Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Marine Le Pen arrive en 2ème position dans l'Aude

Posté par le 25 avril 2012

 

Après avoir sablé la blanquette dimanche soir à la découverte des résultats qui plaçait Marine Le Pen en 2e position dans l’Aude, le secrétaire départemental du FN Robert Morio se félicitait, hier, de ses talents divinatoires : « Je l’avais annoncé pour le département, ça n’a malheureusement pas suivi au plan national ».

article Midi Libre édition Carcassonne du 24 avril 2012

Mais, au-delà d’avoir dépassé le score record de son père au 1er tour de la présidentielle de 2002 (19,81 %), Marine Le Pen a positionné le FN comme force politique audoise à ne pas négliger : « C’est un vote de conviction, assure Robert Morio, et le résultat du travail des militants », citant la centaine d’ »actifs » sur les 500 adhérents qu’il revendique sur le département.

Le pourcentage de sa candidate n’est pas le seul à illustrer sa certitude. Dimanche, l’Aude a donné ses faveurs à François Hollande, en tête dans 321 des 438 communes. Mais c’est à Marine Le Pen que revient la seconde place du « podium », avec 50 communes acquises à sa cause, devant Nicolas Sarkozy (40). Implantation qui ne se limite pas à ces communes de moins de 200 habitants où le FN avait concentré sa recherche des précieux parrainages.

Si, parmi les 50 communes où Le Pen arrive en tête, figurent 33 villages avec moins de 500 inscrits, 10 villes avec 500 à 1 000 inscrits et sept communes de plus de 1 000 inscrits figurent au « palmarès » du FN dans l’Aude. Et lorsqu’il s’agit de scruter la lutte derrière le candidat socialiste, la responsable frontiste arrive en 2e position dans 172 villages, loin devant le président sortant (120 communes).

Même constat à l’échelle des cantons, avec la 1re place sur Sigean et la 2e place dans 18 autres territoires. De quoi faciliter la démonstration de Robert Morio : « Sur le littoral, nous sommes devant dans sept communes, soit la moitié de la 2e circo. Sur ce territoire, ce vote est plus historique, c’est vrai, mais nous sommes aussi présents en zone rurale, sur la 1re . Quand, d’élection en élection, on répète des scores de 20 à 25 % dans des communes, on n’est plus dans le vote de protestation ».

Certitude que ne partagent pas tous les maires des communes où Le Pen est arrivée en tête. A Lavalette, 999 inscrits, le FN récolte 27,64 % des voix. Première « surprenante » pour Jésus Tolomio (PS), qui refuse d’y voir un impact de la thématique tant prisée du Front : « Il n’y a pas de délinquance à Lavalette ».

Le supporter affiché d’Hollande y voit plutôt l’évolution du corps électoral, qui comptait 772 inscrits en 2002 : « Beaucoup de nouveaux électeurs viennent de la ville et font construire à Lavalette. Ces électeurs, je ne les ai pas maîtrisés. Même si on ne maîtrise pas un électeur, bien sûr. La connaissance de leur vote viendra au fil du temps ».

A Pezenas, où 33,33 % des votants ont choisi Le Pen, le maire Jean-Pierre Botsen (MoDem) est moins catégorique sur les fondements du vote frontiste : « Ceux qui s’installent à Pezens y cherchent la tranquillité du monde rural. Mais la délinquance sort des grandes villes et nous nous sommes retrouvés face à un grand nombre de cambriolages ». Et de faire de ce score un révélateur d’une « conjoncture générale ». Jusqu’à trouver traduction dans des scrutins plus locaux ? « Tout dépendra des mesures du futur gouvernement. »

Les commentaires sont fermés.