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  • R&A Hiver 2008

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    Réfléchir & Agir n°28 -  6,50 €
    BP 80432
    31004 TOULOUSE CEDEX 6
    Editions AUDA ISARN
      

  • Les Serbes reçoivent l'aide de la Russie, leur seul allié,

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    Serbes du Kosovo sur la frontière avec la Serbie à Jarinje le 22 février 2008
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    Vladimir Poutine à Moscou le 22 février 2008

    AFP. La Serbie, pressée par Washington et Bruxelles de contenir les violences qui ont suivi l'indépendance du Kosovo, a reçu l'aide de son grand allié, la Russie, qui accuse les Occidentaux de mettre en péril les relations internationales par leur soutien à l'Etat kosovar.

    Les "djihadistes du terrorisme" islamique selon lui installés au Kosovo pourront maintenant agir au grand jour, a encore lancé Anatoli Safonov, envoyé spécial du président Poutine pour la coopération internationale contre le terrorisme et le crime organisé.

    La veille, M. Poutine, qui soutient fermement Belgrade dans le rejet de l'indépendance du Kosovo, n'avait pas mâché ses mots et affirmé qu'il s'agissait d'un "précédent horrible", qui va revenir "dans la gueule" des Occidentaux et aura des "conséquences imprévisibles".

    "La Russie entre en guerre pour le Kosovo!", titrait samedi le quotidien belgradois Press en citant le représentant de la Russie à l'Otan, Dmitri Rogozine, qui avait déclaré que Moscou se réservait le droit d'"utiliser la force" si l'Otan ou l'Union européenne "défient" l'ONU sur le Kosovo.

    Le journal cite Alksandar Vucic, un haut responsable du Parti radical serbe (SRS), la formation la plus représentée au Parlement, qui déclare: "Seuls les Russes peuvent mettre un terme aux mesures de type fasciste de l'Otan au Kosovo".

    Un leader des Serbes du Kosovo, Goran Bogdanovic, a lui aussi salué l'attitude de Moscou.

    "La déclaration de Rogozine est perçue comme une mise en garde à l'Occident de maintenir sa présence au Kosovo dans le cadre de la résolution 1244, autrement cela peut aggraver les tensions et conduire même à un conflit de proportions mondiales", a-t-dit au même journal.

    La résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU qui a mis fin au conflit de 1998-99 entre les forces serbes et la guérilla séparatiste albanaise du Kosovo a prévu que cette province serait administré par l'ONU mais resterait sous souveraineté serbe.

    Cette résolution représente l'un des arguments de Madrid pour refuser de reconnaître l'indépendance du Kosovo, explique le secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires étrangères, Bernardino Léon Gros, dans un article signé samedi dans le quotidien indépendant belgradois Blic.

    "Contrairement à d'autres pays qui se sont séparés, comme la République tchèque et la Slovaquie, il n'y a pas d'accord entre les parties concernées, ni de résolution de l'ONU dans le cas du Kosovo", écrit M. Gros.

    "Outre les raisons légales, la proclamation d'indépendance est contraire à tout ce que la communauté internationale a proclamé dans les Balkans depuis les années 1990" lors du démantèlement sanglant de l'ex-Yougoslavie, poursuit-il.

    Outre l'Espagne, quatre autres pays membres de l'UE -- la Roumanie, Chypre, la Grèce et la Slovaquie -- ont annoncé qu'ils ne reconnaîtraient pas le nouvel Etat.

    Samedi encore, le ministre serbe pour le Kosovo, Slobodan Samardzic, s'en est pris aux Etats-Unis, qui ont soutenu l'indépendance proclamée par la majorité albanaise au Kosovo, province du sud de la Serbie.

    "Le gouvernement de la Serbie ne va pas cesser de tenir les Etats-Unis pour responsables d'avoir violé le droit international et séparé une partie du territoire de la Serbie d'une manière violente", a-t-il déclaré à l'agence Tanjug.

    Signe de la tension croissante dans la partie nord du Kosovo, où les Serbes sont majoritaires, le Représentant spécial de l'UE au Kosovo, Pieter Feith, a indiqué samedi avoir décidé du retrait du personnel chargé de préparer le déploiement de la mission Eulex de l'UE.

     
  • Algarade au Salon de l'agriculture!

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    Salon de l'agriculture 23 février 2008

     AFP. La visite de Nicolas Sarközy au Salon de l'agriculture samedi matin a été marquée par un échange d'invectives entre un visiteur et le président, séquence filmée qui a été diffusée dans la soirée sur le site Le Parisien.fr.

    Très entouré, souriant, le chef de l'Etat prenait un bain de foule et serrait des mains quand un visiteur d'un certain âge et portant des lunettes lui a lancé: "ah non, touche-moi pas".

    "Casse-toi, alors", a répondu M. Sarközy.

    "Tu me salis", a enchaîné le badaud.

    "Casse-toi, casse-toi alors pauvre con va..." a lancé le président, avant de reprendre son parcours mouvementé.

    Interrogé samedi soir sur l'incident, l'Elysée s'est refusé à tout commentaire.

    Le 6 novembre, une autre algarade était aussi suscité de nombreuses réactions chez les internautes: elle avait opposé le président à un marin-pêcheur du Guilvinec, "Juju", Julien Guillamet, 21 ans qui, perché sur une terrasse de la criée de ce port breton, l'avait invectivé.

    M. Sarközy lui avait demandé de descendre s'expliquer. "Si je descends, je te mets un coup de boule", avait répliqué le jeune homme, sautant une barrière avant d'être arrêté par les services de sécurité.

  • Kosovo: la solidarité musulmane va-t-elle fonctioner?

    La liste des pays prêts à reconnaître le Kosovo indépendant s'accroît progressivement. Mais de nombreux pays, dont des Etats arabes et musulmans, hésitent encore, bien que Washington les pousse à faire preuve de solidarité avec les musulmans du Kosovo. Quelle en est la cause?

    Au cours d'un point de presse qui a suivi la proclamation de l'indépendance du Kosovo, le sous-secrétaire d'Etat américain pour les affaires politiques Nicholas Burns a salué la reconnaissance de cette démarche par l'Organisation de la conférence islamique (OCI) et donc par les gouvernements des Etats faisant partie de cette structure: "Nous considérons comme très positif le fait qu'un Etat musulman, un Etat à majorité musulmane, ait été créé aujourd'hui".

    C'est aux Européens de décider si M. Burns a raison ou pas. Même sans cela, les médias occidentaux, y compris américains, débordent de préoccupations liées à la création d'une enclave musulmane au sein de l'Europe, qui pour l'instant demeure majoritairement chrétienne. La question de l'identité européenne est des plus douloureuses. Elle se pose sans cesse, tantôt lors de l'examen de la Constitution européenne et des perspectives d'adhésion de la Turquie à l'UE, tantôt lors du règlement des problèmes des immigrés, ou bien encore pendant les troubles qui ont suivi la publication de caricatures de Mahomet dans la presse européenne. Mais, répétons-le, cette discussion est l'affaire des Européens et non des Etats-Unis. De même que les nouvelles tentatives de Washington de jouer sur le facteur islamique.

    A l'heure actuelle, la question la plus importante est de savoir si le cas du Kosovo constituera un précédent pour d'autres territoires. C'est là que réside la cause de l'incertitude de nombreux pays, dont des Etats musulmans, quant à l'opportunité de reconnaître l'indépendance du Kosovo, du moins, ils ne s'empressent pas de figurer parmi les premiers à le faire. Le simple facteur de la solidarité islamique, sur lequel comptaient les Etats-Unis, n'est pour l'instant pas "opérationnel".

    Parmi les premiers pays membres de l'OCI à avoir reconnu, presque immédiatement, l'indépendance du Kosovo, on trouve la Turquie, l'Afghanistan et le Sénégal. Trois Etats sur les presque soixante membres de cette organisation. Les autres attendent, en premier lieu à cause de la menace potentielle d'une scission intérieure et/ou d'une éventuelle déstabilisation de la situation chez leurs voisins.

    Citons simplement quelques zones potentiellement dangereuses: l'Iran, avec des enclaves kurdes et azerbaïdjanaises, le Maroc, avec son problème du Sahara occidental et les troubles réguliers au sein de la population berbère. Le même problème berbère se pose en Algérie. Ajoutez-y d'importantes communautés chiites installées sur les territoires des monarchies du golfe Persique. Les chiites constituent près des deux tiers de la population du Bahreïn, environ 15% en Arabie Saoudite, 11% au Qatar, et 17% aux Emirats arabes unis. Les relations entre ces communautés et le pouvoir central sont loin d'être faciles. La situation en Syrie est, elle aussi, potentiellement explosive. Bien qu'apparemment, la situation soit stable, il suffirait pour le pouvoir central de fléchir quelque peu pour que les conflits intercommunautaires deviennent manifestes. Nul ne doute cependant que la situation dans ce pays est loin d'être aussi difficile qu'au Liban et en Irak.

    D'ailleurs, aucun habitant de ces zones explosives n'a encore eu le courage de se déclarer prêt à suivre l'exemple kosovar. Et ce, pas seulement parce que, du point de vue juridique et politique, il ne serait pas tout à fait justifié de comparer ces situations avec celle du Kosovo. Le danger de l'indépendance du Kosovo réside en premier lieu dans le fait que cette décision a été prise sans l'aval des Nations unies, grâce uniquement au soutien des Etats-Unis et de certains Etats européens. C'est-à-dire que la conjoncture politique l'a emporté sur le droit international. Par conséquent, tous ceux qui souhaiteront suivre l'exemple des Albanais du Kosovo pourront jouer le même jeu. Tout dépend de ce qui est le plus avantageux pour Washington. Et c'est justement ce que cherchent à comprendre ceux qui pourraient éventuellement suivre la voie kosovare et ceux qui redoutent la réalisation d'un tel scénario dans leurs pays.

    Ce n'est pas un hasard si, quelques jours après la proclamation de l'indépendance du Kosovo, les Kurdes ne se sont toujours pas décidés à suivre cet exemple. Et ce, bien que le problème kurde soit le plus souvent cité par analystes et médias, notamment aux Etats-Unis et en Turquie, dans ce contexte. La question est de savoir comment dire "non" aux Kurdes en ayant dit "oui" au Kosovo.

    La situation kurde rappelle beaucoup celle du Kosovo. Mais la donne politique n'est pas favorable aux Kurdes. La plus grande part des territoires majoritairement kurdes se trouvent répartis dans quatre pays: Turquie, Irak, Iran et Syrie. Aussi grand que soit le désir de Washington de piquer au vif Damas et Téhéran, il ne sapera jamais les intérêts d'Ankara, son partenaire et allié de longue date. Qui plus est, les Américains ne se mêlent pas des opérations militaires menées par la Turquie contre les "séparatistes kurdes". En ce qui concerne les Kurdes irakiens, ils ont eux-mêmes besoin du soutien des Etats-Unis, qui leur garantit la sécurité et de considérables dividendes politiques et économiques. C'est pour cette raison que les Kurdes ne se jettent pas sur l'occasion d'être les premiers à emboîter le pas aux Albanais du Kosovo, et qu'Ankara peut déclarer sans crainte qu'il reconnaît l'indépendance du Kosovo.

    A la différence des Kurdes, les Palestiniens, eux, ne sont pas restés muets. Yasser Abd Rabbo, l'un des conseillers du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, vient de déclarer que les Palestiniens pourraient suivre l'exemple du Kosovo et proclamer unilatéralement la création d'un Etat indépendant si le dialogue avec Israël ne donnait pas les résultats escomptés. Ceci a, il est vrai, été aussitôt démenti par d'autres hommes politiques palestiniens de haut rang, dont Mahmoud Abbas, qui préconise la poursuite des négociations. Encore une fois, la question n'est pas de savoir si la situation ici ressemble ou non à celle du Kosovo, aussi grande que soit l'aspiration de Washington à tout réduire à cela, quand il prétend que la proclamation de l'indépendance du Kosovo est un cas unique. Tout est beaucoup plus simple: pour l'instant, les Etats-Unis soutiennent par tous les moyens, et même promeuvent, la poursuite des négociations palestino-israéliennes et insistent sur une proclamation rapide de l'indépendance de la Palestine. Si la donne change, les Palestiniens se souviendront sans aucun doute de l'exemple du Kosovo. Et ils seront soutenus dans cette voie par d'autres forces dans le monde musulman.

    En attendant, la majorité des gouvernements continuent à calculer ce qui leur reviendra le plus cher, reconnaître l'indépendance du Kosovo ou bien conserver la neutralité sur cette question.

    (Source: RIA Novosti - 22.02.08) 

  • Une police scientifique digne des "Experts"?

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    De vrais experts « made in France », de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale. De gauche à droite : le lieutenant Déborah Donadille, le capitaine Xavier Desbrosse, le lieutenant-colonel Jean-François Voillot, l'adjudant Christine Levant et le gendarme Christophe Villena. Crédits photo : Le Figaro Magazine

    1 800 gendarmes et 1 500 policiers formés aux techniques d'identification criminelles, 600 personnels scientifiques supplémentaires... Le ministre de l'Intérieur met la police technique et scientifique au premier rang de ses priorités.

    Le Figaro Magazine: Vous annonciez en début d'année votre souhait de développer la police scientifique. Où en êtes-vous?

    Michèle Alliot-Marie Pour moi, la police technique et scientifique (PTS) est «la» priorité. Dès mon arrivée au ministère de l'Intérieur, j'ai voulu lui consacrer des moyens financiers spécifiques. Ils figurent déjà dans le budget 2008, et j'ai inscrit cette priorité financière dans la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi) qui devrait être votée au printemps. Elle comprendra également des dispositions destinées à renforcer la lutte contre la grande criminalité, le trafic de drogue, l'économie souterraine...

    Pourquoi la police scientifique?

    Pour trois raisons. D'abord, parce qu'elle permet d'élucider un plus grand nombre d'affaires. Ensuite, parce qu'elle constitue un moyen de rendre justice à la victime en retrouvant ceux qui lui ont causé un dommage. Enfin, parce que c'est un élément essentiel de la dissuasion : j'en suis persuadée, plus vous avez de risques d'être retrouvé, plus vous hésitez à commettre un délit. La société évolue, la délinquance change, et je veux donner à la police et à la gendarmerie un temps d'avance technologique sur les délinquants. Voilà pourquoi j'attache tant d'importance à la PTS.

    Quel est votre projet?

    Je veux que la PTS, utilisée aujourd'hui essentiellement pour les crimes et les délits les plus graves, devienne une police technique et scientifique de masse. Elle donne en effet des résultats excellents puisqu'elle permet un taux d'élucidation de plus de 80 %. Mon objectif est d'arriver, en 2010, à ce que 100% des cambriolages commis, 100 % des véhicules signalés volés et découverts, 100% des délits de voie publique fassent l'objet d'investigations de la PTS, dès lors qu'il existe des traces exploitables. Je veux que la police et la gendarmerie procèdent systématiquement aux relevés d'empreintes digitales et palmaires des personnes gardées à vue. Pour y parvenir, je vais étendre l'automatisation de ces relevés par la multiplication des bornes d'identification. Il en existe déjà 300 en France (bornes T1 et T4). Nous en mettrons 400 supplémentaires en service d'ici à 2010.

    Il va falloir des moyens considérables.

    Oui. Nous allons améliorer quantitativement et qualitativement nos capacités, qu'elles soient humaines ou matérielles. La gendarmerie nationale dispose aujourd'hui de 480 militaires se consacrant à la PTS, les techniciens d'identification criminelle (TIC). D'ici à 2010, elle en formera 1 800 supplémentaires. Dans le même temps, la police nationale disposera de 1 500 policiers polyvalents en plus des 1 100 d'aujourd'hui. Elle pourra également recruter 600 personnels scientifiques supplémentaires. Je veux créer une filière pour les policiers et gendarmes spécialisés qui leur permettra de faire tout ou partie de leur carrière dans la PTS.

    Comment allez-vous financer un pareil projet?

    Le coût global du plan PTS est de 40 millions d'euros : 2 millions ont déjà été débloqués pour 2008, et 38 sont prévus par la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi 2009-2014). Le coût de la formation et de l'accompagnement des personnels représente à lui seul 3 millions d'euros.

    Cette «police technique et scientifique de masse» va forcément provoquer une consultation énorme des fichiers. Comment allez-vous gérer ce problème?

    C'est vrai que nous avons actuellement un problème avec les fichiers des empreintes digitales, le fichier automatisé des empreintes digitales (Faed), et des empreintes génétiques (Fnaeg). Ils sont saturés. Le Fnaeg va disposer d'un nouveau moteur de recherche qui lui permettra d'intégrer à vitesse immédiate toutes les informations qui lui parviennent. Le Faed compte d'ores et déjà 2,79 millions d'empreintes digitales et le Fnaeg, 650 000 empreintes génétiques, mais nous en relevons de plus en plus. Pour le seul mois de janvier, par exemple, nous avons envoyé 85 000 signalisations supplémentaires sur les deux fichiers, 60 000 au Faed et 25 000 au Fnaeg. Il est évident que c'est l'augmentation du nombre d'empreintes fichées qui permet ensuite de faire les recoupements nécessaires et d'élucider un plus grand nombre d'affaires. Nous arrivons déjà à mesurer l'efficacité du système. Sur ce même mois de janvier, nous avons constaté une augmentation sensible du nombre d'affaires de viols, agressions sur personnes et cambriolages élucidées grâce à des recoupements réalisés par les fichiers. Nous avons même fait un test sur des infractions de moindre importance : la police scientifique a été déterminante dans l'élucidation de 80 % des affaires en question, y compris pour des petits délits.

    Est-il question de regrouper les laboratoires de la police et de la gendarmerie nationale?

    Le problème n'est pas le regroupement. Les uns et les autres mutualisent de plus en plus leurs connaissances. Avoir, par exemple, des fichiers police et des fichiers gendarmerie qui ne sont pas connectés est une ineptie. Quand je suis arrivée au ministère de la Défense en 2002, il était impossible à des gendarmes d'avoir accès à des fichiers police et réciproquement. Leur mission est pourtant la même, et je sais que tous en sont de plus en plus convaincus. Quand je suis arrivée au ministère de l'Intérieur, j'ai garanti aux uns comme aux autres qu'ils garderaient leur identité. L'identité militaire de la gendarmerie ne sera pas remise en cause. J'étais avec le président de la République quand il l'a répété. Chacun peut donc se sentir conforté dans son identité propre. La vérité, c'est que la police comme la gendarmerie me font de plus en plus de propositions de mutualisation.

    La police technique et scientifique est un phénomène très à la mode et, par conséquent, un métier qui fait rêver de plus en plus de jeunes...

    C'est vrai, et nous allons utiliser le « vecteur » de la police scientifique dans le cadre des opérations de rapprochement entre population, police et gendarmerie. C'est pour les forces de l'ordre une image valorisante, plus moderne. Cette année, j'ai donc décidé de donner une ampleur particulière à la Journée sécurité intérieure nation, avec de nombreuses présentations de la police scientifique. C'est un moyen d'attirer des jeunes vers les métiers de la police et de la gendarmerie. Je veux leur dire que le métier des forces de l'ordre est doublement valorisant et moderne. C'est une démarche généreuse de s'engager dans la protection des autres. C'est aussi choisir une profession moderne et passionnante. Pour des jeunes, ce sont des perspectives de carrières intéressantes, qui leur permettront d'être toujours à la pointe de toutes les nouvelles technologies.

    (23.02.08)

    Espérons que tout cela se concrétisera dans les faits! Nous croulons sous les promesses! D'autre part, il ne s'agit pas seulement d'élucider des "affaires" mais de châtier  les coupables. Ceci est une toute autre histoire...