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07/04/2008

Charlton Heston

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National Rifle Association
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En 1959
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Charlton Heston, l'une des dernières légendes d'Hollywood, couronné en 1959 par l'Oscar du Meilleur acteur dans "Ben Hur", est mort samedi à son domicile de Beverly Hills à 84 ans.

 
 L'acteur américain luttait ces dernières années contre la maladie d'Alzheimer.

Il est décédé avec son épouse Lydia à ses côtés.

"A ses amis, collègues et admirateurs, nous apprécions vos prières et votre soutien. Il se dévouait avec passion à chaque rôle qu'il incarnait, et souscrivait à chaque cause avec un enthousiasme et une intégrité incomparables", a déclaré sa famille dans un communiqué.

Le président américain George W. Bush, qui lui avait accordé en 2003 la Médaille de la liberté, la plus haute distinction américaine récompensant les civils, a salué dimanche un "homme de caractère, intègre et au grand coeur" et un "grand avocat des libertés".

Le candidat républicain à la présidentielle John McCain a également rendu hommage au "leader" "dévoué à la cause de la liberté pour tous les Américains, depuis la bataille pour les droits civiques dans les années soixante jusqu'à la protection du droit de porter des armes dans les années 1990".

En plus de cinquante ans de carrière et une soixantaine de films, Charlton Heston, de son vrai nom John Charles Carter, s'était forgé une stature de comédien voué aux grandes figures historiques tout en restant un homme de théâtre.

Ce fils de meunier était né le 4 octobre 1923 à Evanston (Illinois). Après des débuts à la radio et au théâtre, il suit des cours d'art dramatique à la North Western University puis sert dans l'armée de l'air pendant la Deuxième guerre mondiale.

En 1945, il tente sa chance à Broadway. L'acteur aux yeux bleu acier et à la carrure d'athlète débute en 1947 dans "Antoine et Cléopâtre", puis enchaîne avec un rôle dans une adaptation de "Jules César" pour la télévision (1948), qui lui vaudra d'être remarqué par Hollywood.

Il se voit proposer, en 1950, le rôle principal de "La Main qui se venge" de William Dieterle. Cecil B. De Mille l'engage ensuite "Sous le plus grand chapiteau du monde" (1951), qui remporte l'Oscar du Meilleur film. Charlton Heston est lancé.

Dès les années 1950, il impose tout l'éventail de son talent dans une multitude de films historiques et d'anticipation.

Seuls quelques uns de ses longs métrages peuvent être qualifiés de fresques épiques et costumées, comme "Les Dix commandements" de Cecil B. De Mille (1956), ou "Ben Hur" (1959), de William Wyler, consacré par l'Oscar du Meilleur acteur.

"Chuck", pour ses intimes, s'illustre également dans "La furie du désir" de King Vidor (1952), "La soif du mal" d'Orson Welles (1958) ou "Le Cid" d'Anthony Mann (1961).

Il joue dans des westerns et des films fantastiques ou de science fiction comme le remarquable "Soleil vert". "La Planète des singes" (Franklin F. Schaffner, 1968) ajoute à sa popularité.

Estimant que les rôles les plus gratifiants sont ceux du registre shakespearien, l'acteur qui a tourné avec Sophia Loren et Ava Gardner remonte sur les planches lorsque son emploi du temps le lui permet.

Tenté par la réalisation, il met en scène "Antoine et Cléopâtre" en 1971 ainsi que "La fièvre de l'or" en 1982.

Après avoir été président à six reprises du syndicat des acteurs, il prend la tête de l'American film institute.

Connu pour ses prises de position conservatrices, notamment contre l'avortement, l'acteur préside également de 1998 à 2003 la National Rifle Association, se consacrant alors à la défense du droit controversé de détenir des armes individuelles aux Etats-Unis.

Charlton Heston était père de deux enfants.

RIP