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victimes ou complices

  • Jeans à la cocaïne...

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    Samantha Ziegler (g) et son amie

    Seize mois qu'elles sont emprisonnées. Seize mois qu'elles clament leur innocence. Accusées de trafic de drogue, deux étudiantes françaises sont incarcérées depuis mars 2007 à Buenos Aires. Les deux jeunes niçoises ont été arrêtées à la fin de leurs vacances à l'aéroport de la capitale argentine avec dans leurs bagages des jeans imbibés de plus de 14 kg de cocaïne pure, a indiqué à l'AFP la mère d'une des jeunes femmes, Lydie Ziegler.
     
    Sa fille de 20 ans, Samantha, et son amie âgée de 21 ans, dont la famille ne souhaite pas dévoiler l'identité, avaient "gagné" un voyage en répondant à trois questions simples sur un site internet, qui "a disparu depuis", selon Lydie Ziegler.
     

    A leur arrivée en Argentine, elles avaient reçu 1.000 euros pour leur séjour de la part de deux hommes qui les avaient accueillies à l'aéroport, a-t-elle dit. "Elles avaient suffisamment d'argent pour faire les belles, elles ont été chez le coiffeur, elles se font une garde-robe, elles allaient au restaurant tous les jours en se disant qu'elles avaient gagné le plus beau des cadeaux", a-t-elle poursuivi.
     
    Au moment de prendre l'avion du retour pour la France via Amsterdam, les douaniers ont découvert dans leurs bagages une pile de jeans de taille 50 -alors que Samantha taille du 38 selon sa mère- imbibés de plus de 14 kg de cocaïne. Selon Lydie Ziegler, les organisateurs du séjour ont glissé les pantalons à leur insu dans leurs bagages lors du transfert à l'aéroport. "On leur a dit, on va vous aider, on va prendre deux taxis car tout ne rentrera pas dans un seul", a-t-elle raconté.
     
     
    Les deux étudiantes ont été incarcérées à la prison d'Ezeiza à Buenos Aires et encourent jusqu'à 15 ans de réclusion. Si elles plaident coupables, elles pourraient voir cette peine réduite à cinq ans de prison. Samantha Ziegler a dénoncé ses conditions de détention dans une interview à L'Indépendant, à paraître samedi, à l'occasion d'un appel téléphonique, vendredi, de sa mère, autorisée par l'administration pénitentiaire à la contacter par téléphone pendant 15 minutes quatre fois par mois.
     
    "On a essayé de me taillader. On nous agressait durant le sommeil", a-t-elle dit, évoquant ses premiers mois de détention dans une cellule comptant "plus de 20 détenues", où "il y avait beaucoup d'insectes, des rats". Actuellement incarcérée dans un "centre de réhabilitation pour drogués" de la prison, elle a affirmé disposer à présent de meilleures conditions, seule dans "une cellule privée", mais contrainte de travailler toute la journée. "J'ai la pire ambassade qui soit... Ils ne viennent jamais me voir", a ajouté Samantha, affirmant selon ses propos à L'Indépendant n'avoir reçu qu'une seule fois la visite d'un représentant du consulat français.

    (LCI.fr 28 avril 2008)
     

    (D'après agence)