Extrait de l'opéra de Jules Massenet (1842-1912) inspiré par le roman de Goethe "Les souffrances du jeune Werther"
-
-
VIDEOS Autodafé à Jérusalem - Dans une école juive: "Israël, du Nil à l'Irak!"
-
VIDEO Des sionistes insultent Jésus-Christ
-
L'indépendance "supervisée" du Kosovo
La célébration du premier anniversaire de l'indépendance du Kosovo a été des plus discrètes : voilà exactement un an, le 17 février, l'ancienne province yougoslave (puis serbe) proclamait son indépendance, soutenue par l'UE (mais pas par tous ses membres) et les Etats-Unis.
Le télégramme du nouveau président américain Barack Obama, qui a promis de continuer à "soutenir l'indépendance", a été le plus important des messages envoyés. Ce télégramme était plus que modeste, mais le premier ministre de l'Etat à demi-reconnu, Hasim Thaci, a tout de même répondu : "Nous serons bientôt reconnus par le monde entier".
A ce jour, le Kosovo a été reconnu par 54 Etats, dont 22 membres de l'Union européenne. Ce n'est pas beaucoup, compte tenu que l'ONU regroupe environ 200 pays. Mais, d'un autre côté, ce n'est pas négligeable, car l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, qui ont proclamé leur indépendance en profitant du précédent du Kosovo, n'ont été reconnues, hormis la Russie, que par le Nicaragua.
Même l'Union européenne reconnaît que les germes de la démocratie au Kosovo ne donnent guère les résultats souhaités, malgré tous les attributs extérieurs (élections, parlement, police et armée entraînées par l'UE, tribunaux, etc.). Bref, le Kosovo ne correspond pas aux critères européens.
On avoue même à Bruxelles qu'il serait prématuré de parler actuellement d'indépendance totale du Kosovo. Le terme très étrange de supervised independence (indépendance supervisée), qui ne cadre nullement avec le droit étatique, a été choisi pour le Kosovo. Le Néerlandais Peter Feith, représentant officiel de l'UE au Kosovo, a employé ce terme à l'occasion de la "journée de l'indépendance". "Nous sommes toujours au stade de l'indépendance contrôlée", a-t-il déclaré à un groupe de députés du comité des affaires étrangères du Parlement européen, qui ont essayé d'y voir plus clair dans le statut du Kosovo. "Les conditions de base de l'indépendance ne sont pas encore remplies, à savoir : l'établissement d'un système législatif et judiciaire unique sur tout le territoire du Kosovo, la stabilité durable et l'entretien de bons rapports avec les voisins", a souligné Peter Feith.
Depuis décembre dernier, la mission juridique de l'UE, EULEX, assure le contrôle direct de la police, des organes de la justice et de la douane.
Bien que la police et l'armée soient constituées de Kosovars, les représentants de la minorité serbe en sont absents, à quelques exceptions près. La Force de sécurité du Kosovo (FSK), qui compte plus de 3000 hommes et dont la création a été soutenue par l'UE et l'OTAN, est considérée par les Serbes du Kosovo comme une véritable offense : pour eux, ce sont des bataillons spécialement formés en vue de dompter la minorité serbe.
"Cette force constitue une menace directe pour la sécurité nationale, la paix et la stabilité de toute la région", a déclaré le ministre serbe des Affaires étrangères Vuk Jeremic. Peut-on du reste la qualifier autrement, lorsque l'on sait qu'elle est constituée presque entièrement de membres de l'Armée (dissoute) de libération du Kosovo, formation composée à moitié de partisans, qui avait lutté contre la Serbie et avait été responsable du massacre d'un grand nombre de Serbes pendant la guerre dans cette province.
Le point de vue officiel se résume à ceci : tout ne va pas pour le mieux au Kosovo, mais cela va dans la bonne direction. Nul ne sait quand sera atteint sur place l'objectif final.
Pour l'instant, l'UE continue d'affecter près de 250000 euros par mois pour les besoins de la justice, de la police et autres instances afin que la loi et l'ordre règnent.
Ria Novosti - 18/02/09
-
Une émission de télévision israélienne attaque en se moquant la religion catholique
Les évêques catholiques en Terre sainte ont vivement protesté vendredi contre une émission "humoristique" d'une télévision israélienne privée accusée d'avoir lancé des attaques répugnantes contre Jésus et la Vierge.
Dans un communiqué, l'Assemblée des évêques catholiques en Terre sainte "déplore et condamne avec consternation les attaques répugnantes contre notre Seigneur Jésus et sa Mère la Vierge Marie proférées à la chaîne 10 de la télévision israélienne". Dans son émission diffusée en début de semaine, l'humoriste israélien Yaïr Shlein avait affirmé sur le ton de la plaisanterie que les chrétiens "nient l'Holocauste, alors moi je veux nier le christianisme. Il faut que quelqu'un leur donne une leçon".
De courts sketchs sarcastiques ont ensuite été diffusés dans lesquels un speaker affirme pêle-mêle que "Jésus est mort à l'âge de 40 ans parce qu'il était gros", qu'il "n'a pas marché sur l'eau à Tibériade" et que la Vierge Marie a été "mise enceinte à l'âge de 15 ans par un copain de classe".
Pour les évêques, ces attaques "s'inscrivent dans un contexte plus large d'attaques continues contre les chrétiens en Israël durant des années".
"Il y a quelques mois seulement, des copies du Nouveau Testament ont été brûlées publiquement dans la cour d'une synagogue à Or Yehuda" près de Tel-Aviv, rappellent-ils.
"Depuis des années, la chrétienté déploie beaucoup d'efforts pour faire cesser certaines manifestations d'antisémitisme mais ce sont à présent les chrétiens en Israël qui sont victimes d'un antichristianisme latent", affirment-ils.
M. Shlein s'était ensuite excusé après des protestations de dignitaires et d'arabes israéliens chrétiens... Les relations entre Israël et le Vatican viennent de traverser une période de haute tension en raison de la levée de l'excommunication d'un évêque intégriste et négationniste. Le pape Benoît XVI doit effectuer une visite en Israël au mois de mai.
Le Monde - 20/02/09

