VOIR LA VIERGE

VOIR LA VIERGE

Auteur : Arnaud Bordes

Editeur : AUDA ISARN

Année : 2006

Après Le Plomb, remarqué par la critique, Arnaud Bordes, nouvelliste, critique littéraire, collaborant à diverses revues, notamment La Sœur de l’Ange, Jibrile, Cancer, La Presse Littéraire, Saon’art, signe, avec Voir la Vierge, son deuxième ouvrage.

Le style d’Arnaud Bordes est un frégolisme des mots que l’image stylise. Ses nouvelles superbes, dans la lignée de la lyrique gnostique d’un Aloysius Bertrand, évoquent des images émouvantes et insolites, toujours neuves et inespérées, qui ne laissent pas de saisir et de ravir le lecteur. La nouvelle éponyme du recueil est une extraordinaire allégorie de la modernité. Lire Arnaud Bordes, c’est reconnaître que les métaphores sont les fleurs ineffables des muses, ces «collisions flamboyantes» qu’exaltait Lautréamont. On ne se lasse pas de ce jeu invisible sur les nuances de la langue, de ce savant maniement plastique des mots. Un écrivain de talent.
(Alain Santacreu, Contrelittérature)

Un lettré décadent qui s’inspire à la fois d’Huysmans et de Borgès, multipliant allusions alchimiques et phantasmes meurtriers. Son vocabulaire est précieux, tout en allitérations torpides, ses adjectifs étonnent, ses métaphores ravissent, quant à l’implicite, Arnaud Bordes en est le virtuose, car si ce qu’il écrit se révèle souvent terrible, ce qu’il suggère - un écrivain qui suggère, en l’an de grâce 2006 ! - suscite une exquise répulsion. Prendre une coupable volupté à déchiffrer ces humeurs noires et rouges, c’est mettre son âme en péril !
(Christopher Gérard, La Revue Littéraire)

Hymne à la décomposition, célébration de l’horreur, le dernier recueil de nouvelles que signe Arnaud Bordes sous le titre de Voir la vierge ne manquera pas de séduire les forts, voire de les enivrer. Surenchérissant dans ce registre sur Le Plomb, son précédent recueil, confirmant le virulent expressionnisme dont celui-ci témoignait, Arnaud Bordes livre ici des descriptions d’une réelle force hallucinatoire. De la première à la dernière page, c’est un incessant, un étourdissant crépitement d’images. Grand liseur, nouvelliste, Arnaud Bordes est tout autant alchimiste, et riche de multiples références ésotériques, il dote d’un solide arrière-plan ses intemporelles fictions. Magicien, ses mots tissent un tapis volant par lequel c’est un délicieux vertige que de se laisser emporter.
(David Mata, Eléments)

Note : 11/10

AUDA ISARN

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