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Angers: sa femme meurt dans la rue, sans le secours des adjointes de sécurité

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Le docteur Héry dans la rue Chevreul

Deux adjointes de sécurité ont été entendues par la police pour n'avoir pas porté assistance à une personne de 78 ans, dans une rue d'Angers. Elles auraient « mal analysé » la situation, explique-t-on à la mairie.

Il ne sait pas encore s'il va porter plainte, cet ancien médecin de 80 ans. « Je suis assez triste comme cela... » Lundi, peu avant 13 h, son épouse est morte dans ses bras, rue Chevreul, dans le centre-ville d'Angers, sous les yeux de deux adjointes de sécurité voie publique (ASVP), qui n'ont pas réagi.

 André Héry, l'époux de la victime, revoit la scène. « Je me suis arrêté près de chez moi, cinq minutes, pour descendre trois valises. Ma femme était fatiguée ; nous revenions d'un long voyage. J'étais sur un emplacement interdit... » Deux fonctionnaires municipales assermentées, en uniforme, arrivent à sa hauteur et lui demandent de bouger sa voiture sans attendre. Il la déplace de cinq mètres. Son épouse, Jacqueline, descend. Elle trébuche et s'écroule au milieu de la rue.

Les agents municipaux se sont-ils empressés de lui porter secours ? Nullement, affirment plusieurs témoins, choqués par la scène. « Elles ont regardé sans rien faire », s'indigne Éric Mottu, restaurateur à Angers. Version confirmée par Grégory, un Angevin d'une trentaine d'années qui passait par là : « C'est moi qui ai appelé les pompiers ! Elles répétaient au mari que ce n'était pas leur faute, tandis que le pauvre homme tentait de ranimer sa femme... » Il ajoute : « Le temps que j'aille chercher une couverture, les " pervenches " avaient disparu ! »

« Elles pensaient que c'était un malaise »

Jacqueline Héry est décédée des suites de sa chute. Le témoin Grégory s'est aussitôt rendu au commissariat de police nationale pour faire une déposition. Une enquête interne a eu lieu au sein de la police municipale pour tenter de comprendre ce qui s'est passé.

Explication de l'élu municipal chargé de la sécurité, Jean-Pierre Chauvelon : « Le mari a dit qu'il était médecin. Que pouvaient faire nos agents qui ne sont pas équipés de radio et ne pouvaient donc pas donner l'alerte ? » Embarrassé par cette affaire, l'élu glisse cependant : « Elles ont été entendues par la police. Elles auraient mal analysé la situation, pensant que c'était un simple malaise, et préoccupées par leur mission d'après... »

Le Dr Héry ne demande pas de sanction. « C'est juste que je ne comprends pas comment on peut faire preuve d'aussi peu d'humanité... »

Ouest-France - 30/09/10

Commentaires

  • Ignoble ! Une fois de plus on nous administre la preuve que tout le système étatique n’est qu’une entreprise d’ignominies anti-nationales ! A quoi servent donc ces prétendues adjointes de sécurité ? A rien d’autre qu’à persécuter les pauvres automobilistes ! Elles se défendent en disant qu’elles ont mal analysé la situation ! Mais pourquoi les paie-t-on ? Et est-ce qu’un automobiliste qu’elles verbalisent pourrait se défendre en disant «j’ai mal apprécié la situation » ? Et lui s’il est impliqué dans le moindre accident ou si son taux d’alcoolémie excède le maximum autorisé, alors même qu’il n’a provoqué aucun accident, il est emmené au poste avec fouille au corps la plus dégradante et jeté en prison pour au moins 48 heures !
    J’espère que les tribunaux les poursuivront et qu’elles seront jugées pour homicide involontaire. C’est le moins qu’elles méritent.
    Et bravo au témoin de cette lamentable affaire, et honte à l’élu Chauvelon !
    Le Dr Héry est bien bon quand il déclare : «C'est juste que je ne comprends pas comment on peut faire preuve d'aussi peu d'humanité... » : en réalité c’est très facile à comprendre puisque ce qu'on apprend à ces faux agents de sécurité c’est précisément d’être inhumains ! Voilà la vérité ! J’espère que lorsqu’il aura repris ses esprits, il portera plainte contre ces sinistres individus et contre l’élu municipal !

  • NON, NON et NON.

    Ces pervenches sont comme beaucoup d'entre elles, arrogantes, petits-chefs, ne se sentent plus "pisser" du fait d'avoir le "droit" d'emmerder pour un oui ou pour un non, il faut bien payer leur "Job" et les amendes sont là pour çà.
    Auraient-elles oser parler de la sorte à des "boursiers", certainement pas, car elles savent très bien qu'avec ceux-là , il vaut mieux s'écraser.
    Alors , comme toute force publique, on sélectionne les personnes sans défense, c'est plus facile, et l'on verbalise ou menace avec autorité jouissive.
    S'éclipser sans aider une femme à terre, PAUVRE ET TRISTE FRANCE, celle là nous fait honte. Autrefois les agents étaient de braves gens, ils aidaient et comprenaient les situations ponctuelles, ils ne se débinaient pas. La vraie France avait de l'estime pour eux.
    Quelle connerie, quelle déchéance. A vomir.

  • Cher turigol, permettez-moi de cosigner votre commentaire, qui exprime absolument ma pensée.

    Elles se sont débinées, les lâches!

    Mais ces "pervenches" sont-elles d'Angers ou Danger?

  • "Mais ces "pervenches" sont-elles d'Angers ou Danger?"

    Peut-être d'Alger ?

Les commentaires sont fermés.