Collaborateur FN

 
 

Damien Rieu est allé faire la quête pour le chauffeur tué par les migrants à Calais au Forum des réfugiés de Lyon. Il y a reçu un accueil assez froid…

Damien Rieu, vous êtes allé faire la quête pour le chauffeur tué par le migrant à Calais au Forum des réfugiés de Lyon. Quel accueil avez-vous eu ?

J’ai eu un accueil très froid.
Ils étaient assez surpris de ma démarche.
Quand ils comprenaient, j’essayais d’argumenter, de les faire réfléchir pour qu’ils comprennent que ce sont eux qui poussent les gens dans la mer Méditerranée, qu’ils sont responsables des malheurs à la fois des populations déplacées et de tous ceux qui, ici, subissent les déplacements de populations. Ce sont les Français qui n’ont rien demandé. Ce sont les SDF qui n’ont plus de place dans les centres d’hébergement. Ce sont les riverains de la jungle de Calais…
Tous ces gens sont victimes de l’idéologie des ONG et de l’idéologie des passeurs.
Il y a les passeurs mafieux et aussi les passeurs idéologiques. Ce sont les mêmes. Ils profitent de la misère humaine, les uns pour défendre leurs idées sans-frontiéristes et de déplacement de populations, les autres par pur esprit de faire de l’argent, comme est le but d’une mafia.
Dans les deux cas, il faut les mettre devant leurs responsabilités et leur expliquer que ce n’est pas humanitaire mais qu’au contraire, ils ne créent que du malheur en voulant peut-être faire le bien.

 

Quel genre de personnes il y a dans ce mouvement pro-migrants ?
Des images que vous envoyez, on a l’impression que c’est le Français de 60 ans qui est pour les migrants.

C’est vrai que c’était un public assez âgé.
Il y avait pas mal de migrants. Il y avait environ 200 migrants installés tout autour du Forum des réfugiés. Il y avait aussi quelques jeunes, des profils un peu bobos et urbains. J’ai aussi discuté avec des étudiants.
Mais la plupart des bénévoles sont effectivement des gens âgés qui, je pense, se trompent par naïveté ou alors qui n’ont pas réfléchi.
On le voit bien sur la vidéo, ils sont assez gênés dès qu’on essaie de leur faire comprendre qu’il y a d’autres visions.