Pierre Bodein n'a d'humain que l'apparence
Accusé de trois meurtres atroces en 2004, Pierre Bodein va tenter une fois encore de convaincre les jurés de son innocence, lors de son procès en appel qui s'est ouvert mardi aux assises du Haut-Rhin.
Les parents des victimes et leurs avocats espérent pour leur part que les jurés ne se laissent pas prendre à «la comédie de l'innocence» jouée en première instance à Strasbourg par le multirécidiviste.
Encadré par deux policiers du GIPN, vêtu d'une veste «pied de poule» sur une chemise à petits carreaux, Bodein, 60 ans, s'est installé vers 9H15 sur le banc des accusés, un épais classeur vert à ses côtés.
Contrairement au procès devant les assises du Bas-Rhin, l'ancien maçon-coffreur s'est borné à répondre avec déférence aux rituelles questions sur son identité, sans chercher à clamer d'emblée son innocence.
Les greffières ont ensuite entamé la lecture de l'ordonnance de mise en accusation, un document de 300 pages résumant l'ensemble des faits reprochés à l'accusé. Sa lecture doit s'étaler sur deux jours et demi.
En juillet 2007, au terme de trois mois de procès et en dépit de ses constantes dénégations, «Pierrot le fou» avait été condamné à la perpétuité «incompressible» pour le meurtre d'Hedwige Vallée, 38 ans, de la séquestration, du viol et du meurtre de Jeanne-Marie Kegelin, 10 ans, et du viol et du meurtre de Julie Scharsch, 14 ans.
Les jurés l'avaient également condamné pour deux tentatives d'enlèvements.
Partiellement dénudés et atrocement mutilés, les corps avaient été retrouvés en juin et juillet 2004 dans la région de Barr et d'Obernai (Bas-Rhin), après d'intenses recherches.
En liberté conditionnelle depuis trois mois, Bodein avait été rapidement interpellé, confondu par des témoignages et des empreintes génétiques des victimes retrouvées dans sa voiture et sur des couteaux lui appartenant.
A Colmar, «Pierrot le fou» comparaît seul après l'acquittement en première instance de ses 18 coaccusés, dont des mineurs, poursuivis dans l'affaire Jeanne-Marie...
Mardi, il est apparu très attentif, secouant la tête à l'énoncé de faits le desservant et glissant de temps à autres à son avocat des documents extraits de son classeur.
«Pierre Bodein a l'air particulièrement réactif mais comme d'habitude, c'est de façon désordonnée et décousue», a commenté en marge de l'audience son défenseur, Me Renaud Bettcher.
«C'est quelqu'un qui ne peut pas se freiner mais je lui ai demandé d'avoir une attitude décente», a-t-il souligné.
Ce procès sera celui «de l'ADN», a-t-il encore prédit, avant d'ironiser sur un dossier «tellement 'simple' qu'il fait plus de 22.000 pages».
Pierre Bodein va «rejouer la comédie de l'innocence» et «essayer de tromper ses juges, mais je fais confiance aux jurés pour qu'ils le sanctionnent avec la vigueur qui convient», a martelé l'avocat des proches de Julie, Me Thierry Moser.
Me Arnaud Friederich, conseil de la famille d'Hedwige, a fustigé un Bodein «obséquieux, content de revenir sur le devant de la scène» sans même un seul «regard pour les victimes».
Si la famille de Jeanne-Marie ainsi que leur avocat étaient absents en ce premier jour d'audience, les proches d'Hedwige et de Julie étaient présents.
«On est là pour Julie mais on subit comme on l'a fait en 2007», a sobrement indiqué la mère de la jeune fille, Françoise Scharsch, qui milite avec la Fondation Julie pour le durcissement des textes envers les criminels qui présentent de «forts risques de récidive».
Le verdict est attendu à partir du 2 octobre.
Les parents des victimes et leurs avocats espérent pour leur part que les jurés ne se laissent pas prendre à «la comédie de l'innocence» jouée en première instance à Strasbourg par le multirécidiviste.
Encadré par deux policiers du GIPN, vêtu d'une veste «pied de poule» sur une chemise à petits carreaux, Bodein, 60 ans, s'est installé vers 9H15 sur le banc des accusés, un épais classeur vert à ses côtés.
Contrairement au procès devant les assises du Bas-Rhin, l'ancien maçon-coffreur s'est borné à répondre avec déférence aux rituelles questions sur son identité, sans chercher à clamer d'emblée son innocence.
Les greffières ont ensuite entamé la lecture de l'ordonnance de mise en accusation, un document de 300 pages résumant l'ensemble des faits reprochés à l'accusé. Sa lecture doit s'étaler sur deux jours et demi.
En juillet 2007, au terme de trois mois de procès et en dépit de ses constantes dénégations, «Pierrot le fou» avait été condamné à la perpétuité «incompressible» pour le meurtre d'Hedwige Vallée, 38 ans, de la séquestration, du viol et du meurtre de Jeanne-Marie Kegelin, 10 ans, et du viol et du meurtre de Julie Scharsch, 14 ans.
Les jurés l'avaient également condamné pour deux tentatives d'enlèvements.
Partiellement dénudés et atrocement mutilés, les corps avaient été retrouvés en juin et juillet 2004 dans la région de Barr et d'Obernai (Bas-Rhin), après d'intenses recherches.
En liberté conditionnelle depuis trois mois, Bodein avait été rapidement interpellé, confondu par des témoignages et des empreintes génétiques des victimes retrouvées dans sa voiture et sur des couteaux lui appartenant.
A Colmar, «Pierrot le fou» comparaît seul après l'acquittement en première instance de ses 18 coaccusés, dont des mineurs, poursuivis dans l'affaire Jeanne-Marie...
Mardi, il est apparu très attentif, secouant la tête à l'énoncé de faits le desservant et glissant de temps à autres à son avocat des documents extraits de son classeur.
«Pierre Bodein a l'air particulièrement réactif mais comme d'habitude, c'est de façon désordonnée et décousue», a commenté en marge de l'audience son défenseur, Me Renaud Bettcher.
«C'est quelqu'un qui ne peut pas se freiner mais je lui ai demandé d'avoir une attitude décente», a-t-il souligné.
Ce procès sera celui «de l'ADN», a-t-il encore prédit, avant d'ironiser sur un dossier «tellement 'simple' qu'il fait plus de 22.000 pages».
Pierre Bodein va «rejouer la comédie de l'innocence» et «essayer de tromper ses juges, mais je fais confiance aux jurés pour qu'ils le sanctionnent avec la vigueur qui convient», a martelé l'avocat des proches de Julie, Me Thierry Moser.
Me Arnaud Friederich, conseil de la famille d'Hedwige, a fustigé un Bodein «obséquieux, content de revenir sur le devant de la scène» sans même un seul «regard pour les victimes».
Si la famille de Jeanne-Marie ainsi que leur avocat étaient absents en ce premier jour d'audience, les proches d'Hedwige et de Julie étaient présents.
«On est là pour Julie mais on subit comme on l'a fait en 2007», a sobrement indiqué la mère de la jeune fille, Françoise Scharsch, qui milite avec la Fondation Julie pour le durcissement des textes envers les criminels qui présentent de «forts risques de récidive».
Le verdict est attendu à partir du 2 octobre.
Leparisien.fr avec AFP- 09.09.08
PEINE DE MORT

Commentaires
Pierrot le fou si jeune ?
Mais ni avait -il pas du côté de Marseille dans les années 50 un truand nommé Pierrot le fou.
Peine de mort, oui... mais pas en catimini : en place publique !!!
@mélanie: même surnom, mais ce n'est pas le même individu! Le premier Pierrot le fou était un gangster, pas un tueur et un violeur d'enfants et de jeunes femmes.
@ mélanie: il a 60 ans sur la photo que j'ai placée. C'est dans la note.
@ Gaelle j'ai mangé à côté de Pierrot le fou dans un restaurant à Marseille il me trouvait très sage et que je me tenais bien à table. souvenir d'enfance !
A Mélanie : si je comprends bien, ce Pierrot le Fou avait du savoir vivre et enseignait les bonnes manières !
@ abad je ne sais, il était à la table voisine de la notre. Ayant eu des parents et grands parents très à cheval sur l'étiquette à table je me faisais souvent remarquer sur ma manière très académique de manger. Lui même se tenait tèrs bien à table mais se plaignait des manières de son entourage. Voilà pourquoi il m'avait sans doute remarquée.
Chère Mélanie, je ne sais pas si vous pouvez répondre à ma curiosité, mais je pose quand même ces questions. A cette époque, Pierrot le fou était donc libre ? Et comment avez-vous su qu’il s’agissait de lui ?
@ abad
Mon père était marin et comme nous n'étions pas nourris à bord du bateau pendant l'escale l'on mangeait au restaurant. Et mon père aimait ce restaurant il parlait souvent au patron. Et un jour, le patron à la fin du repas est venu bavarder en apportant la note. Pierrot le fou à demandé au patron de le présenter. Ce qui fut fait.
@ abad j'ai oublié le nom du restaurant c'était : le caribou
Merci, chère Mélanie, pour ces intéressantes précisions.
@ abad si vous avez envie de connaitre la vie intime de Doriot ! mais nous risquons de lasser. Et ce n'est pas le sujet.
A Mélanie: mais bien sûr que ça m'intéresse! Là, vous excitez ma curiosité. Mais c'est à Gaëlle de décider si cela vaut le coup, si cela l'intéresse aussi, et si ces choses peuvent être racontées sur internet. Si oui, je suis preneur! Merci d'avance.
c'est très intime. Et en fait je ne me voie pas raconter ça dans le salon de Gaelle. Alors si avec Gaelle vous trouvez un moyen plus discret je veux bien vous raconter. Je le tiens d'une personne qui ne faisait pas mystère de ses aventures et de ses relations..
Je comprends. Peut-être que Gaëlle nous trouvera une solution.
Abad Ne vous en faites pas lorsque nous serons dans le même goulag j'ai en mémoire des faits à alimenter nos longues journées pendant quelque temps. Et vous en oublierez le goulag surtout si vous êtes comme je le pense, très curieux
@Mélanie
Doriot le communiste?
Pierrot le fou, le vrai, celui de Mélanie, s'appelait Pierre Loutrel. Il venait de la Meuse, je crois. C'est un gangster qui écuma à Paris pendant la guerre, et après, avec Bouchesèche, Jo Attia, Naudy, etc...Un gros braqueur, de banque, de tickets de rationnement, etc... Pourquoi le fou? Parce-qu'il souriait tout le temps, on pensait qu'il était fou. Ils étaient plus ou moins protégés par la gestapo, et la police française ne pouvait ainsi rien contre eux. Attia se retrouva dans les camps, mais avec sa maîtrise de l'allemand, s'en sortit par le haut, et finit ses jours dans les années 70, sans aucune condamnation! Naudy, avant la libération, descendit à Toulouse, s'infiltra dans la résistance, et refroidi un grand ponte de la gestapo, en plein rue, devant les résistants ébahis. Il fût ainsi propulsé chef, et pût ainsi diriger l'épuration à la libération....
Sinon, mon arrière grand-mère a logé, sans le savoir, Bonnaud, l'anarchiste, pour une nuit.
Nous ne nous ennuierons pas dans notre goulag.C'est rassurant.
Merci Arauris je ne connaissais pas l'origine de Pierrot le fou.
Il y a bien longtemps il y avait les veillées pour la transmission de toutes les petites nouvelles et anecdotes.
Aujourd'hui il y a Internet.
Oui Doriot au départ était communiste et je ne sais trop pourquoi il est dévenu très anti-communiste. Chez certain le changement d'orientation c'était du pipeau. Alors que chez Doriot c'était vraiment sincère. Dans le privé il avait honte de l'avoir été.
Contrairement à la "faune" qui sévit aujourd'hui, nombre de gangsters marseillais avaient de l'éducation et un certain sens de l'honneur (certes régi par leurs propres codes). Feu mon beau-père, lorsqu'il était jeune, fréquentait un établissement de nuit qui appartenait à la famille Guérini. Comme il aimait jouer du piano, il lui arrivait, de temps en temps, de demander au pianiste de lui céder sa place. C'est ainsi qu'il fit la connaissance de Mémé Guérini. Un soir, alors qu'il sortait de l'opéra de Marseille, il s'aperçut que sa voiture lui avait été volée. Ayant parlé de ce vol à un proche de Guérini, ce dernier a eu vent de l'affaire. Quelques jours plus tard, mon beau-père a retrouvé sa voiture garée à quelques pas de sa porte d'entrée...
@ mélanie rault : sauf erreur, le Caribou est situé place aux huiles, non ? Pas étonnant... les "huiles" mangent si souvent avec les truands, normal qu'ils se retrouvent sur la même place ! (je précise que je parle point de votre père en disant cela, mais vous m'aviez parfaitement compris...)
@le photon: il me semble que le Caribou est place Thiars? Ce n'est pas bien loin de la place aux Huiles, certes...
Au fait à l'époque le Caribou était tenu par un des lieutenants de Pierrot le fou.
@ le photon ce qui est drôle dans votre allusion aux huiles c'est que mon père était mécanicien et vivait donc entouré d'huile ...de moteur. Il était sur le Pasteur qui faisait le transport de troupes pour l'indochine. A chacune des arrivées du bateau il y avait des manifestations des communistes pas du tout sympathiques. L'équipage du Pasteur disait aux enfants, ( nous étions nombreux) surtout si l'on vous demande sur quel bateau vous êtes, ne répondez pas. Encore la gentillesse des cocos. Marseille c'est beaucoup de souvenirs d'enfance.
A Mélanie : Très intéressant, ce que vous nous dites à propos du Pasteur : on vous demandait de cacher le fait que vous étiez sur un transporteur de troupes pour l’Indochine ; autrement dit la France avait honte de faire cette guerre, alors qu’il s’agissait de défendre les intérêts de la France et la liberté des peuples, dont le peuple d’Indochine, contre le communisme et les soviétiques. Le gouvernement n’était même pas capable de (je devrais dire : ne voulait pas) faire respecter ses propres décisions. Mais quelle guerre héroïque pour nos soldats ! Quel contraste avec cette guerre infâme d’Afghanistan, menée contre les intérêts de la France, contre la liberté des peuples, même pas celle du peuple Afghan. Et tous les merdiats et politicards français sont à fond pour cette ignoble guerre, se moquent éperdument de nos morts et nous cachent la vérité. Au contraire, leurs familles sont manipulées pour le besoin de la propagande au profit des mondialistes apatrides et cosmopolites.
PS : je me demande si Pierrot le fou, sachant que vous et votre père veniez du Pasteur, n’a pas voulu rendre une sorte d’hommage aux combattants d’Indochine.