Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Béziers: Pour Morano, Ménard reste "un adversaire politique"

 

30 Oct. 2015, 00h23 | MAJ : 30 Oct. 2015, 00h23

 
réagir                                                    

5230163_92604219d33920d4e5e9e1da53bb9e28444e0d06_545x460_autocrop.jpg


Nadine Morano a tenu jeudi soir une réunion publique à Béziers (Hérault) où elle a rejeté la main tendue par le maire de la ville Robert Ménard, tout en faisant des appels du pied à ses électeurs FN.
Qualifiant le programme économique de Marine Le Pen "d'hérésie", Mme Morano a martelé: "je ne ferai jamais alliance avec quelqu'un qui veut revenir au franc (.

 

..) jamais je ne rejoindrai quelqu'un qui veut détruire l'Europe".
M. Ménard, qui l'avait invitée à venir à la mairie, ce qu'elle n'a pas fait, reste donc "un adversaire politique" pour Mme Morano.
Flanquée sur l'estrade d'une Croix de Lorraine et d'un portrait accompagnant la fameuse citation du général de Gaulle, Mme Morano n'a pourtant cessé d'aborder des thèmes chers aux électeurs du Front national au cours d'un discours très hostile aux migrants et à l'islam.
"La France est un pays de race blanche aux racines chrétiennes comme le disait le Général de Gaulle", a-t-elle répété, fortement applaudie à cet instant précis par une assistance de quelque 250 personnes, pour la plupart âgées.
Mais, a-t-elle lancé à l'adresse de son ancien mentor Nicolas Sarkozy, "je n'ai jamais dit que la France était une race (...) je ne laisserai pas caricaturer et instrumentaliser mes propos".
"Mon président aurait dû être le garant de la liberté d'expression", a-t-elle estimé à propos du président des Républicains qui a selon elle "tellement cédé aux centristes".
"L'autre voie, c'est moi!", a-t-elle assuré ensuite aux déçus de la droite et de la gauche qu'elle a appelés  à rejoindre plutôt "Nadine" que "Marine".
Sur l'islam et les migrants, Mme Morano a tenu un discours proche de celui de l'extrême-droite.
Ainsi les migrants "ne partagent pas la même culture que nous", "s'ils viennent, ils ne repartiront pas" alors que "tous ces jeunes hommes sont une véritable armée". La politique migratoire européenne et française actuelle reviendrait donc à "importer des cellules terroristes partout".
Le 8 octobre, lors d'une réunion publique à Béziers Nicolas Sarkozy avait assuré, sans jamais nommer Mme Morano, que personne ne porterait "le drapeau" des Républicains (LR) "en prétendant que la France est une race".
Le 26 septembre, Nadine Morano avait déclaré sur un plateau de télévision: "nous sommes un pays judéo-chrétien, le général de Gaulle le disait, de race blanche, qui accueille des personnes étrangères".
Ces propos lui ont valu d'être évincée de la campagne des régionales par Nicolas Sarkozy. Une décision qu'elle a qualifiée le 9 octobre de "stupide et grotesque", promettant d'aller elle aussi à Béziers, comme son ancien mentor, pour protester contre le "lynchage" dont elle s'estime victime.

Le Parisien

NdB: Marine Le Pen et Florian Philippot ont été bien avisés de ne pas vouloir d'elle!

Commentaires

  • Elle merite d'etre evincee de tous!
    Robert Menard lui a tendu la main, elle ne le meritait pas...

  • Aucune surprise de ma part ! Morano continue de rouler pour l'UMP et tente de dévoyer les électeurs du FN grâce à sa petite phrase magique. Elle est dépassée par le succès du buzz qu'elle a créé et attrape la grosse tête, mais elle ne tiendra pas le coup bien longtemps !

  • Sacrée Nadine Mouque ;o)

Les commentaires sont fermés.