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  • "Ce n'est pas un rapport... mais un compte-rendu"...

    Hervé Morin nie le rapport de l''otan.jpg
    Empêtré dans ses mensonges...
    «Ce n'est pas un rapport» a nuancé le ministre de la Défense, Hervé Morin, qui dément un sous-équipement des soldats français. Le quotidien canadien qui a révélé l'information maintient ses affirmations.

    Pas un rapport mais un compte rendu. Le ministre français de la Défense l'a reconnu lundi matin sur RTL : il existe un document émanant de l'Alliance atlantique et décrivant l'impréparation des soldats français tués le 18 août dernier dans une embuscade produit après cette attaque. Il existe «un compte rendu parcellaire» émanant «d'un officier du JOC (Joint Operation Center, ndlr), le centre opérationnel» de l'Otan effectué «le lendemain ou dans les 48 heures après l'attaque», a indiqué le ministre. Dimanche soir, un responsable de l'Otan s'exprimant sous couvert de l'anonymat avait aussi révélé qu'un courrier électronique rédigé par un officier de l'Isaf à l'adresse du QG de la force de l'Otan à Kaboul et dans lequel il exprimait son avis sur l'embuscade contre l'unité française avait fait l'objet d'une fuite.

    Pour le ministre de la Défense, ce document n'était le fruit ni d'une «enquête» ni d'une «analyse contradictoire» du déroulé des événements. «Ce n'est pas un rapport», a ajouté Morin, contrairement aux affirmations du quotidien canadien Globe and Mail, «c'est un compte rendu, un mail avec un certain nombre d'éléments faux». Parmi ceux-ci, le ministre a démenti un éventuel sous-équipement des soldats français engagés dans l'opération du 18 août. Hervé Morin a regretté «la faiblesse de l'opinion publique occidentale». «Les talibans ne peuvent pas gagner militairement, ils cherchent à gagner la bataille de la communication pour que des pays (engagés dans la coalition, ndlr) flanchent».

     

    «Nous ne cachons rien»

     

    Confirmant les propos du ministre, le chef d'état-major des armées, le général Georgelin, a déploré peu après sur Europe 1 qu'«on essaie de faire passer pour un rapport», «des éléments de compte rendu» réalisés à chaud par un des participants. Il a précisé que ce compte rendu, «normal dans la vie militaire», émanait précisément d'un «élément des forces spéciales américaines». «À aucun moment l'ensemble du dispositif n'a manqué de munitions», a également souligné le général. «Nous ne cachons rien».

    Dimanche soir, le quotidien canadien Globe and Mail a maintenu son information. «Le Globe and Mail a obtenu le rapport en question d'une source fiable et a vérifié son authenticité avec d'autres sources», a précisé un responsable du journal, en ajoutant que le document porte la mention «NATO ISAF SECRET». L'auteur de l'article, le journaliste Graeme Smith, a déclaré que le document en sa possession n'était pas un courrier électronique. «C'est un document sur papier qui m'a été remis, il s'agit d'un examen par l'Otan des événements du 18 et 19 août», a-t-il dit depuis Kaboul. Il a en outre fourni une photo de la première page du document à l'appui de ses dires.

    «La source qui m'a donné le document m'a spécifiquement demandé de ne pas le partager avec d'autres médias», pour éviter d'être identifiée, a-t-il ajouté. «Ce qui est intéressant, c'est la sémantique utilisée par le démenti. Ils disent qu'un rapport spécial n'existe pas. C'est exact : c'est un rapport tout à fait ordinaire», a-t-il déclaré à un journaliste de France 24.

    L'annonce de l'existence de ce document est intervenue la veille du vote du Parlement français sur la présence militaire de la France en Afghanistan. Le ministre de la Défense s'est d'ailleurs interrogé sur RTL de la concomitance des faits.

    Le Figaro - 22.09.08

  • L'Assemblée vote pour la sale guerre

    L'Assemblée nationale a donné lundi son feu vert au maintien des troupes françaises en Afghanistan, auxquelles François Fillon a promis des moyens supplémentaires, en pleine polémique sur l'embuscade dans laquelle ont péri en août dix soldats français à l'est de Kaboul.

      Le maintien des forces a été approuvé par 343 voix (UMP, Nouveau centre) contre 210 (PS, PCF et Verts). Deux UMP ont voté contre, quatre PS pour.

    Introduisant le débat sur la présence militaire française en Afghanistan, en ouverture de la session extraordinaire, le Premier ministre a affirmé tirer "les enseignements" du drame en annonçant des moyens renforcés (hélicoptères, drones, moyens d'écoute, mortiers), "dans quelques semaines".

    Après la diffusion d'un document confidentiel d'un officier de l'Otan sur l'embuscade du 18 août, pointant un sous-équipement français face aux talibans, M. Fillon a fustigé "le mensonge et la désinformation".

    Ce n'est qu'un "compte-rendu à chaud qui ne recoupe pas les informations complètes que nous avons recueillies", a martelé M. Fillon. Selon lui, lors de l'embuscade, les forces françaises n'ont manqué ni de munitions ni de moyens de communication.

    Plus tôt, son ministre de la Défense, Hervé Morin, avait déjà admis l'existence d'un "compte-rendu d'un officier" de l'Otan comprenant des "éléments faux". Mais il a démenti qu'il s'agisse d'un "rapport", comme le maintient le Globe and Mail, quotidien canadien qui l'a publié.

    Plaidant pour "un consensus national", M. Fillon a prévenu que la France n'est "pas à l'abri du terrorisme" et invoqué la nécessité de respecter "l'engagement" pris en 2001 devant l'ONU par le président Jacques Chirac et son Premier ministre socialiste Lionel Jospin.

    Ce choix n'ira pas "sans probables pertes", a admis M. Fillon, rejetant néanmoins l'idée, avancée par la gauche, d'un calendrier de retrait.

    Dans une réponse, datée du 19 septembre et publiée lundi, à un courrier du PS et du PRG, Nicolas Sarközy avait aussi jugé qu'"un calendrier artificiel ne ferait que servir les intérêts des terroristes", et réclamé un "soutien clair" des parlementaires aux soldats français.

    Pour épargner les civils, M. Fillon a encore appelé les alliés à la "vigilance" contre les talibans. Ceux-ci ne doivent être poursuivis au Pakistan qu'avec "l'autorisation" d'Islamabad, a-t-il dit, critique implicite des frappes américaines contre les zones tribales pakistanaises.

    Dans un climat tendu, le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a justifié le "non" socialiste: le PS "n'accepte plus la dérive à l'oeuvre" qui conduit à un glissement "vers une guerre d'occupation".

    "Nous refusons que soit versé le sang de nos enfants au nom d'une cause qui n'est pas la leur", a renchéri l'écologiste Noël Mamère, au nom du groupe GDR (PCF, Verts).

    Le départ des Français serait un "signe dramatique" adressé à la communauté internationale mobilisée contre le terrorisme, a répliqué M. Morin.

    "Il ne faut pas abandonner nos amis afghans", a appuyé Bernard Kouchner (Affaires étrangères), à l'unisson de Jean-François Copé (UMP).

    Le maintien des troupes françaises est refusé par 62% des Français et approuvé par 34%, selon un sondage BVA-Orange-L'Express du 16 septembre.

     

  • VIDEO Robert Spieler en direct de Cologne

    http://www.dailymotion.com/video/x6t1ac_robert-spieler-manifestation-cologn_news