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13/07/2017

Migrants sans retour

 

Migrants sans retour: ce ne sont pas des "migrants" mais des immigrés clandestins (NdB)

 

Par Yves Thréard

Face au fléau migratoire, l'heure n'est pas aux précautions oratoires. L'urgence est aux solutions concrètes. En présentant un énième plan sur le sujet ce mercredi, le premier ministre a beaucoup usé des premières. Des secondes, il n'a pas parlé, ou peu. Édouard Philippe a plaidé l'humanité et la fermeté, la générosité et l'intransigeance. Ce n'est pas en cherchant à plaire à tout le monde que le gouvernement viendra à bout de la catastrophe humanitaire que vivent l'Europe et la France. La politique du «en même temps» a ses limites quand, comme l'année dernière, 750.000 candidats à l'exil frappent à leurs portes. Bill Gates, très engagé dans la lutte contre la pauvreté, confiait récemment dans la presse allemande: «Plus vous êtes généreux, plus vous motivez d'autres personnes à quitter l'Afrique.» Le milliardaire américain nous conseillait de changer d'approche.

Bien sûr, nul ne peut tolérer que des camps de fortune, insalubres et indignes, s'installent à Paris et ailleurs. Personne ne peut s'opposer, non plus, à ce que les délais d'examen des demandes d'asile soient raccourcis. Mais la question principale sur laquelle tous les gouvernements ont buté est ailleurs: comment éloigner les 90 % de migrants refusés chaque année? Elle démontre au passage que la grande majorité d'entre eux ne sont pas des réfugiés politiques, mais économiques.

Édouard Philippe promet qu'ils seront «systématiquement» reconduits. Il ne dit toutefois pas comment. Et pour cause: il faut que leurs pays d'origine, ou de leur première entrée en Europe, daignent les reprendre. Ce que ni les uns, peu coopérants, ni les autres, déjà débordés, n'acceptent de faire.

C'est donc toute une politique qu'il convient de revoir. Avec l'Afrique, où l'aide au développement devrait être conditionnée à la bonne volonté des États d'accueillir leurs ressortissants. Avec l'Union européenne, où les accords, de Schengen (sur les frontières) et de Dublin (sur la réadmission des migrants par le pays d'entrée), sont dépassés par la réalité.

Cela exige courage et pragmatisme. «En même temps»: ici, la formule trouve toute sa justification.

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 13/07/2017.

 

        

 

 

02:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

la fermeté exclut l,humanité , sinon cela va être encore des arrangements à la petite semaine Mondialiste .
salutations.

Écrit par : parvus | 14/07/2017

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