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18/06/2017

Eviter un tsunami En Marche

Par Paul-Henri du Limbert

C'est le 27 juin prochain, jour de la rentrée parlementaire, que l'on pourra visuellement mesurer l'ampleur de la vague En marche!, qui, si l'on en croit les sondages, devrait à nouveau tout balayer sur son passage dimanche. Ce jour-là, les députés se réuniront pour la première fois dans l'Hémicycle. On verra alors, au milieu, et débordant très largement sur les parties droite et gauche, le groupe des «marcheurs», étonnamment bodybuildé. Et, coincés aux extrémités, les Républicains et les socialistes, au mieux fluets, au pire rachitiques.

Ni la droite ni la gauche n'ont semble-t-il réussi à remobiliser leurs électeurs entre les deux tours. Pour les socialistes, c'était, il est vrai, mission impossible. Qu'ils aient été «hollandais» ou frondeurs, l'opinion les a mis dans le même sac et les a punis pour ces cinq années d'immobilisme et de querelles perpétuelles. Quant à la droite, toujours sonnée d'avoir perdu l'imperdable au mois de mai, elle ne fait depuis qu'accentuer ses divisions, et du même coup l'acrimonie de ses électeurs. LR comme le PS ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes, et il serait vain de reprocher à Emmanuel Macron d'avoir autant profité des faiblesses de ses adversaires. Même si l'abstention record et le mode de scrutin majoritaire exagèrent singulièrement la véritable représentativité des «marcheurs».

Par simple nécessité démocratique, il serait utile que la vague macroniste du premier tour ne se transforme pas en tsunami dimanche. Une démocratie a besoin pour fonctionner d'une majorité claire mais pas d'une majorité phénoménale qui, en raison des règles de fonctionnement du Parlement (composition des commissions, saisine du Conseil constitutionnel, temps de parole, etc.), occupe tout l'espace et agit quoi qu'il arrive à sa guise et en vase clos. Si l'opposition n'existe pas dans un Parlement où le groupe sur-majoritaire représente 15 % des électeurs inscrits, où donc existera-t-elle? Dans un pays comme la France, il faut craindre que ce ne soit dans la rue. À l'heure où Emmanuel Macron s'apprête à lancer des réformes nécessaires mais difficiles, notamment celle du Code du travail, une telle perspective n'est pas souhaitable.

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 17/06/2017. Accédez à sa version PDF en cliquant ici 

04:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Au contraire ! Excepté les rares cas où un candidat FN peut l' emporter, il faut qu' il y ait une très forte abstention et un tsunami macroniste afin que le Système apparaisse pour ce qu'il est , à savoir une imposture.
Les Français, totalement sous contrôle mental, ne descendront dans la rue que sur signal des syndicats et des enseignants, les deux bras armés du Système. Cela fait des décennies que cela dure.

Écrit par : anonyme | 18/06/2017

Vœu pieux !
Question : on me parle souvent de celui qui a ouvert la boîte de Pandore , en le nommant en lui attribuant différents noms selon les époques , mais JAMAIS , au grand JAMAIS , je n'ai vu le nom de celui ( ou celle ) qui a réussi à la refermer.
Tourner la page et écrire une autre histoire ne signifie pas avoir referme la boite........
Les prophéties s'accompliront donc....!
Il est déjà trop tard , préparez vous nous dit notre ami Charles.
M.S.BLUEBERRY.

Écrit par : M.S.BLUEBERRY. | 18/06/2017

M.S BLUEBERRY , quand on lit les prophéties concernant l,avenir , il n,y a pas de quoi se réjouir , mais l,humanité devra passer par ces terribles changements .
salutations.

Écrit par : parvus | 19/06/2017

Les commentaires sont fermés.