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31/05/2017

La Corse introduit une préférence régionale à l'emploi dans une charte qui fait polémique

 

 

Jean-Guy Talamoni (ici en août 2016 à Corte), président indépendantiste de l'Assemblée de Corse, défend une charte locale de recrutement.

Une charte locale de recrutement - défendue par le président indépendantiste de l'Assemblée de Corse - suscite des remous entre la majorité nationaliste et l'État qui y voit «une infraction de discrimination à l'embauche».

Signée le 24 mai par les présidents des chambres des métiers, du commerce et de l'agriculture ainsi que le STC (le Syndicat des Travailleurs Corses), une charte locale de l'emploi fait polémique sur l'Ile de Beauté. De quoi s'agit-il? Promesse de campagne des élus nationalistes, cette charte est destinée à favoriser l'emploi local.

«Concrètement cela veut dire que quand il y a deux propositions pour un emploi, eh bien à compétence suffisante, les résidents corses seront favorisés», explique Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse.

 

«Ce n'est qu'une première étape. La charte aura un caractère contraignant lorsqu'elle fera l'objet de protocoles signés entre les entreprises et les syndicats», poursuit-il, cité par Les Echos. La charte vise notamment à adapter les formations professionnelles afin de mettre en adéquation l'offre et la demande d'emploi. Objectif? Faire diminuer le chômage. La Corse compte actuellement 22.320 demandeurs d'emplois - toutes catégories confondues - et enregistre un taux de chômage proche de 10,5%.

Une charte illégale?

Mais pour le préfet de Corse, donner la priorité à l'embauche de Corses - ou de résidents de l'île - pose un problème de légalité. Dans un courrier daté du 15 mai dernier, Bernard Schmeltz rappelle que «toute disposition engageant l'entreprise et visant à favoriser le recrutement ou l'accès à la formation des personnes résidant en Corse ou d'origine corse pourrait être constitutive de l'infraction de discrimination à l'embauche». Avant de poursuivre: «L'implication d'une entreprise dans des actions visant à favoriser ou au contraire à restreindre certains types de recrutement placerait cette dernière dans une situation de forte insécurité juridique et l'exposerait à des poursuites civiles et pénales». Quant au fait de privilégier les demandeurs d'emploi qui maîtrisent la langue corse, le préfet déclare: «Une telle disposition contreviendrait à l'article L.1221-6 du Code du travail». Cet article dispose que «les informations demandées, sous quelque forme que ce soit, au candidat à un emploi ne peuvent avoir comme finalité que d'apprécier sa capacité à occuper l'emploi proposé ou ses aptitudes professionnelles».

Jean-Guy Talamoni assimile les propos du préfet de Corse à des «menaces» et les juge contraires aux intérêts corses.

 

Reste aussi à convaincre les entreprises et l'ensemble des syndicats à adhérer à cette charte. La CGT n'y est pas du tout favorable tout comme le Medef, pour qui favoriser l'emploi local à compétence suffisante, et non à compétence égale, est une entrave à la liberté de recrutement, voire une entrave à l'efficacité des entreprises. Les entrepreneurs qui signeront cette charte s'engageront pour deux ans. Pour évaluer l'efficacité de la mesure, un bilan d'étape sera réalisé à l'issue de la première année.

02:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

La France est une,il ne peut y avoir de préférence régionale sauf à vouloir sa disparition.
Et en Corse,cette préférence est tournée contre les Français du continent,pas contre les maghrébins.
Tous ces indépendantistes sont des traîtres à notre patrie au même titre que les mondialistes.

Écrit par : pierre | 31/05/2017

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Autrefois, on embauchait dans sa région, on travaillait dans sa ^province , et les choses allaient beaucoup mieux! On s'y mariait aussi, on y élevait ses enfants. Il vaut mieux être, sauf exceptions, la premier dans son village que le dernier à Rome.
L'identité, c'est aussi ce ressenti: Je suis chez moi, On chez nous!
Et pour défendre la Patrie, tout le monde était là, présent! Et se sentait français jusqu'aux tripes.

Il faut voir plus loin et plus large que la question corse.

Écrit par : Gaëlle Mann | 01/06/2017

C'est une revendication que je porte depuis une quarantaine d'années, et qui m'avait déjà valu un petit procès de Moscou de la part des gauchistes de Flandre !
…et qui s'y oppose ? Sans surprise, l'indécrottable Etat jacobin via son préfet, les communistes de la CGT et les immigrationnistes hors sol du MEDEF !
C'est la mise en application d'un slogan de la CFDT des années 70 "vivre et travailler au pays" : slogan qui appliqué à la lettre, débouche sur la priorité d'emploi aux gens d'une région chez eux lorsqu'il n'y a plus d'emploi pour tout le monde ! Comme une priorité d'emploi plus générale, pour les Français en France !…mais ce n'était certainement pas la philosophie de ce syndicat !

Écrit par : dirk | 01/06/2017

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Gaelle : la défense de la Patrie , hormis les Patriotes , cela va être difficile et compliqué , vu qu, un certain nombre de citoyens , sans parler des politiques/collabos, bobos et j,en passe , ne se sentent plus Français . .!!
ceux de 14 qui ont laissé leurs vies dans les tranchées , étaient une génération de Français qui n,a plus cours de nos jours .
résultat des courses : on n,est mal. .!!
salutations.

Écrit par : parvus | 02/06/2017

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