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  • Une exposition émouvante à aller voir

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  • Berlusconi: "Rome, Naples et Palerme sont sales et ressemblent à des villes africaines"

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    Route au bord de la mer près de Naples (2008)
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    Les grandes villes italiennes de Rome, Naples et Palerme "ressemblent plus à des villes africaines qu'européennes" en raison de la "saleté des rues" et des graffiti qui recouvrent les murs, a estimé lundi le chef du gouvernement Silvio Berlusconi.
    "Cela fait mal au coeur de parcourir des villes comme Rome, Naples et Palerme, et de voir comment les graffiti et la saleté dans les rues font qu'elles ressemblent plus à des villes africaines qu'européennes", a-t-il déclaré à une radio romaine, cité par l'agence Ansa.

    M. Berlusconi a notamment cité les villes de Tokyo et Pékin "où il n'y a rien qui traîne par terre".

    Il faudrait "plus d'entretien des espaces verts, plus d'attention à la propreté, des mesures pour empêcher les graffiti qui défigurent les murs", a suggéré le chef du gouvernement.

    Dès son retour au pouvoir il y a un an, le Cavaliere a fait de la crise des ordures à Naples, une priorité de son gouvernement mais si le centre-ville est aujourd'hui à peu près propre, le problème des déchets est loin d'être réglé dans la périphérie.

    AFP 25/05/09

     

  • L'infanticide chez les Indiens d'Amazonie

    Une vidéo choc sur l'infanticide qui perdure dans certaines tribus amazoniennes a relancé la polémique au Brésil sur cette pratique que des députés veulent punir alors que des ONG prônent le dialogue et le respect des croyances traditionnelles des indiens.

      "La question de l'infanticide a pris de l'ampleur avec le film Hakani, fruit de l'action "illégale" de missionnaires dans un village d'indiens Suruwaha" récemment découverts, a déclaré à l'AFP un porte-parole de la Fondation nationale de l'Indien (Funai).

    Il a souligné que ces missionnaires évangéliques avaient déjà été "retirés" du village où ils "interféraient dans les relations sociales de ce peuple qui a opté pour l'éloignement de la culture occidentale et le maintien de ses traditions et mode de vie millénaires".

    Un enfant peut être enterré vivant ou abandonné dans la forêt s'il naît par exemple albinos ou mal formé. Ou bien s'il est le premier des jumeaux parce que pour certaines tribus l'un représente le Bien et l'autre le Mal.

    Le film Hakani montre ainsi un enfant enterré vivant par les membres de sa communauté. Mais il s'agit "d'une mise en scène avec des acteurs indigènes payés par une organisation missionnaire fondamentaliste américaine", a dénoncé Survival International, une organisation de défense des peuples indigènes.

    L'ONG accuse les auteurs du film, déjà visionné par plus de 500.000 personnes sur le site de vidéos YouTube, "d'incitation à la haine raciale envers les indiens" et affirme que le film est destiné à faire pression sur le gouvernement brésilien pour faire passer un projet de loi contre l'infanticide.

    Un groupe de députés tente depuis la fin 2007 de faire adopter un projet de loi qui veut poursuivre pour "non assistance à personne en danger" quiconque aurait connaissance d'infanticide et n'en rendrait pas compte aux autorités.

    La Funai déplore que ce projet de loi "punisse les indigènes pour leurs croyances, mode de vie et cosmologie". L'organisme de protection des indiens estime que cette question devrait être discutée entre les indiens et des anthropologues, des organisations de droits de l'Homme et l'ONU.

    "Au fur et à mesure que nous sommes entrés en contact avec les indiens, l'infanticide a été aboli. Sur les 250 peuples indigènes du Brésil, on pense que cette pratique existe encore dans treize", a déclaré à l'AFP Saulo Ferreira Feitosa, professeur de bioéthique à l'Université de Brasilia et vice-président du Comité indigéniste missionnaire, lié à l'Eglise catholique.

    Selon lui, le seul titre du projet de loi "Combat contre des pratiques traditionnelles nocives" est déjà "plein de préjugés". AFP