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"Gilets jaunes": Marine Le Pen dénonce "une réponse policière" et non politique

 

"Gilets jaunes": Marine Le Pen dénonce "une réponse policière"
Marine Le Pen lors d'un meeting à Saint-Ebremond-de-Bonfossé le 9 février 2019

AFP, publié le mardi 19 mars 2019 à 21h16

"On ne répond pas à la souffrance d'un peuple par une réponse policière", a estimé mardi Marine Le Pen à propos des mesures annoncées par le gouvernement après un regain de violences lors de la manifestation de samedi des "gilets jaunes".

"Est-ce qu'il y a des gilets jaunes qui se sont radicalisés? Bien sûr que oui. Ils se sont radicalisés parce que 18 fois de suite ils n'ont eu aucune écoute du pouvoir politique et aucune réponse à leur souffrance", a déclaré à RFI et France 24 la présidente du Rassemblement national.

"On les a radicalisés en ne leur apportant pas de réponses", a-t-elle ajouté, en proposant à nouveau de dissoudre l'Assemblée nationale, avec "le vote préalable de la proportionnelle et du référendum d'initiative populaire".

"La seule sortie de crise possible dans une démocratie, c'est le vote, il n'y en a pas d'autre", a plaidé la députée du Pas-de-Calais.

Elle a encore accusé le gouvernement d'avoir "laissé le désordre s'installer" parce qu'il "a eu le sentiment qu'il tirait un bénéfice électoral à incarner l'ordre face au désordre", et s'est demandé "au bout de combien de manifestations où les casseurs cassent" le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner "va se dire +il faut peut-être que je présente ma démission+".

Outre le limogeage du préfet de police de Paris Michel Delpuech, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé l'interdiction de manifester dans les quartiers "les plus touchés", citant les Champs-Elysées à Paris, les place du capitole à Toulouse et Pey-Berland à Bordeaux.

Avant Mme Le Pen, Jordan Bardella, tête de liste du RN pour les élections européennes, s'était également interrogé plus tôt sur BFMTV sur le fait de savoir si le gouvernement n'avait pas "laissé ces individus (les casseurs, ndlr) venir pour essayer de discréditer les revendications" des "gilets jaunes".

Il avait réclamé la dissolution des "milices d'extrême gauche" qu'il juge responsables des violences samedi et qui sont, selon lui, "parfaitement identifiées par (les) services de renseignement".

Commentaires

  • Très bonne réponse de Marine à Macron et à ses sbires du gouvernement ! En fait tout ceci montre que nous sommes en dictature, mole certes, mais dictature tout de même.

  • Hors sujet, mais à propos de cette militante gauchiste d'Attac gravement blessée.
    Personne ne peut se réjouir de voir une septuagénaire le crâne ouvert gisant sur la chaussée !
    Ceci dit, cette dame se trouvait volontairement sur un circuit où il était interdit de manifester. Elle le savait et elle n’a pas répondu aux sommations policières ordonnant de dégager la place. La police a fait son travail pour faire respecter la loi (même si celle-ci peut être contestée). La suite, c’est la faute à « pas de chance » ! Dans une charge policière par des hommes caparaçonnés et porteurs de boucliers, on n’a pas le temps de faire le détail !
    Soyons mesurés dans nos jugements sur les comportements de la police. Le jour (rêvé) où nous serons au pouvoir, nous aurons fortement besoin de forces de l’ordre disciplinées, parce qu’en face, on ne nous fera aucun cadeau et cette dame serait très probablement dans l’autre camp !

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