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La présence d’Abdelhamid Abaaoud sur le territoire national pose la question des frontières nationales

19 novembre 2015   Karine Legentil

Marine Le Pen MLP

Communiqué de Marine Le Pen, présidente du Front national

La mort d’Abdelhamid Abaaoud lors de l’assaut mené le 18 novembre à Saint-Denis a été tardivement confirmée par les autorités françaises.
Censé se trouver en Syrie, dans les rangs de l’EI, depuis 2013, cet individu se trouvait donc en réalité aux portes de Paris où il aurait pu piloter directement les attentats du 13 novembre qui ont frappé la capitale.
Ces faits posent plusieurs questions importantes.

Comment est-il possible que les services de renseignement français n’aient pas recueilli l’information de sa présence sur le territoire national ?
Question plus grave et plus fondamentale : comment cet individu a-t-il pu aussi facilement passer les frontières européennes puis françaises pour s’installer en Ile-de-France ? Il apparaît en effet que n’importe qui aujourd’hui peut librement entrer en France sans aucun contrôle, y compris un personnage aussi dangereux et connu qu’Abdelhamid Abaaoud !

Il est urgent et important pour la sécurité des Français que le gouvernement apporte rapidement des réponses à cette question, et à cette fin retrace a posteriori l’itinéraire d’Abdelhamid Abaaoud : quelles sont les routes qu’il a empruntées ? S’est-il, comme un autre terroriste du 13 novembre, inséré dans celle des migrants en Grèce ?
Quelles que soient les réponses apportées par le gouvernement, la France ne pourra pas échapper à un débat sur la question centrale de l’absence de frontières nationales.
Nous portons aujourd’hui en effet cette accusation centrale : l’absence de frontières nationales représente une folie criminelle. Les élites françaises se sont malheureusement livrées à ce mythe surréaliste d’un pays sans frontières, et il n’est que temps d’ouvrir les yeux !
Le rétablissement de contrôles aux frontières nationales est la première réponse qu’il convient maintenant d’apporter. Les frontières européennes, aujourd’hui de véritables passoires, ne pourront jamais représenter une garantie de sécurité pour les Français, quand bien même elles seraient renforcées, dans la mesure où elles sont immenses, qu’elles reposent sur des pays exsangues financièrement, complètement débordés par l’afflux considérable de millions de migrants.

Les gesticulations de Bernard Cazeneuve sur la question du renseignement européen sont ridicules : ce n’est pas le sujet central, et il n’est rien à attendre de l’Europe en l’état. C’est à l’Etat d’assurer la sécurité des Français. Un tel aveuglement, après une telle preuve d’incompétence, ne rassure pas, au contraire.
Le retour des frontières nationales constitue le premier jalon vers le retour de la sécurité des Français. Les frontières nationales doivent aujourd’hui servir à empêcher la submersion migratoire en cours dont il apparaît déjà que l’un des kamikazes du 13 novembre a profité, et à contrôler les possibles mouvements de personnes connues en France ou ailleurs pour leur radicalisation islamiste.

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