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21/10/2017

Agressions sexuelles : ce que les victimes présumées de Gilbert Rozon racontent

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>Faits divers|Sylvain Merle, avec C.Ba. et S.B.|20 octobre 2017, 8h16|18

8 septembre 2014. Après l'affaire Weinstein aux Etats-Unis, le scandale Gilbert Rozon résonne au Canada et en France.

LP/ ARNAUD DUMONTIER
 
 

Après Harvey Weinstein aux Etats-Unis, le magnat de l'humour québécois Gilbert Rozon est la cible d'accusations d'agressions sexuelles. Il a démissionné de toutes ses fonctions.

L'onde de chocde l'affaire Weinstein n'a pas fini de secouer le monde du spectacle. Partout, la parole des victimes de violences sexuelles se libère, notamment sur les réseaux sociaux avec les hashtags #Balancetonporc en France ou #MoiAussi au Québec. Si notre pays est jusqu'ici épargné, le Canada vient de voir chuter coup sur coup deux nababs du show-business : Eric Salvail, animateur et producteur de télévision, inconnu en France mais star là-bas, mais aussi Gilbert Rozon, magnat de l'humour, fondateur du festival Juste pour rire à Montréal et producteur d'une centaine d'artistes à travers le monde, notamment en France.

 

Celui qui est aussi, dans l'Hexagone, le juré historique de l'émission «Incroyable Talent» — déprogrammée jeudi en catastrophe par M6 — est visé par des accusations sérieuses. Neuf femmes qui ont remarqué, via les réseaux sociaux, qu'elles avaient toutes subi des comportements inappropriés de la part de Gilbert Rozon, ont témoigné dans le journal Le Devoir de mercredi et à l'antenne de la radio 98.5 FM, rapportant notamment des actes susceptibles d'être qualifiés de viols ou d'agressions sexuelles.

De nombreux témoignages


Prescrits pour certains, ces agissements s'étalent sur une trentaine d'années. Certaines victimes étaient mineures, comme Salomé, cette comédienne, alors âgée de 14 ans, qui raconte à la radio avoir été agressée lors d'une fête en 1990. «Gilbert, qui était très intoxiqué, m'a agrippée et a passé sa main sous ma robe. Il a glissé un doigt dans ma culotte...» Lyne, réalisatrice, se souvient de son rendez-vous avec Rozon en 1982 : «Il me saute dessus, baisse mes culottes [...] J'étais paralysée. J'ai eu la peur de ma vie, j'ai eu peur de mourir [...] Je l'ai laissé faire, j'ai attendu qu'il finisse.»

Plus récemment, il y a un an, Geneviève, 25 ans, a porté plainte pour agression sexuelle. Au terme d'un rendez-vous professionnel arrosé, Rozon l'aurait raccompagnée et serait entré avec elle dans son appartement, s'écroulant sur le lit. A son réveil, il était en elle... Après enquête, il n'y a pas de poursuites, mais le dossier reste ouvert. Selon les médias québécois, une nouvelle plainte a été déposée mercredi à Montréal pour une agression sexuelle qui aurait été commise dans un hôtel à Paris en 1994.

Contacté jeudi, Gilbert Rozon n'a pas souhaité réagir. Il avait annoncé mercredi avoir démissionné de toutes ses fonctions, dont la direction de sa société. «Ébranlé par les allégations me concernant, je souhaite consacrer tout mon temps à faire le point», a-t-il écrit dans un communiqué, conclu par «A toutes celles et ceux que j'ai pu offenser au cours de ma vie, j'en suis sincèrement désolé.»

 

 

 

«Dans le monde du show-business au Québec, tout le monde savait que Gilbert Rozon avait ce genre de pratiques, estime la journaliste canadienne Denise Bombardier, jointe jeudi. Le show-business l'a protégé comme l'Eglise catholique protège ses prêtres pédophiles.»

Déjà en 1998, le producteur avait été poursuivi et avait plaidé coupable d'agression sexuelle sur une jeune femme de 19 ans. En appel, il avait obtenu une «absolution inconditionnelle» de sa peine. En clair : il n'a pas été blanchi mais sa condamnation ne figure pas à son casier judiciaire. Ce qui lui permet de voyager, aux Etats-Unis notamment. «J'ai été traumatisé de me retrouver menotté en public mais être humilié, ça te rend plus fort, nous déclarait-il en septembre lors de l'inauguration de son théâtre place d'Italie. Avec du recul, cela a été bon pour ma gueule car on a toujours trop d'ego, surtout dans le showbiz.»

Jeudi, la société Juste pour rire affirmait «poursuivre tous ses projets en cours et futurs, au Québec com

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me à l'international».

 
Faits diversGilbert RozonQuébecFrance

01:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

"le chaudebise l,a protégé , comme l,église catho . . ." quel rapport ?? et pourquoi parler de l,église et non des autres confessions??
quant à cet individu et à sa position dans ce milieu , il devait sûrement être "courtisé ou sollicité" par des femmes ou jeunes filles prêtes pour la promotion canapé , pourquoi forcer des femmes qui ne sont pas consentantes et intéressés , ne se trouvent quand même pas que des petites oies blanches qui veulent réussir en gardant leur vertu . . .!!
et il a fallu juste l,affaire de l,Américain pour que la parole se libère . . .tiens donc .
salutations.

Écrit par : parvus | 21/10/2017

Les commentaires sont fermés.