http://www.youtube.com/watch?v=4o6p5aQTaIQ
Qu'est-ce que la Tzedaka?
A première vue on pourrait croire que cela veut dire charité. On peut également
penser qu'une personne est généreuse quand elle possède de l'argent et décide
de le donner à plus pauvre qu'elle ou à quelqu'un qui en a moins .
Il ne faut pas se faire d'illusion: la charité ne se pratique pas dans le judaïsme ,
c'est un concept inexistant chez les juifs .
Mais que pratiquons-nous comme Mitzva (bonne action) quand nous mettons
une pièce de monnaie dans une boite de Tzedaka ou bien comme chacun l'a
vécu quand quelqu'un frappe à votre porte demandant de l'argent pour une
organisation humanitaire ou la Mitzva pour aider des jeunes mariés ou tout simplement
remplir une application et envoyer un chèque à une organisation? N'est-ce pas là l'acte de charité que
nous accomplissons?
Le mot Tzedaka en hébreu qui se traduit souvent par " CHARITÉ" a en fait son vrai sens dans le mot
"JUSTICE".
Quand une personne contribue de son argent , de son temps et de son énergie à des personnes qui
sont dans le besoin , il ne fait pas un acte charitable, généreux ou bénévole mais il fait seulement ce qui
est juste .
L'argent que D-ieu lui donne n'est pas en totalité pour ses besoins personnels . Ne mélangeons pas
tout.
On apprend dans la Torah orale et dans la Torah écrite le principe de ne pas tout mélanger .
On peut voir dans le livre de lois "yad hahazaka " du RAMBAM le Maimonide qu'il énumère les lois de
"KILAYMES" (mélanges d'espèces) et les MATANOT LAANIYMES" (les cadeaux pour les pauvres) côte à
côte .C'est à dire: les lois relatant l'interdiction de transformer la nature, l'homme doit se comporter avec
la nature sans transformer les éléments naturels que D-ieu a créés: c'est pour cette raison que l'on n'a
pas le droit de mélanger deux espèces qu'elles soient végétales ou animales ou même porter un habit qui est
composé de laine et lin.
De la même façon nous ne pouvons pas mélanger l'argent que D-ieu nous donne pour nos besoins
personnels et l'argent que D-ieu nous donne destiné à être redistribuer aux pauvres .
Dans le livre de Vaykra (levitique) paracha Kedochims paragraphe 19 du verset 9 a 19.
Ces versets parlent de l'obligation de laisser une partie de la moisson que l'on récolte pour les pauvres
ce qui s'appelle "PEAH" c'est-à-dire le coin de son champ, puis quelques versets plus loin la Torah nous
parle de l'interdiction de mélanger les espèces .
Encore une fois l'obligation de ne pas mélanger , ce que D-ieu nous donne pour nos besoins
personnels et ce qu'Il nous donne pour distribuer aux pauvres.
La richesse n'est pas un crime dans le judaïsme mais au contraire une qualité et une bénédiction de
D-ieu qui fait confiance à une personne et le désigne comme son banquier dans ce monde pour pouvoir
distribuer les richesses du créateur aux personnes dans le besoin .
Si la Mitzva de la Tzedaka avait été un acte de charité, alors les pauvres n'auraient pas eu l'obligation
de faire l'acte de Tzedaka hors nous apprenons dans la Torah :chacun de nous a l'obligation de donner
de l'argent ,aider autrui etc...même un pauvre a ce devoir de donner la Tzedaka.
L'acte de Tzedaka permet à chacun d'être un partenaire avec D-ieu et donc d'être son banquier .
Plus il va donner même s'il est pauvre, plus D-ieu lui fera confiance et donc lui donnera de l'argent à
distribuer.
Si l'on croit que l'acte de Tzedaka est le moyen d'être un banquier de D-ieu, n'est-ce pas là le meilleur
investissement?
Rabbin Mikhaïl Cohen
Jésus était-il juif?
"Il est plus aisé pour un chameau de passer par le trou d'une aiguille que pour un riche d'entrer dans le royaume de Dieu" (Matthieu).