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Charniers de vendéens découverts au Mans - Un génocide républicain

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La Virée de galerne
(Cliquez sur l'image pour la voir en totalité)
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Des charniers ont été découverts en février par les archéologues qui réalisaient des sondages dans le cadre de la construction d'un espace culturel, en plein centre-ville du Mans.
À l’automne 1793, 80.000 à 100.000 Vendéens passent la Loire à Saint-Florent-le-Vieil. Poussés par les massacres des Mayençais, la moitié ne sont pas des combattants. Incapables de prendre Granville, ils refluent sur Angers, mais le fleuve est en crue. Affamés, affaiblis par la maladie, ils se ruent sur la ville du Mans où ils espèrent trouver à manger et se reposer.

Le 12 décembre, pour faire face aux troupes républicaines qui les attaquent, leur chef La Rochejaquelein ne parvient à rassembler que 3.000 hommes.
Et c’est alors au Mans une chasse à l’homme qui n’épargne personne...
« On ne peut s’empêcher de faire les liens avec les textes de l’époque, explique Alain Gérard, directeur du Centre Vendéen de Recherches Historiques.

Ainsi, le témoignage du révolutionnaire Benaben qui accompagne les premières colonnes qu’il cite : "Les soldats, écrit-il s’étaient répandus dans les maisons et, en ayant retiré les femmes et filles des brigands qui n’avaient pas eu le temps d’en sortir et de prendre la fuite, ils les emmenaient dans les places ou dans les rues, où elles étaient entassées et égorgées sur le champ - à coups de fusil, à coups de baïonnette ou à coups de sabre. On les déshabillait ensuite toutes nues et on les étendait sur le dos dans une posture indécente : on appelait cela, mettre en « batterie »."

Le député Francastel écrit depuis la Sarthe à son ami Félix, le 22 décembre 1793, pour le presser de venir sur place “Venez ici ! Je compte sur vous. Je connais vos principes, votre inflexibilité républicaine, votre intention immuable de purger, de saigner jusqu’au blanc la génération vendéenne”.

Les corps dénudés, ceux des femmes, paraissent aller dans le sens de ce texte, explique Alain Gérard. Et cette boucherie semble préfigurer le grand massacre de la population vendéenne, au début de 1794. »

Ces charniers sont terribles. Mais les textes sont encore pires...
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Des fouilles archéologiques ont mis au jour des charniers de Vendéens au Mans. Une sépulture pourrait être donnée à ces morts dans le département.

Trois questions à...

Quand vous avez eu connaissance de cette découverte au Mans, vous avez contacté le maire, Jean-Claude Boulard. Avez-vous évoqué un projet de sépulture ?

J'ai effectivement eu un entretien avec Jean-Claude Boulard. Il m'a dit que nous envisagerions ensemble la solution la plus délicate et la plus décente pour un éventuel transfert des restes de ces Vendéens.

Mais il faut d'abord que les travaux de fouilles se terminent. Et que les historiens et archéologues authentifient les ossements retrouvés. Ils appartiennent a priori à plusieurs charniers datant de la Virée de Galerne (de la bataille du Mans en décembre 1793, ndlr). Ensuite seulement, nous pourrons envisager la solution pour donner une sépulture à ces morts.

En Vendée donc ?

Cette découverte confirme la tragédie de la Virée de Galerne. Également que ces hommes, femmes et enfants étaient en route pour revenir en Vendée. Et cette certitude historique du retour préfigure la localisation de la sépulture. Nous sommes d'accord avec le maire du Mans. Il paraît judicieux que la Vendée enterre ces morts chez elle. Qu'un petit monument rappelle leur histoire, en respectant leur mémoire.

Jean-Claude Boulard a indiqué que si les corps étaient demandés par des familles vendéennes, il n'y était pas opposé. Des recherches génétiques sont-elles envisagées ?

Oui, nous en avons parlé. Après le travail des chercheurs, on pourra peut-être, avec des tests génétiques, retrouver la filiation de ces ossements.

Propos recueillis par Philippe MIRKOVIC

Ouest-France- 26/03/09

Commentaires

  • la république française doit reconnaître ce crime contre l'humanité, demander pardon aux descendants des victimes et les indemniser; elle doit aussi analyser les causes idéologiques de de ce crime atroce, et l'enseigner aux enfants des écoles, aux collégiens et aux lycéens afin que cela ne se reproduise pas.

    Elle doit aussi expliquer comment quelques milliers de révolutionnaires sont entrés en guerre contre la religion de 95 % des français de l'époque, ont fait tuer +/- 1.900.000 personnes (Révolution + empire) et dévasté l'Europe.

    Tant que cela n'aura pas été fait, ces atrocités continueront de produire et d'inspirer des crimes innommables, comme les communistes en 1917, les Khmers rouges et tant d'autres.

  • Bravo pour votre commentaire, Pierre-Henri.
    Les mêmes causes produisent les mêmes effets : les instigateurs de la sanglante Révolution française ressemblent étrangement aux instigateurs de la révolution bolchévique.

  • Merci Pierre Henri pour votre commentaire mais ce ne sont pas les apatrides cosmopolites au pouvoir actuellement qui feront ce que nous attendons depuis si longtemps.

  • Encore une preuve supplémentaire du génocide vendéen. Mais ce mot, lui aussi à usage réservé, est interdit dans ce cas. Comme le dit Mélanie, les cosmopolites apatrides veillent au grain !

  • benaben le révolutionnaire... un ancêtre des bolchéviques russes plus russes que les russes ?

  • @Catherine: vous êtes bien proche de la vérité: ce sont les mêmes, toujours les mêmes...
    Vous devez avoir remarqué deux noms que j'ai soulignés... Curieux, n'et-ce pas?

  • Petite précision : Jean Claude Gauthier Louis BENABEN (1746-1821) était un ancien oratorien, commissaire de la république en Maine et Loire... Il n'avait donc pas l'origine suggérée...

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