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Marseille 15e: le braqueur faisait partie de la communauté des gens du voyage

Ça sentait le chichi-frégi*et les vacances, hier soir, sur le port de l'Estaque, où des estivants en short se baladaient main dans la main en mangeant des glaces. Vers 21 heures, c'est dans ce décor paisible que s'est joué l'épilogue d'une effroyable course-poursuite qui s'est achevée dans un bain de sang. Consternés, le préfet de police Bonnetain et un représentant du parquet de Marseille se sont rendus immédiatement sur les lieux pour mesurer la gravité des faits.

Entre le camion pizza et la baraque à chichis, un homme d'une trentaine d'années a fini par être abattu par la police après avoir volontairement percuté un fonctionnaire, qui restait hier soir dans un état très préoccupant. Un déchaînement de violences qui a aussi causé une victime collatérale, une passante de 39 ans, qui a été sérieusement blessée à la jambe.

Le destin du braqueur s'est précipité entre le quartier de Saint-André et l'Estaque (16e), où il venait d'être localisé par les forces de l'ordre. Vers 19 heures, il avait signé le premier acte de cette effroyable soirée en commettant un violent car-jacking, arme à la main, dans une station-service entre Martigues et Port-de Bouc.

Le propriétaire du véhicule, une Citroën C3 noire, ayant laissé son téléphone portable dans sa voiture, la police parvient toutefois à géolocaliser le malfaiteur 45 minutes après le braquage. Des patrouilles sont positionnées sur son possible trajet de fuite, qui prend la direction de Mourepiane.

Un barrage est notamment mis en place au niveau du rond-point de la cité Consolat Mirabeau (15e), où la voiture volée est finalement aperçue.

C'est là que le fonctionnaire de police sera grièvement blessé. Sortant d'un des deux véhicules présents sur place pour interpeller le fuyard, ce policier de la compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) d'une quarantaine d'années est violemment percuté par la voiture volée. Son conducteur n'hésite pas à lui rouler dessus, le laissant pour mort.

Le policier blessé souffre d'un enfoncement de la cage thoracique

Des coups de feu sont échangés et la Citroën est prise en chasse par les véhicules de police, qui parviennent à lui faire barrage, à quelques kilomètres de là, au beau milieu du joli port de l'Estaque, où des centaines d'estivants sont attablés en terrasse. La Citroën percute encore un véhicule de police et s'immobilise.

Cerné, le malfaiteur sort son arme par la vitre, provoquant un mouvement de panique sur le port. "Il a fait feu au moins une fois", indiquait-on hier soir de source policière. Un motard, qui se trouvait à côté de la Citroën, plonge à terre pour éviter la balle. Les policiers répliquent aussitôt. L'homme est grièvement blessé, il décédera quelques minutes plus tard.

Mais une autre victime est à déplorer. Une jeune femme, qui attendait sa monnaie devant un camion pizza stationné sur le port de l'Estaque, a été atteinte à la cuisse d'un éclat d'ogive dont on ignorait hier soir la provenance. Sérieusement blessée, elle a été transportée à l'hôpital Nord. Ses jours ne sont pas en danger.

Le policier blessé souffre de multiples fractures et d'un enfoncement de la cage thoracique. Dans l'attente de s'assurer de l'absence de lésions internes, son pronostic vital était hier soir réservé. "Le malfaiteur lui a roulé dessus sur la totalité du corps. Par chance, la tête a été épargnée", confiait un de ses collègues.

L'auteur du car-jacking et de la tentative d'homicide était âgé d'une trentaine d'années. Il était très défavorablement connu des services de polices notamment pour des vols. Son arme a été retrouvée dans la voiture volée.

Hier soir, à l'Estaque, sa famille et de nombreux membres de la communauté des gens du voyage de Port-de-Bouc, à laquelle il appartenait, se sont rassemblés sur le port de l'Estaque. Deux compagnies de CRS ont été mobilisées pour assurer le maintien de l'ordre.

Jugeant les faits suffisamment clairs, le parquet de Marseille a estimé que la légitime défense était sans aucun doute constituée et a décidé de ne pas saisir l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

La Provence- 25 08 14

* Le chichi-frégi est un beignet à base de farine de blé et de pois chiche, il est généralement parfumé à l'huile d'olive et à la fleur d'oranger. Les ingrédients nécessaire sont farine de blé, farine de pois chiche, levure, sucre en poudre, sel, fleur d’oranger et eau. Il se présente ensuite sous la forme d'un long (15 cm) et large (10 cm) beignet plat, frit dans l'huile et roulé dans le sucre semoule. Il est d'origine toulonnaise (1907) et il est devenu depuis 1930 une véritable institution à l'Estaque.

Commentaires

  • Aux EU, la raclure n'aurait pas eu le loisir d'écraser le policier, il aurait été liquidé dés son premier refus d'obtempérer.
    Les policiers français obligés de risquer leur vie de peur d'être accusés de dérapage, de bavure, d'heures les plus sombres.
    La corruption de notre pays est très profonde mais les Français sont les premiers responsables de leur sort pour avoir accepté d'être dirigés, terrorisés par des politiques cinglés et corrompus, pour avoir une magistrature du mur des cons.

  • il nous faut VITE une police à l exemple de celles de Russie , ou de Chine ou des USA..........GAUTHIER MICHEL

  • Les "djobi-djoba" mangent-ils des chichis ?
    En tout cas celui-ci a mangé un pruneau.

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