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L’arme du silence médiatique

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par Manlio Dinucci

 

Les nouvelles technologies de l’information devaient transformer le monde en un village global dans lequel les nouvelles circuleraient instantanément, assurait le sociologue canadien Marshall McLuhan. Il n’en est rien. Un rideau de fer s’est abattu sur les peuples occidentaux qui sont tenus dans l’ignorance d’importants événements d’actualité et ne peuvent pas accéder aux chaînes satellitaires anti-impérialistes.

 

RÉSEAU VOLTAIRE | ROME (ITALIE) | 30 OCTOBRE 2012

On dit que le silence est d’or. Il l’est, sans aucun doute, mais pas seulement dans le sens du proverbe. Il est surtout précieux comme instrument de manipulation de l’opinion publique : si dans les journaux, dans les télé-journaux et dans les talk shows on ne parle pas d’un acte de guerre, il n’existe pas dans l’esprit de ceux qui sont convaincus que n’existe que ce dont parlent les médias.

 

Par exemple, combien de gens savent qu’il y a une semaine la capitale du Soudan, Khartoum, a été bombardée ? L’attaque a été effectuée par des chasseurs bombardiers, qui ont frappé de nuit une usine de munitions. Celle qui, d’après Tel Aviv, fournirait les Palestiniens de Gaza. Israël est le seul à posséder dans la région des avions capables de frapper à 1 900 kms de distance, d’échapper aux radars et de provoquer le blackout des télécommunications, capables de lancer des missiles et des bombes à guidage de précision depuis des dizaines de kilomètres de l’objectif. Des photos satellitaires montrent, dans un rayon de 700 mètres de l’épicentre, six énormes cratères ouverts par de très puissantes têtes explosives, qui ont provoqué des morts et des blessés. Le gouvernement israélien garde le silence officiel, en se bornant à affirmer que le Soudan est «un dangereux État terroriste, soutenu par l’Iran ». Par contre les analystes stratèges parlent, donnant pour sûre la matrice de l’attaque, soulignant que ce pourrait être un essai de celle des sites nucléaires iraniens. La requête soudanaise que l’Onu condamne l’attaque israélienne et la déclaration du Parlement arabe, qui accuse Israël de violation de la souveraineté soudanaise et du droit international, ont été ignorées par les grands médias.

 

Le bombardement israélien de Khartoum a ainsi disparu sous la chape du silence médiatique. Comme le massacre de Bani Walid, la ville libyenne attaquée par les milices « gouvernementales » de Misrata. Des vidéos et photos, diffusées via Internet, montrent d’impressionnantes images du massacre de civils, enfant compris. Dans un témoignage vidéo dramatique depuis l’hôpital de Bani Walid assiégé, le Dr. Meleshe Shandoly parle des symptômes que présentent les blessés, typiques des effets du phosphore blanc et des gaz asphyxiants. On a appris immédiatement après que le médecin a été égorgé. Il y a cependant d’autres témoignages, comme celui de l’avocat Afaf Yusef, que de nombreuses personnes sont mortes sans être touchées par des projectiles ou des explosions. Corps intacts, comme momifiés, semblables à ceux de Fallujah, la ville irakienne attaquée en 2004 par les forces étasuniennes avec des projectiles au phosphore blanc et des armes nouvelles à l’uranium. D’autres témoins parlent d’un bateau transportant des armes et des munitions, arrivé à Misrata peu avant l’attaque contre Bani Walid. D’autres encore parlent de bombardements aériens, d’assassinats et de viols, de maisons démolies au bulldozer. Mais leurs voix aussi ont été étouffées sous la chape du silence médiatique. Tout comme l’information que les États-Unis, pendant l’assaut contre Bani Walid, ont bloqué au Conseil de sécurité de l’Onu la proposition russe de résoudre le conflit par des moyens pacifiques.

 

Informations qui n’arrivent pas, et arriveront de moins en moins, dans nos maisons. Le réseau satellitaire mondiale Intelsat, dont le quartier général est à Washington, vient de bloquer les transmissions iraniennes en Europe, et le réseau satellitaire européen Eutelsat a fait de même. À l’époque de l’ « information globale », on ne doit écouter que la Voix de son Maître.

 

 

Traduction
Marie-Ange Patrizio

 

Source
anifesto (Italie)

 

Commentaires

  • Certains menteurs nient l'authenticité des Protocoles des Sages de Sion, mais comme le dit avec pertinence un auteur , leur grand-père est Adam Weishaupt ( une ordure de première), et lui-même a d'autres grands-pères dans la malfaisance séculaire.
    Or il est dit par ces talmudeux : " nous aurons une quinzaine de sources d'information toutes bien placées pour contrôler l'information, nous choisirons ce qu'il faut ou ne faut pas dire, ainsi nous contrôlerons l'information totalement, ne laissant passer que ce qui nous interessera " (sous entendu que le mensonge abondera , et que les foules seront aisément manipulées)
    Les PDSS sont donc bel et bien authentiques, Mgr Jouin dans les années trente disait : "tout est vrai, car tout se réalise" ; si cet auteur capital de la R.I.S.S revenait, il serait stupéfait de voir que tout continue à se réaliser.

  • restera à regarder les bonnes oeuvres de St Obama , le fouteballe et autre météo !!
    salutations.

  • @ parvus: la télévision, cette merveilleuse invention, ne sert plus qu'à diffuser mensonges et conneries!

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