux qui passent 3 jours à Tel Aviv et 3 jours à Paris pour obtenir tous les avantages de la France ,de qui se moque t-on?Et des organisations comme le Betar qui sont des milices étrangères doivent être dissoutes et poursuivies.
Interdiction de la double nationalité.
Arrêt de toute immigration.
Expulsion immédiate de tous ceux qui n'ont pas de titre de séjour en règle même s'il faut expulser 3 millions de personnes.
Arrêt de la vassalisation de la France au monde anglo-saxon et à Israël avec visite obligée à la colline du printemps ou à Jérusalem avec la kippa sur la tête de nos principaux dirigeants.
Et défense de la langue française qui n'est pas menacée par l'arabe mais par l'anglais;nous en somme au point où à l'Elysée,les réunions interminestérielles se font en anglais et les grosses entreprises recrutent uniquement en anglais et pourtant la République a pour langue constitutionnellement le français.Et qui retrouvons-nous derrière cette subversion,des sionistes et tous les scandales financiers profitent à Israël avec des sommes d'argent colossales détournées à son profit!Comment croyez-vous que cet état alimente ses guerres et ses scandales,pas avec son économie et en attendant les Français sont de plus en plus pauvres chaque jour.
LES SIONISTES SONT DERRIERE TOUS LES MALHEURS DE LA FRANCE.

Ecrit par : abdoul | 05/01/2009

je suis pleinement d'accord avec abd et abdoul.

@Catherine: il ne s'agit pas prendre parti de façon manichéenne pour les Palestiniens. Je prendrais la défense de tout autre peuple chassé de chez lui, de ses terres, de ses villages où il vivait depuis des siècles!

Les Palestiniens n'ont pas envie de venir en France ou de partir de chez eux: ils veulent un pays à eux, le leur, dont ils ont été spolié! Ils ne veulent plus vivre enfermés dans des camps, des ghettos, avec un mur de béton haut de 8 mètres, et servir de domestiques aux Israéliens: - c'est clair, tout de même!

Qui connait l'histoire des Palestiniens avant la colonisation sauvage israélienne comprend immédiatement (à moins d'être de mauvaise foi) la raison de leur combat: personne n'a envie d'être traité comme un sous-homme! Un exclu sur son sol ancestral!

Vous seriez palestinienne, ma chère Catherine, vous seriez au premier rang des combattants!

Ce ne sont pas des Palestiniens, qui manifestaient à Paris, mais des sympathisants (j'avais manifesté contre la guerre en Irak) qui ont été débordés, comme d'habitude, par les casseurs et voyous des banlieues! Ce sont eux que l'on met en exergue, désinformation oblige, et propagande bien menée!
Car il ne faut pas être du côté des Palestiniens: "Il ne le faut pas!" Vous le comprenez?

Ah, ils sont forts, comme on dit dans le Midi!

Ecrit par : Gaëlle Mann | 05/01/2009

Abdul, à ce stade de paranoïa, il est temps de consulter me semble-t-il
"Les sionistes sont derrière tous les malheurs de la France" .... Seuls les personnes paumées, sans repères, incensées ou totalement idiotes pourraient adhérer à des propos aussi dépourvus d'intelligence
Je suis outrée de lire des analyses aussi basiques, provenant d'une personne apparemment bien ignorante de l'Histoire et de la Réalité sur place .... pourquoi ne pas vous engager à aller les défendre sur place ? cette attitude serait plus courageuse que vos propos irréfléchis

Ecrit par : cmoi | 05/01/2009

Abad dit que les Palestiniens débouleraient en France s'ils perdaient Gaza. Si les Israéliens perdaient Israël, ils débouleraient aussi en France. Il y a quelques années, ils ont fait une réunion non médiatisée dans un château de l'ouest de la France (j'ai dû lire ça chez Ryssen), d'où ils ont décrété qu'ils seraient très bien accueillis en France en cas de malheur (pour eux). La Suisse serait semble-t-il une autre de leurs destinations.
On est vernis, nous.
il faut oser dir que nous les Gaulois, nous ne nous entendons pas avec les peuples sémitiques ou khazars.
Nous faisons confiance, nous travaillons dans le but de créer quelque chose nous aidons parfois notre prochain, et encore plus souvent notre lointain.
Ils fonctionnent autrement. La bonté, c'est de la bêtise, pour eux.

Ecrit par : Luz | 05/01/2009

petite lecon d'histoire.....
Procès-verbal de la rencontre Hitler/al-Husseini
Schmidt
Histoire :: Allemagne
Source : Documents concernant la politique étrangère allemande 1918-1945, Séries D, Volume XIII, Londres, 1964, pages 881 et suivantes.

LE CHANCELIER ALLEMAND ET LE GRAND MUFTI HAJ AMIN AL-HUSSEINI :

SIONISME ET CAUSE ARABE (Rencontre du 28 Novembre 1941).

Hadj Amin Al-Husseini, le leader le plus influent des Arabes palestiniens, vécut en Allemagne durant la Seconde guerre mondiale. Il rencontra Hitler, Ribbentrop et d’autres leaders nationaux-socialistes à de nombreuses occasions et tenta de coordonner les politiques allemandes et arabes au Moyen-Orient.

Après l’échec de la rébellion contre les Anglais en Iraq, à la fin du mois de mai 1941, le Président du Conseil des Ministres iraquiens et le Grand Mufti de Jérusalem réussirent à s’enfuir, et arrivèrent au cours d’une première escale en Iran. Alors que Al-Gaylani parvenait à gagner la Turquie avant l’entrée des troupes anglaises et soviétiques en Perse, à partir du 25 août 1941, le Grand Mufti Al-Husseini se joignit fin août aux Italiens qui fuyaient l’Iran pour regagner Rome.

De la capitale italienne, il se rendit à Berlin le 6 novembre 1941 et chercha l’appui de l’Allemagne pour une action de propagande dans les régions arabes, dirigée contre les Anglais et les Juifs. Le 28 novembre, Hitler profitait de sa présence à Berlin pour le recevoir suite aux audiences accordées aux Ministres des Affaires étrangères des pays membres du Pacte Antikommintern.

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« Berlin le 30 novembre 1941

Procès-verbal de l’entretien entre le Führer et le Grand Mufti de Jérusalem le 28 novembre 1941 à Berlin en présence du Ministre des Affaires Etrangères du Reich et du Chef de Légation, Grobba. [1]

Le Grand Mufti commence par remercier le Führer pour le grand honneur qu’il lui fait en le recevant. Il souhaite saisir cette opportunité pour exprimer au Führer du Grand Reich allemand, admiré de tout le monde arabe, ses remerciements pour la sympathie qu’il a toujours témoigné à l’égard de la cause arabe et tout particulièrement de la cause palestinienne et dont il a donné une claire expression lors de ses discours publics.

Les pays arabes sont convaincus que l’Allemagne gagnera la guerre, ce qui sera favorable à la cause arabe. Les Arabes sont les amis naturels de l’Allemagne puisqu’ils ont les mêmes ennemis, les Anglais, les Juifs et les communistes. Ils sont donc disposés à coopérer avec l’Allemagne de tout leur cœur et sont prêts à participer à la guerre, non seulement d’une manière que l’on pourrait considérer de « négative » en commettant des actes de sabotage ou en suscitant des mouvements insurrectionnels, mais aussi de manière positive par la formation d’une Légion arabe. Comme alliés, les Arabes peuvent être plus utiles à l’Allemagne qu’il ne le paraît à première vue autant pour des raisons géographiques qu’à cause des souffrances que leurs infligent les Anglais et les Juifs. De plus les Arabes ont noué avec toutes les nations musulmanes des relations qui pourront être utilisées au bénéfice de la cause commune. La Légion arabe pourra être levée tout à fait facilement. Un appel du Mufti aux pays arabes ainsi qu’aux prisonniers de nationalités algériennes, tunisiennes et marocaines pourrait provoquer un afflux en grand nombre de volontaires, impatients de combattre.

Le monde arabe est fermement convaincu de la victoire allemande, non seulement parce que le Reich possède une grande armée, de braves soldats et des chefs militaires de génie, mais aussi parce que le Tout-Puissant n’accorde jamais la victoire à une cause injuste.

Dans ce combat les Arabes luttent pour l’indépendance et l’unité de la Palestine, de la Syrie et de l’Iraq[2]. Ils ont la plus grande confiance dans le Führer et considèrent sa main comme le baume de leurs blessures, infligées par les ennemis de l’Allemagne.

Le Mufti mentionne alors la lettre[3] qu’il a reçue et qui spécifie que l’Allemagne n’entend pas occuper de territoires arabes et qu’elle comprend et reconnaît les aspirations arabes à l’indépendance et à la liberté, tout comme elle soutient la disparition d’un Foyer national juif.

Une déclaration publique en ce sens[4] pourrait être très utile par ses effets sur les peuples arabes en ce moment. Cela pourrait réveiller les Arabes de leur léthargie momentanée et leur donner un nouveau courage. Cela faciliterait aussi l’action du Mufti pour organiser secrètement l’action des Arabes en prévision du moment où ils pourront frapper.

En contrepartie, il peut donner l’assurance que les Arabes attendront dans une stricte discipline le moment opportun et ne frapperont que sur l’ordre de Berlin.

Au vu des évènements en Iraq[5], le Mufti remarque que jamais l’Allemagne n’a incité les Arabes a attaqué dans cette région l’Angleterre mais qu’ils n’ont fait que réagir à une agression directe de l’Angleterre contre leur honneur.

Les Turcs, estime-t-il, accueilleront favorablement l’établissement d’un gouvernement arabe dans des territoires voisins, parce qu’ils préfèrent avoir dans leur voisinage des gouvernements arabes faibles plutôt que des gouvernements européens forts. Etant une nation de 7 millions d’habitants, ils n’ont d’autant plus rien à craindre des 1,7 millions d’arabes habitant en Syrie, en Transjordanie, en Iraq et en Palestine.

De même la France n’a pas d’objection à ce plan d’unification puisqu’elle a concédé à la Syrie son indépendance en 1936 et a donné son approbation à l’unification de l’Iraq et de la Syrie sous la couronne du roi Fayçal[6] en 1933.

Dans ces circonstances, le Mufti renouvelle sa requête d’une déclaration publique du Führer comme quoi les Arabes ne doivent pas perdre l’espoir de constituer une force puissante dans la vie des nations. Avec un tel espoir dans le cœur, les Arabes, poursuit-il, consentiront à attendre. Ils ne sont pas pressés de voir la réalisation immédiate de leurs aspirations et ils peuvent très bien attendre six mois ou un an. Mais s’ils n’étaient pas inspirés par un tel espoir au travers d’une telle déclaration, cela pourrait être interprété comme un succès pour les Anglais.

Le Führer répond que l’attitude fondamentale de l’Allemagne sur ces question, comme le Mufti l’a déjà déclaré, est claire. L’Allemagne soutient une guerre sans compromis contre les Juifs. Cela inclut naturellement une opposition active à un Foyer national juif en Palestine, qui ne serait rien d’autre que le centre, sous la forme d’un Etat, de l’exercice de l’influence destructrice des intérêts juifs. L’Allemagne est consciente que la revendication par les Juifs de leur rôle pionnier en Palestine dans le domaine économique est un mensonge. Le travail y est fait par les Arabes seuls et non par les Juifs.

L’Allemagne est déterminée, étape par étape, à appeler les nations européennes, l’une après l’autre, à résoudre le problème juif et en temps voulu à adresser un appel similaire aux nations non-européennes.

L’Allemagne est à présent engagée dans un combat, à la vie et à la mort, avec deux citadelles du pouvoir juif : la Grande-Bretagne et la Russie soviétique. Il y a théoriquement une différence entre le capitalisme anglais et le communisme de la Russie soviétique, mais actuellement les Juifs dans ces deux pays poursuivent un but identique. C’est le combat décisif ; il se présente principalement comme un conflit entre l’Allemagne et l’Angleterre, mais idéologiquement, c’est un combat entre le national-socialisme et les Juifs. Cela va sans dire que l’Allemagne fournira une aide déterminée et pratique aux Arabes engagés dans le même combat, car les promesses platoniques sont inutiles dans une guerre dont l’alternative est le succès ou la destruction et où les Juifs sont capables de mobiliser toute la puissance de l’Angleterre à leurs fins. L’aide aux Arabes doit être matérielle. Les seules marques de sympathie sont d’un faible secours dans un tel combat et cela a été pleinement démontré par les évènements en Iraq, où les circonstances[7] n’ont pas permis de rendre pleinement effective une aide pratique. En dépit de tous nos témoignages de sympathie, l’aide allemande a été insuffisante et l’Iraq a été vaincue par la puissance anglaise, qui est le protecteur des Juifs.

Le Mufti se dit conscient que l’issue de cette guerre décidera aussi du destin du monde arabe.

Par conséquent, le Führer doit penser et parler avec calme et réflexion, comme un homme de raison mais principalement comme soldat et comme chef des Armées allemandes et alliées.

Tout ce qui est de nature dans ce combat titanesque à soutenir la cause commune doit être fait, y compris pour les Arabes. Au contraire tout ce qui pourrait contribuer à affaiblir la situation militaire doit être écarté, et peu importe que cela puisse être impopulaire. L’Allemagne est engagée actuellement dans de très sévères combats pour forcer la porte nord du Caucase. Les difficultés rencontrées concernent principalement le maintien de l’approvisionnement qui est très difficile compte tenu de la destruction des voies ferrées et des axes routiers et de l’arrivée de l’hiver.

Si à un tel moment le Führer soulevait dans une déclaration la question de la Syrie, les éléments qui en France sont sous l’influence de de Gaulle recevraient de nouveaux appuis. Ils interprèteraient la déclaration du Führer comme une volonté de briser l’Empire colonial français et appelleraient leurs compatriotes à faire cause commune avec les Anglais pour essayer de sauver ce qui pourrait l’être encore. Une déclaration concernant la Syrie serait comprise en France comme faisant référence aux colonies françaises en général et serait, en ce moment, source de nouveaux troubles en Europe de l’ouest, ce qui se traduirait par l’immobilisation d’une partie des Forces armées allemandes à l’ouest, qui ne seraient plus disponibles pour la campagne à l’est.

Le Führer fait alors la déclaration suivante au Mufti, lui demandant de l’enfermer dans les profondeurs de son cœur :

1) Le Führer veut conduire cette bataille jusqu’à la destruction totale de l’Empire judéo-communiste[8] en Europe.

2) A un certain moment qu’il n’est pas possible de fixer exactement aujourd’hui mais qui en tout cas n’est pas très éloigné, les armées allemandes atteindront au cours de ce combat la porte sud du caucase.

3) Aussitôt que cela arrivera, le Führer donnera en personne au monde arabe l’assurance que l’heure de sa libération est arrivée. L’objectif de l’Allemagne sera alors, solennellement, la destruction des éléments juifs demeurant dans la sphère arabe sous la protection de la puissance britannique. A cette heure, le Mufti sera le porte-parole le plus autorisé du monde arabe. Sa mission sera alors de déclencher les opérations arabes qu’il aura secrètement préparées. A ce moment, la réaction de la France à cette déclaration sera tout à fait indifférente à l’Allemagne.

Une fois que l’Allemagne aura ouvert la porte de l’Iran et de l’Iraq par Rostov, ce sera la fin de l’Empire britannique dans le monde.

Le Führer souhaite que l’année prochaine il soit possible à l’Allemagne d’enfoncer la porte du Caucase qui donne sur le Moyen-Orient.

Dans l’intérêt de leur cause commune, il serait préférable que la déclaration arabe soit différée de quelques mois supplémentaires plutôt que de créer des difficultés à l’Allemagne sans qu’elle soit capable, de ce fait, de venir en aide aux Arabes.

Le Führer apprécie pleinement l’impatience manifestée par les Arabes pour une telle déclaration demandée par le Mufti. Mais il le prie de considérer qu’il a été le Führer du Reich allemand pendant cinq longues années durant lesquelles il lui a été impossible d’annoncer à son propre pays sa libération. Pour faire cette annonce le Führer a du attendre les conditions favorables, provoquées par la force des armes, qui ont permis la réalisation de l’Anschluss[9].

Au moment où les divisions blindées allemandes et les escadrilles de la Luftwaffe atteindront le sud du Caucase, la déclaration publique demandée par le Grand mufti pourra être portée à la connaissance du monde arabe.

Le Grand Mufti répond que son avis est que tout se passe comme le Führer l’a indiqué.

Le grand Mufti se déclare tout à fait rassuré et satisfait par les propos qu’il a entendu du Führer. Il demande, cependant, s’il ne serait pas possible, tout au moins secrètement, de conclure un accord dans le sens de ce qui a été esquissé par le Führer.

Le Führer répond que la déclaration qu’il vient de faire au Grand Mufti est une déclaration confidentielle.

Le Grand Mufti le remercie et déclare en conclusion qu’il prend congé du Führer en toute confiance et lui réitère ses remerciements pour l’intérêt qu’il témoigne à la cause arabe.

Signé : Schmidt ».

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[1] Mémorandum du Chef de Légation Schmidt.

[2] La reconnaissance d’une « Grande Arabie », formée par les trois pays mentionnés, fut demandé par Al-Husseini dans une lettre adressée à Hitler en date du 20 janvier 1941.

[3] Il fait référence, sans doute, au document du Secrétaire d’Etat von Weizsäcker, en date du 8 avril 1941.

[4] Al-Husseini insista longuement auprès de Hitler pour obtenir cette déclaration, mais celui-ci refusa de la faire, en grande partie à cause de la position de la France en tant que mandataire de la Syrie et du Liban.

[5] C’est à dire le soulèvement de l’Iraq du 2 au 31 mai 1941.

[6] En réalité, il s’agit du contraire. Le Gouvernement de Vichy considéra d’une grande importance de conserver son mandat, même après l’occupation de la Syrie par les Anglais et les Gaullistes en juin-juillet 1941.

[7] Hitler ne se montra pas disposé à différer l’Opération Barbarossa à cause du soulèvement en Iraq. Pour cette raison, l’aide allemande à l’Iraq resta limitée à un minimum très en dessous des besoins de l’armée iraquienne.

[8] C’est à dire l’Union soviétique.

[9] L’Anschluss est l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne, suite au vote du peuple autrichien, au mois de mars 1938.
0

Ecrit par : metral | 05/01/2009

LUZ
C'est déprimant votre article!
7 millions de turcs en 1941? Ils se sont trompés, non? Car à l'heure actuelle, ils sont 69.506.112, sans compter ceux du nord de l'IRAN, du TURKISTAN, etc...
:°(

Ecrit par : Arauris | 05/01/2009

A metral: merci pour cet important rappel historique qui prouve qu’à cette époque l’Allemagne n’était pas anti-sémite.
A Arauris : bonne remarque sur la population turque de 1941.

Ecrit par : abad | 05/01/2009

cmoi a écrit : « des analyses aussi basiques » ; alors elle compense avec des analyses acides : ça fait une bonne moyenne. Heureusement le chocolat cémoi est excellent !

Ecrit par : abad | 05/01/2009

@ Catherine : Permettez moi d'appuyer votre dernier commentaire.
@ Luz : Je partage en grande partie votre point de vue, les parasites et les profiteurs ainsi que les fainéants congénitaux n'ont rien à voir avec nous, même si certains nationalistes Européens respectables ont du faire des choix stratégiques compte tenu du contexte de l'époque il y a déjà plus de soixante ans.

Ecrit par : Philippe Marechal | 05/01/2009

Il semble que la plupart des honorables commentateurs n'aient pas réellement perçu les conséquences de la défaite de l'Allemagne en 1945.

Ecrit par : abdoul | 07/01/2009

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