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  • Pêcheurs du soir aux Lecques

    LES LECQUES 11 MAI 2009 PHOTO 2.JPG
    Plage des Lecques (Var) - 11 mai 2009
    (Photo EB)
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  • Découverte exceptionelle d'un papyrus hébraïque vieux de 2000 ans

    Papyrus hébraïque 2000 ans.jpg

    Cette découverte a été rendue possible grâce à une opération spéciale de l’office de répression de la contrebande d’antiquités de l’Autorité Nationale des Antiquités avec le concours d’une unité de commandos de la Police des frontières.

    Il s’agit d’un document très ancien, écrit sur un parchemin de type papyrus, en caractères hébraïques antiques propres à l’époque du Second Temple. Ce style très caractéristique d’hébreu primitif a été identifié principalement sur les Manuscrits de la mer Morte. Le papyrus n’est pas entier. Il a sans doute été roulé pendant de très longues années et conservé dans des conditions inadéquates ce qui a entraîné l’érosion de sa partie extérieure. La partie qui a été sauvée est d’une dimension de 15 sur 15 centimètres. Le texte qui en résulte est composé d’une quinzaine de lignes, écrites de droite à gauche. La première ligne est particulièrement claire. On peut y décrypter l’inscription suivante : « l’an 4 après la destruction de la Maison d’Israël ». Cette référence permet de supposer qu’il s’agit sans doute de l’an 74 de l’ère chrétienne si l’auteur de ces lignes évoquait la destruction du Second Temple de Jérusalem par Titus en 70.

    Une autre éventualité serait que la référence soit celle de l’écrasement de la Révolte de Bar Kohba dans le désert de Judée, à Massada quelques années plus tard, en l’an 135, ce qui daterait ce papyrus de l’an 139. On peut par la suite déceler le nom d’une femme, Myriam fille de Jacob ainsi que le nom Massalav, qui semble être le nom de son lieu de résidence. Il s’agit sans doute de la localité antique de Salavim. D’autres noms propres – prénoms et noms de famille apparaissent par la suite dans ce manuscrit qui semble être un document juridique traitant de la renonciation d’une veuve sur certains de ses biens.

    Amir Ganor, le chef l’office de répression de la contrebande d’antiquités de l’Autorité Nationale des Antiquités d’Israël a déclaré que cette découverte revêtait une importance nationale, scientifique et historique.

    Il s’agit en effet de la première fois qu’un document fait expressément référence à la destruction du Royaume d’Israël au début de l’ère chrétienne par l’Empire romain. « Nous sommes en présence d’un témoignage rare de la présence du peuple d’Israël sur sa terre il y a deux mille ans avant qu’il ne se soit dispersé pour un long exil jusqu’à sa rédemption avec la création de l’Etat d’Israël » a-t-il déclaré.

     L'écho d'Israël  09/05/09- Source : Ambassade d’Israël à Paris

  • Une rescapée de l'Holocauste juge Benoît XVI et ne le trouve pas sympathique

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    Une rescapée, Sarah Montard, chez elle à Tremblay-sur-Mauldre (Yvelines)
    A l’époque où Joseph Ratzinger était dans les Jeunesses hitlériennes, Sarah Montard, d’un an sa cadette, vivait cachée sous un faux nom avec sa mère, couturière dans une petite chambre du XIème arrondissement parisien. Jusqu’à ce matin du 24 mai 1944 où la police française, sur dénonciation des voisins, est venue arrêter ces deux femmes juives d’origine polonaise.
    Après cinq jours à Drancy, Sarah et sa mère sont expédiées dans « le convoi du 30 mai 1944, n°75 », direction Auschwitz-Birkenau. Soixante-cinq ans après, l’octogénaire n’a pas oublié ce que lui ont dit les gardiens à son arrivée : « Ici, on entre par la porte ; on sort par la cheminée. » Après un passage au camp de Bergen-Belsen où elle se souvient « avoir souri à Anne Frank », elle sera « libérée par les Anglais le 15 avril 1945 » et retrouvera sa mère saine et sauve.

    De sa maison du Tremblay-sur-Mauldre, près de Montfort-l’Amaury (Yvelines), Sarah suit avec beaucoup d’intérêt le voyage de Benoît XVI en Terre sainte à travers les journaux télévisés. Et apprécie qu’il s’entretienne avec les deux parties, « Israéliens et Palestiniens ». Tout en rappelant que « le pape est allemand », elle souligne : « Je n’ai pas la haine du peuple allemand mais celle des Nazis », et se dit « traumatisée par le silence de Pie XII pendant la guerre ». « La béatification, c’est une récompense. Je ne sais pas si Pie XII la mérite », soupire cette grand-mère, qui voit dans la visite de Benoît XVI à Yad Vashem un signe positif : « Aller au Mémorial de la Shoah signifie peut-être qu’il veut rattraper l’erreur qu’il a commise en levant l’excommunication de Williamson ».

    Le pape actuel n’a pour autant pas sa sympathie : « Je le trouve un peu rétrograde, pas aussi ouvert que l’était Jean-Paul II… »

    Leparisien.fr - 11 mai 2009