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Attaque de l'Opéra : la piste du tueur solitaire s'émousse

 

Attaque de l'Opéra : la piste du tueur solitaire s'émousse

Deux jeunes femmes ont été interpellées jeudi en région parisienne, dans le cadre de l'enquête sur l'attentat djihadiste au couteau qui a fait un mort samedi soir à Paris. Un ami de l'agresseur a été mis en examen et écroué.

«Frapper à tout moment et en tout lieu, telle est la propagande fanatique et criminelle de Daech qui imprègne des individus qui se trouvent sur notre sol et qui passent à l'acte, déterminés à faucher la vie de victimes innocentes…»: par ces mots graves, le procureur de la République de Paris, François Molins, a dépeint la menace djihadiste qui étreint le pays et dont Khamzat Azimov, qui a semé la mort et l'effroi samedi dans le cœur de Paris, incarne une forme de quintessence.

Lors d'une conférence de presse, le haut magistrat a détaillé la glaçante équipée du terroriste. À 20 h 33, il est identifié en train de déambuler avenue de l'Opéra en direction du Louvre. Sa main gauche dissimule un objet. Empruntant soudain la rue Marsollier à 21 h 41, il croise un jeune homme qui marche tranquillement sur le trottoir avant de le poignarder à près de dix reprises dans le dos et de tenter de l'égorger. La victime, qui devait avoir 30 ans dans quelques jours, est décédée sur place d'une hémorragie interne aiguë.

 

Dans sa trajectoire sanglante, l'islamiste blesse grièvement deux personnes, un Chinois en l'attaquant par-derrière rue Saint-Augustin, puis une jeune femme qui se trouvait dans la file d'attente d'un restaurant. Sa lame lacère aussi, plus légèrement, au moins trois autres passants qui l'ont entendu crier «Allah Akbar» dans un Arabe qualifié «d'incorrect» par l'un des témoins. Sa furie est telle qu'il a brisé la lame de son arme blanche. À la vue des gardiens de la paix, Azimov s'époumone «je vais vous buter», «je vais vous planter». Ciblé par un tir manqué de «Taser», cet adepte du «suicide by cop» (NDLR: «suicide en se faisant tuer par un flic») défie le fonctionnaire qui le met en joue: «Je vais te planter, tire, tire, tire!» et est abattu par un tir de riposte.

Fascination morbide

Franco-russe naturalisé en 2010 identifié grâce à ses empreintes digitales, fiché S depuis 2016, Azimov offre le profil d'un individu sans repère qui a raté ses études de médecine avant de verser dans une fascination morbide pour Daech, comme en témoignent ses recherches internet sur l'islamisme et la guerre en Syrie. Il a été reconnu par ses parents sur la vidéo d'allégeance à Daech diffusée par l'agence de propagande Amaq sur le réseau crypté Telegram.

Comme l'a confirmé François Molins, son ami d'enfance Abdoul Hakim A., mis en examen et écroué jeudi soir après quatre jours de garde à vue, présente le même profil inquiétant. À 19 ans, ce Franco-Russe lui aussi fiché par les services antiterroristes depuis 2016, abritait dans son ordinateur le drapeau noir de l'État islamique. La veille de l'attentat, ce complice présumé avait téléchargé une messagerie instantanée et envoyé des chants religieux djihadistes sur son portable. Réfutant toute implication dans les agressions de l'Opéra et soutenant avoir égaré son appareil le matin même, il devait être lui aussi mis en examen dans cette procédure d'«assassinat et de tentative d'assassinats en lien avec une entreprise terroriste». Deux femmes, proches du tueur et de son ami, ont été à leur tour placées en garde à vue. La piste du djihadiste solitaire isolé pourrait s'effriter à mesure que progressent les investigations.

Commentaires

  • au moins aux States , la constitution permet aux citoyens de porter une arme pour leur défense , en France on a le droit d,avoir sur soi le bréviaire des DRH , et d,être constamment ébloui par le vivre ensemble , c,est un peu juste pour pouvoir riposter en cas d,agression d,un terro fanatisé , une fois mort , on a aussi droit à la pleurnicherie des bisounours et des condoléances des élus , maigre consolation.
    je préfère prendre les devants et sortir sur les grands boulevards sans être à poil et vulnérable .
    salutations.

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