Cinq jours seulement après l’investiture de Donald Trump à la Maison Blanche, le Dow Jones vient de casser le mur des 20 000 points sur lequel il buttait depuis plusieurs semaines. Une nouvelle preuve de la confiance des marchés dans la politique économique de l’administration Trump.

Depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis le 8 novembre dernier, déjouant tous les pronostics, Wall Street ne cesse de grimper. En bientôt trois mois, l’indice phare de la Bourse de New York a gagné environ 10% et avance ainsi de plus de 25% les douze derniers mois.

L’élection de Donald Trump a littéralement galvanisé les marchés. Le président élu a annoncé des baisses d’impôts massives pour les entreprises (avec un taux de l’impôt sur les sociétés à 15% alors que son taux maximal est aujourd’hui de 35%) et une ambitieuse politique de relance budgétaire. Autant de mesures favorables aux entreprises et qui propulsent les marchés d’actions. Autre bonne nouvelle pour les marchés: le prix du baril de pétrole qui était bloqué sous les 50 dollars repart de l’avant, avec la promesse des membres de l’Opep de réduire leur production.

La saison des résultats 2016 qui bat son plein a aussi largement participé à propulser Wall Street, notamment le secteur bancaire où les bonnes surprises ont été nombreuses. Les banques sont en effet les grandes gagnantes de ce rally boursier. L’indice sectoriel a bondi de près de 25% dans le mois qui a suivi l’élection de Donald Trump le 8 novembre. JPMorgan Chase, Bank of America ou encore Goldman Sahs ont dévoilé des résultats bien supérieurs aux attentes.

Les banques américaines bénéficient d’un véritable carré magique de conditions favorables

Les banques américaines bénéficient d’un véritable carré magique de conditions favorables. La formidable hausse des taux est une excellente nouvelle pour les banques qui étaient étranglées par la faiblesse du loyer de l’argent. La fiscalité plus douce devrait également profiter au secteur comme à l’ensemble des entreprises. L’allégement des contraintes réglementaires drastiques qui pèsent sur le secteur depuis la crise financière devrait aussi apporter un bol d’air aux banques américaines. Enfin, les banques profitent par le biais de leurs activités de trading et d’intermédiation, du vif rebond des marchés.

Plus généralement pour les analystes, l’élection de Donald Trump valide le scénario d’une reprise économique graduelle aux États-Unis accompagnée d’une hausse contenue des taux d’intérêt. De fait, la croissance américaine culmine à plus de 3 % en rythme annuel, les embauches se poursuivent à des niveaux solides et le chômage est désormais tombé à moins de 5%.

LE FIGARO