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  • Benjamin Netanyahu est à nouveau le maître d'Israël

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    Benjamin Netanyahu et Shimon Peres le 20 février à Jérusalem
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    Le chef de la "droite" en Israël Benjamin Netanyahu, hostile à la création d'un Etat palestinien, a été formellement chargé vendredi de former le gouvernement issu des législatives du 10 février.

    D'emblée, M. Netanyahu, 59 ans, a annoncé qu'il plaçait l'Iran en tête de ses priorités après avoir reçu, selon l'usage, du président israélien Shimon Peres une lettre lui confiant la tâche de former le gouvernement, à la présidence à Jérusalem.

    "Israël traverse une période cruciale et doit faire face à des défis colossaux. L'Iran cherche à se doter de l'arme nucléaire et constitue la menace la plus grave pour notre existence depuis la guerre d'indépendance" de 1948, a dit le chef du Likoud.

    Assuré d'une majorité de 65 députés sur 120 grâce au soutien de l'extrême droite et des formations religieuses, M. Netanyahu devra présenter son cabinet à la Knesset (Parlement), pour un vote d'investiture, dans un délai de 28 jours, prolongeable de 14 jours.

    M. Netanyahu s'est toutefois dit favorable à un gouvernement d'union "le plus large possible".

    "Je lance un appel à Tzipi Livni et Ehud Barak, les chefs du Kadima (28 sièges) et du parti travailliste (13) pour serrer les rangs et agir ensemble. Vous serez les premiers que je rencontrerai (pour former une majorité) afin de discuter de la formation d'un gouvernement d'union le plus large possible", a assuré le chef du Likoud (droite, 27 députés).

    Lors de son précédent mandat comme chef de gouvernement, entre 1996 et 1999, M. Netanyahu avait été contraint à la démission à la suite de la défection des formations d'extrême droite qui lui reprochaient d'avoir cédé aux pressions des Etats-Unis en faisant des "concessions" aux Palestiniens.

    Selon les commentateurs, M. Netanyahu entend cette fois tout faire pour empêcher d'être pieds et poings liés à des alliés d'extrême droite dans un gouvernement "super-faucon" dont la politique, notamment vis-à-vis des Palestiniens, risquerait de provoquer des tensions avec l'administration américaine de Barack Obama.

    C'est pour éviter un tel scénario que M. Netanyahu est prêt à se montrer "généreux" envers Tzipi Livni lui proposant, selon les médias, les ministères des Affaires étrangères et de la Défense au Kadima.

    Pour le moment, Mme Livni, ministre des Affaires étrangères sortante, ainsi que Ehud Barak, ministre de la Guerre sortant, ont exclu de se rallier à un gouvernement dirigé par M. Netanyahu.

    Du côté palestinien, le président Mahmoud Abbas a affirmé qu'il ne traiterait pas avec le prochain gouvernement israélien s'il se dérobait à la paix, selon son porte-parole.

    A Gaza, le Hamas, dont M. Netanyahu préconise le renversement, a estimé qu'Israël avait opté pour un dirigeant "plus extrémiste" que le Premier ministre actuel Ehud Olmert.

    Catégoriquement opposé à l'origine aux accords sur un régime d'autonomie palestinienne conclus en 1993, M. Netanyahu en avait réduit la portée lorqu'il était au pouvoir, pour relancer à grande échelle la colonisation juive dans les territoires palestiniens.

    Hostile à la création d'un Etat palestinien qui disposerait d'une réelle souveraineté, il a maintenu la flou sur ses intentions lors de sa dernière campagne électorale.

    Dans son discours devant le président Peres, il n'a pas mentionné les Palestiniens.

    Il a fait miroiter la perspective d'une "paix économique", ce qui reviendrait à un régime d'autonomie élargie, alors que les Palestiniens réclament un Etat indépendant dans tous les territoires occupés depuis 1967.

    AFP.20/02/09

  • VIDEOS Nabucco à la cathédrale Notre-Dame de Dresde - Toscanini conduit le "Choeur des esclaves" à Westminster

    http://www.youtube.com/watch?v=LcmaURyCUdo

    La Frauenkirche de Dresde a été entièrement reconstruite à l'identique après sa destruction complète par les bombes incendiaires des Alliés

    Arturo Toscanini en 1943: http://www.youtube.com/watch?v=TLkYfppYUwc 

     

  • Obama assimilé à un singe dans une caricature du New York Post

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    Le sénateur noir de l'Etat de New York, Eric Adams, a évoqué un «retour à l'époque» où les hommes noirs étaient lynchés.

    Un tabloïd a déclenché une controverse en publiant mercredi un dessin suggérant que le plan de relance de l'économie aurait été préparé par un singe. De quoi s'interroger sur une éventuelle référence raciste à Barack Obama.

    Neuf mois après la polémique provoquée par une caricature de Barack Obama dans le New Yorker, un dessin paru mercredi dans le tabloïd New York Post suscite une nouvelle controverse, notamment dans la communauté afro-américaine.

    Ce dessin de Sean Delonas, dessinateur régulier dans le quotidien, représente un policier qui vient d'abattre un singe et dit à son collègue : «Ils vont devoir trouver quelqu'un d'autre pour rédiger le prochain plan de relance».

    Le dessin fait référence à Travis, un chimpanzé abattu par la police lundi à Stamford dans le Connecticut après avoir gravement blessé une femme.

    Mais ce n'est pas la seule interprétation possible, selon le révérend Al Sharpton, militant des droits de l'homme et président de l'association «Réseau national d'action». «Le plan de relance est la première victoire législative du président Barack Obama, premier président américain noir, et il lui restera associé. Est-ce que la vignette insinue que le plan a été rédigé par un singe?», s'interroge Al Sharpton, qui rappelle que le dessinateur du Post a déjà été accusé de racisme par le passé.

    «La caricature pose problème parce que dans l'histoire des attaques racistes contre les Noirs américains, ils ont souvent été comparés à des singes», proteste le révérend qui prévoit d'ailleurs de le piquer devant la rédaction du tabloïd.

    «Comment le Post peut-il publier ce dessin ? Comparer le premier commandant en chef afro-américain à un chimpanzé mort n'est rien de moins que du radotage raciste», a également estimé Barbara Ciara, présidente de l'Association nationale des journalistes noirs.

    Col Allan, le rédacteur en chef du Post, qui appartient au magnat de la presse Rupert Murdoch, a défendu le dessin.

    «Il s'agit d'une parodie d'actualité, avec un dessin représentant l'abattage d'un chimpanzé violent dans le Connecticut, et l'auteur se moque d'une manière générale des efforts de Washington pour ranimer l'économie», a-t-il estimé, en accusant le révérend Sharpton «d'opportunisme».

    Le Figaro - 19/02/09

  • Wall Street clôture jeudi au plus bas depuis 6 ans

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    Wall Street
    La Bourse de New York a fini en nette baisse jeudi, dans un marché déprimé par l'effondrement boursier des banques Citigroup et Bank of America: le Dow Jones a perdu 1,19% et le Nasdaq 1,71%.

    Après s'être maintenu de justesse, lors des deux séances précédentes, au-dessus de son plancher de novembre, le Dow Jones Industrial Average a lâché 89,68 points, à 7.465,95 points, son plus bas niveau de clôture depuis le 9 octobre 2002.

    Le Nasdaq, à dominante technologique, a cédé 25,15 points, à 1.442,82 points et l'indice élargi Standard & Poor's 500 1,20% (9,48 points), à 778,94 points.

    Ces deux indices sont restés au-dessus de leurs plus bas de l'automne dernier.

    "Ce qui pèse nettement, c'est que deux grandes banques sont en train de s'écrouler en Bourse", a observé Gregori Volokhine, responsable de la stratégie de Meeschaert New York.

    Citigroup a chuté de 13,75% à 2,51 dollars et Bank of America de 14,00% à 3,93 dollars, après être tombés en séance à des prix plus vus depuis plus de 15 ans.

    Selon M. Volokhine, le marché parie sur une nationalisation temporaire de ces deux institutions financières, déjà renflouées sur fonds publics, ce qui pénaliserait les actionnaires.

    "Tant que le système financier ne sera pas stabilisé, on n'arrivera à rien aux Etats-Unis", a-t-il ajouté, en référence aux plans annoncés par les pouvoirs publics pour relancer l'économie ou soutenir le marché immobilier.

    "Quand les banques baissent, les intervenants ne veulent rien acheter", a noté Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management. "Il y a tellement d'inquiétudes. On se demande quelles banques vont survivre, s'il faut s'attendre à des nationalisations".

    Dans le reste du secteur financier, JPMorgan Chase a perdu 4,23% à 20,60 dollars, Wells Fargo 7,97% à 12,01 dollars et American Express 8,72% à 12,87 dollars.

    Le conglomérat General Electric, en difficulté en raison de ses activités financières, a lâché 4,64% à 10,06 dollars.

    Les nouvelles macroéconomiques sont restées moroses. Le nombre de nouveaux chômeurs inscrits aux Etats-Unis est ressorti supérieur aux prévisions des économistes, et l'activité du secteur industriel de la région de Philadelphie (nord-est des Etats-Unis) s'est contractée bien plus que prévu, tombant à son plus bas niveau depuis 1990.

    Côté entreprises, le groupe informatique Hewlett-Packard (-7,89% à 31,39 dollars) a revu ses prévisions de bénéfices à la baisse. Dans son sillage, IBM a cédé 2,82% à 88,93 dollars.

    "Les investisseurs vont devoir rester patients en attendant que le marché se trouve un plancher et que les acheteurs se convainquent de se lancer plus franchement", estime Al Goldman, de Wachovia Securities.

    Les valeurs de l'énergie, qui pèsent lourd dans les indices, ont profité d'un fort rebond des cours du pétrole. Le pétrolier ExxonMobil, première capitalisation du Dow Jones, a gagné 0,31% à 72,16 dollars et Chevron 0,85% à 66,68 dollars.

    L'opérateur de télécoms Sprint Nextel a bondi de 19,93% à 3,25 dollars. Ses pertes trimestrielles sont ressorties moins élevées qu'anticipé.

    La chaîne de pharmacies CVS Caremark, dont les résultats ont agréablement surpris, a pris 6,37% à 28,71 dollars.

    Walt Disney a fini en hausse de 0,34% à 17,69 dollars. Les parcs d'attraction ont annoncé une restructuration qui entraînerait des suppressions d'emplois.

    Le marché obligataire a baissé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans est monté à 2,857% contre 2,728% mercredi soir, et celui à 30 ans à 3,688% contre 3,525% la veille.