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  • Son frère est mort du sida le 4 juillet 2006

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    Gilberta Bruni Tedeschi, dite Carla Bruni, est née le 23 décembre 1967

    Depuis quelque temps déjà, Carla Bruni-Sarközy, 40 ans, mariée au chef de l'Etat depuis février, tenait à s'engager dans une cause bien à elle. Elle a franchi un premier pas hier, en devenant ambassadrice du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme, une organisation associant des gouvernements et le secteur privé pour aider les malades des pays démunis.

    Brushing impeccable, tailleur-pantalon noir et haut bleu lavande, ruban rouge accroché au revers, la première dame, après avoir reçu « le Parisien » - « Aujourd'hui en France », a donné hier sa première conférence de presse, à deux pas de l'Elysée, à l'hôtel de Marigny... avec un Nicolas Sarközy attentif en coulisses !

    En quoi va consister votre action d’ambassadrice du Fonds mondial contre le sida ?

    Carla Bruni-Sarközy.
    D’abord à attirer l’attention sur le travail extraordinaire réalisé par cet organisme. Il a vraiment favorisé l’accès aux soins, notamment dans les pays où il n’y avait pas de médicaments, comme en Afrique. Je profiterai de mes déplacements à l’étranger avec mon mari pour exercer mes nouvelles fonctions. Je ne serai plus uniquement dans la représentation.

    Concrètement, qu’allez-vous faire ?

    Je ne vais pas seulement lever des fonds. Dans bien des cas, il y a des médicaments, mais les malades ne les prennent pas. Car la maladie est encore diabolisée dans certains pays. Je veux donc faire un travail d’éducation sur le sida, notamment auprès des femmes. Une mère séropositive peut, grâce à certains traitements, donner naissance à un enfant sans lui transmettre le virus. Or, beaucoup de femmes dans le monde l’ignorent.

    Le sida a frappé un de vos proches…

    Oui, mon frère (NDLR : Virginio, décédé en 2006) . A travers lui, j’ai observé la maladie de près. Il a eu la chance d’être soigné en France. Il n’a pas résisté à la maladie, mais a bénéficié de toutes les armes médicales et psychologiques. Mon frère a tout de même vécu vingt ans avec le sida. Il l’a attrapé très tôt, avant les traitements actuels : s’il l’avait contracté un peu plus tard, je pense qu’il serait encore vivant…

    Vous faites partie de la « génération sida », qui a débuté sa vie amoureuse avec le préservatif. Avant d’être mariée, vous vous protégiez ?

    Oui, comme tous les gens de mon âge et pour lesquels la conscience du sida date du début des années 1980. On s’est habitué à ce mal, or il reste mortel. Il faut se protéger.


    Dans les "quartiers difficiles", (musulmans) le sida reste tabou. Le Comité des familles pour survivre au sida voudrait vous rencontrer. Y êtes-vous prête ?

    Bien sûr. Tout ce qui se passe en banlieue m’intéresse particulièrement.

    Justement, on vous a vue dernièrement avec Fadela Amara. Comptez-vous mener des actions communes ?
    C’est une femme avec qui je me sens des points communs. Elle n’a pas de formation politique, vient du milieu associatif. Elle est courageuse parce qu’elle aurait pu y rester, elle faisait du bon travail. Là où elle est maintenant, c’est plus compliqué : il est plus facile d’être rebelle et de dénoncer que d’être aux prises avec la réalité. Je suis prête à l’épauler.

    Pour vous aussi, il est plus difficile d’être de ce côté de la barrière ?

    Oui. En tant qu’artiste, je pouvais m’exprimer de façon humaine, politique, militante. En tant qu’épouse du chef de l’Etat, je fais attention. Exprimer mon opinion a forcément des répercussions. En revanche, on peut être plus efficace.

    Allez-vous vous engager pour d’autres causes ?

    Oui. Plusieurs causes me tiennent à coeur : la pauvreté, l’éducation, tout ce qui est source d’inégalités. Cela paraît un discours simple, mais je crois que ce sont des domaines où je peux apporter quelque chose. J’ai participé à beaucoup de choses en tant qu’artiste, mais jamais rien organisé. Je veux mettre ma vie d’avant au service de ces causes. Sensibiliser les artistes que je connais pour monter des événements. Je suis en train de créer ma propre fondation. J’espère pouvoir l’annoncer début 2009.

    Avez-vous des modèles parmi d’autres premières dames ?

    Tous les exemples m’inspirent, de Lady Di à Bernadette Chirac. Toutes les femmes qui sont dans cette position privilégiée, très médiatisée et qui en font quelque chose me paraissent très intéressantes.

    Quel bilan faites-vous au bout de dix mois à l’Elysée ?

    J’ai essayé de m’adapter. En France, être l’épouse du chef de l’Etat n’est pas un métier, mais une fonction. Il n’y a pas d’apprentissage, chacun en fait ce qu’il veut. Je suis déjà heureuse si les Français trouvent que je représente bien le pays.

    Le président vous donne-t-il des conseils ?

    Il m’en donne lorsque je lui en demande, mais je reste une femme libre. Il serait satisfait si, durant son mandat, je pouvais aider les autres sur un autre terrain que la politique.

    Que vous inspire l’élection de Barack Obama ?

    Elle a enthousiasmé tout le monde et moi avec. Je suis impatiente de le rencontrer. Mais l’élection de mon mari aussi a montré une volonté de changement énorme. Mon mari est un immigré de deuxième génération et moi-même une immigrée de première génération !

    Un an après votre rencontre, vous êtes toujours aussi amoureuse ?

    Tout à fait amoureuse. Quand des vies sont aussi publiques que les nôtres, la vie intime augmente aussi en intensité. C’est une bulle qu’on entretient au quotidien.

     

    Le Parisien -02.12.08

  • Sabotages SNCF: 3 libérés, Julien Coupat et son amie restent en prison

    La cour d'appel de Paris a ordonné mardi la remise en liberté de trois des cinq jeunes jeunes gens incarcérés dans l'affaire des sabotages des lignes TGV, un "premier pas" salué par leur avocate, Me Irène Terrel.

     
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    Des neuf personnes mises en examen dans ce dossier, seuls Julien Coupat, chef présumé de ce groupe "anarcho-autonome" autobaptisé "cellule invisible", et sa compagne, Yldune L., ont été maintenus en détention par la chambre de l'instruction de la cour d'appel.

    Le parquet général avait requis le maintien en détention des cinq personnes.

    Gabrielle H, Benjamin R et sa compagne Manon G, ont obtenu leur remise en liberté sous contrôle judiciaire. Ils devaient être formellement libérés mardi en fin de journée.

    Gabrielle H. a été mise en examen le 15 novembre pour destructions en réunion et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Benjamin R. et Manon G. sont poursuivis pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

    Leur contrôle judiciaire leur interdit notamment d'entrer en relation les uns avec les autres.

     Ne restent en détention que Julien Coupat, 34 ans et sa compagne, Yldune L., 25 ans. Il est poursuivi pour le chef criminel de direction d'une entreprise terroriste et le délit de destructions en réunion à visée terroriste. Yldune a été mise en examen pour ce dernier délit et celui d'association de malfaiteurs.

    "C'est une victoire relative, il y a deux personnes qui restent en détention", a rappelé Me Terrel.

    "C'est un premier pas, c'est quand même un désaveu assez radical de toute cette procédure", a ajouté devant la presse l'avocate pour qui la justice a été "soumise à une pression infernale" et les jeunes gens "traités de terroristes et salis dans toute une série de médias".

    "Le combat continue", ont lancé les parents de Julien Coupat, très marqués par le maintien en détention de leur fils qu'ils n'ont pas vu depuis son interpellation le 11 novembre malgré leur demande de parloir.

    Une trentaine de manifestants sont venus de nouveau au palais de justice de Paris apporter leur soutien aux mis en examen, aux cris de "Libérez les prisonniers", avant d'être reconduits vers la sortie par un imposant dispositif de gendarmes.

    Présente parmi les manifestants, la responsable Verts, Cécile Duflot, a jugé "scandaleux" le maintien en détention de Julien Coupat et sa compagne. "On peut très bien mener l'enquête sans placer en détention ces jeunes personnes. Cela montre une judiciarisation de la société", a-t-elle dit.

    Les motivations de la chambre de l'instruction n'ont pas été précisées. Gabrielle et Yldune sont poursuivies pour les mêmes motifs. L'une est libérée, l'autre pas.

    Une source proche du dossier a émis l'hypothèse que le maintien en détention de Julien Coupat et d'Yldune était lié au signalement par les autorités américaines de leur présence à la frontière canadienne.

    Les deux jeunes gens avaient participé en janvier à une manifestation devant un centre de recrutement de l'armée américaine à New York, visé deux mois plus tard par un attentat qui n'avait pas fait de victime...

    Les quatre autres personnes également mises en examen le 15 novembre pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste dans ce dossier avaient été placées sous contrôle judiciaire. AFP. 02.12.08

    Une gifle pour MAM! Pendant ce temps, les vrais coupables courent toujours...

  • L'Allemagne en quête de ses trésors culturels pillés par l'Armée rouge

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    Vitraux de la Marienkirche restitués par la Russie - Francfort sur l'Oder (Allemagne)
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    Vitrail de la Marienkirche

    Tableaux de maîtres, bijoux mérovingiens ou précieux manuscrits: depuis plus de 60 ans, l'Allemagne se bat avec un succès inégal pour récupérer les trésors artistiques emportés en URSS par l'Armée rouge après 1945.

    Lundi, Berlin a marqué un point dans ce combat en prenant livraison à Francfort-sur-l'Oder (est) de six précieux vitraux du Moyen-Age, conservés à Moscou depuis 1946 et que la Russie a finalement consenti à rendre.

    Cette restitution montre qu'"avec de la bonne volonté des deux côtés et malgré tous les problèmes, des progrès sont possibles, même si c'est à petits pas seulement", a observé le ministre allemand de la Culture Bernd Neumann, qui a "remercié" la Russie.

    En 1958, le Kremlin avait rendu à l'Allemagne de l'Est pas moins de 1,5 million d'oeuvres, dont le monumental autel de l'antique Pergame, aujourd'hui l'une des principales attractions des musées de Berlin.

    Mais cinquante ans plus tard, les sujets de contentieux avec Moscou et Kiev restent innombrables dans ce dossier, qui n'a rien à voir avec l'épineuse question des oeuvres d'art volées aux juifs par les nazis.

    M. Neumann a vu lundi dans la restitution des vitraux un "encouragement" à continuer le combat pour récupérer les autres oeuvres disparues.

    La situation dépend toutefois du bon vouloir de Moscou: en 1997, les députés russes ont privé l'Allemagne de tout droit sur les oeuvres saisies après la défaite hitlérienne, estimant que ces confiscations avaient valeur de compensation pour les dommages infligés au patrimoine russe pendant la guerre.

    "De nombreux musées russes ont été systématiquement dépouillés" par la Wehrmacht, a souligné lundi à Francfort-sur-l'Oder l'ambassadeur de Russie en Allemagne Vladimir Kotenev.

    En conséquence, la Russie refuse catégoriquement de rendre à Berlin le célèbre trésor de Priam, découvert en 1873 sur le site de la cité antique de Troie par l'archéologue allemand Heinrich Schliemann, et conservé depuis six décennies au musée Pouchkine de Moscou.

    Certains de ces trésors contestés ont été montrés au public en Russie. En 2007, le musée Pouchkine, puis l'Ermitage de Saint-Pétersbourg, ont ainsi exposé quelque 700 objets précieux mérovingiens saisis en 1945 à Berlin, et que les Allemands croyaient disparus.

    En Ukraine, autre pays issu de l'ex-URSS, un couple de touristes allemands a découvert l'été dernier dans un musée de Simféropol (Crimée) 87 tableaux ayant appartenu avant-guerre à un musée d'Aix-la-Chapelle. Il en a informé l'établissement spolié, qui ignorait tout du sort des peintures et qui a justement inauguré en septembre une exposition sur ces oeuvres manquantes, intitulée "La galerie des ombres".

    La semaine dernière, le gouvernement allemand a fait savoir qu'il saisirait Kiev de ce dossier, dans l'espoir de récupérer les tableaux, sans cacher toutefois que les négociations s'annonçaient difficiles. L'Ukraine a "perdu beaucoup de ses biens culturels sous l'occupation allemande", ce qui rend ce dossier "sensible", a souligné le porte-parole de la diplomatie allemande, Jens Plötner.

    Un dossier qui ne concerne d'ailleurs pas que les pays de l'ex-URSS. Dans une enquête très fouillée publiée en août 2007, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel affirmait que l'armée française avait saisi après 1945 de nombreux tableaux issus d'un musée de Wuppertal (ouest).

    D'après le magazine, certains de ces chefs d'oeuvre, dont un Renoir et deux Delacroix, sont aujourd'hui exposés... au Musée du Louvre à Paris. Mais les autorités allemandes préfèrent se taire pour ne pas froisser leur allié français.

     
  • Les démons

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    L'icône de Staline et de la bienheureuse Matrona de Moscou, exposée dans l'église de la Sainte Princesse Olga à Strelna, le 29 novembre 2008
    (Cliquez sur l'image pour la voir en totalité et pouvoir l'agrandir)

    Dans une petite église orthodoxe de la banlieue de Saint-Pétersbourg, une icône pas comme les autres a trouvé sa place, sous le regard bienveillant des fidèles : elle représente Staline, imposant, aux côtés d'une sainte.

    L'icône a été commandée par un homme d'affaires, Alexandre Evseev, qui l'a offerte en septembre à l'église de la Sainte Princesse Olga à Strelna, à quelques encablures de la résidence d'été du tsar Pierre-le-Grand dans le golfe de Finlande.

    Elle représente une rencontre de Joseph Staline avec la bienheureuse Matrona de Moscou, qui aurait eu lieu dans la capitale soviétique à l'automne 1941 quelques mois après le début de l'offensive allemande contre l'URSS.

    Selon la légende, la sainte (1881-1952) aurait alors conseillé à Staline de ne pas quitter Moscou, alors que la Wehrmacht était aux portes de la ville, et lui aurait promis la victoire du peuple russe sur l'Allemagne nazie.

    Sur cette icône, "le petit père des Peuples", vêtu d'un pardessus militaire, se tient debout devant la sainte, assise près de la fenêtre. Aveugle de naissance, Matrona Nikonova, à qui l'on attribue des miracles, fut canonisée par l'Eglise orthodoxe après sa mort.

    "J'ai commandé cette icône parce que pour moi, Staline est un grand homme politique qui a gagné la guerre contre les nazis et créé l'Union soviétique", confie à l'AFP Alexandre Evseev.

    Il affirme avoir offert l'icône à l'église de la Sainte Princesse Olga à Strelna en raison "de l'amour et du respect" qu'il porte à ce lieu de culte et à son prêtre Evstafi.

    Cette petite église, à laquelle on ne peut accéder qu'après un kilomètre de sentier à pied à travers un vieux parc, est très fréquentée. Des dizaines de personnes y affluent le samedi et le dimanche, attirées par la personnalité du père Evstafi Jakov, 67 ans, qui officie là depuis huit ans.

    "Je ne connais aucun prêtre qui soit aussi bon, simple, sensible et pur que le père Evstafi", affirme Lidia Nikolaïeva, 55 ans. "S'il a accepté cette icône, il sait pourquoi", dit-elle, tout en assurant ne pas être "du tout staliniste"...

    Viatcheslav, un homme d'affaire d'une trentaine années, affirme lui aussi être loin d'admirer Staline mais se refuse néanmoins à tout jugement négatif sur l'icône.

    "Pour moi c'est la représentation d'un épisode historique de la vie de la sainte Matrona de Moscou", dit-t-il. "Je ne peux pas juger le credo politique du père Evstafi, c'est une personnalité unique, exceptionnelle, qui fait beaucoup de bien", conclut Viatcheslav.

    "Si cela pose problème à batiouchka (père) Evstafi, je retirerai mon icône", ajoute Alexandre Evseev dans une allusion à plusieurs articles sur le sujet dans la presse.

    Le père Evstafi, un homme grand et maigre à la longue barbe grise, ne cache pas pour sa part sa sympathie envers Staline et sa surprise devant "tant de bruit autour de cette icône".

    "Il y a deux types d'icônes : celles représentant des saints et celles sur des événements liés à la vie des saints", explique-t-il à l'AFP. 'Ce n'est pas une icône de Staline, c'est une icône de la bienheureuse Matrona", dit-il.

    "En ce qui concerne Staline, pour moi c'est un vrai père du peuple, qui a créé un Etat fort et une société morale. Après sa mort, la Nation a perdu son père et est devenu orpheline. Je voudrais que Staline revienne", lance le père Evstafi.

    Pour nombre de Russes, Staline reste avant tout l'artisan de la victoire sur les nazis, source d'une immense fierté nationale, et de l'empire soviétique, de Berlin-Est à Vladivostok, aujourd'hui défunt.

    Près de la moitié des Russes (47%) ont une perception positive de Staline, contre moins d'un tiers (29%) d'avis négatifs, selon un des derniers sondages sur la question publié en février 2006 par l'institut d'opinion russe FOM...

    AFP. 02.12.08

    Curieux, ce père Evstafi Jakov!