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Téhéran: Moussavi provoque Khameini et lance ses émeutiers dans les rues

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 Membres de la police anti-émeute le 20 juin 2009
Iran partisans de l'opposant 20 jiuin XXX.jpg
Des partisans de Moussavi affrontent la police à Téhéran -20 juin 2009
(Cliquez sur les photos pour les voir en entier)

Le chef de l'opposition Mir Hossein Moussavi a lancé samedi une critique sans précédent contre le guide suprême d'Iran Ali Khamenei, alors que de violents heurts ont opposé la police à des milliers de manifestants protestant à Téhéran contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.

Au 8e jour de la pire crise en Iran depuis la révolution islamique de 1979, la police anti-émeute a tiré des balles et des gaz lacrymogènes et eu recours aux canons à eau et matraques pour disperser les manifestants qui ont défié l'appel de M. Khamenei à cesser la contestation dans la rue, selon des témoins.

Face à cette escalade, le président américain Barack Obama, haussant le ton par rapport à ses précédentes déclarations, a appelé le gouvernement iranien "à mettre fin à tous les actes de violence et d'injustice contre sa propre population".

Alors qu'aucun personnage politique iranien n'avait osé émettre une critique envers le guide suprême, M. Moussavi, qui réclame l'annulation des résultats du scrutin, a dénoncé ses propos vendredi sur la validation de la réélection de M. Ahmadinejad, selon une déclaration publiée par son site internet.

M. Moussavi, principal candidat malheureux à la présidentielle du 12 juin, a accusé, sans le nommer, le numéro un du régime de menacer le caractère républicain de la République islamique et de viser l'imposition d'un nouveau système politique.

Il a dénoncé "un projet qui va au delà de l'imposition au peuple d'un gouvernement non voulu, l'imposition d'une nouvelle vie politique au pays".

Evoquant l'argument de M. Khamenei selon lequel aucune fraude ne pouvait expliquer une aussi large victoire de M. Ahmadinejad (62,63% des voix), il a rétorqué: "si cette énorme taille de la fraude est présentée comme la preuve d'une absence de fraude, alors l'aspect républicain du système sera massacré et cela prouverait que l'islam est incompatible avec la République".

Depuis l'annonce le 13 juin de la victoire d'Ahmadinejad, Moussavi, un conservateur modéré soutenu par les réformateurs, n'a cessé de prendre à contre-pied le guide suprême, en défiant à chaque fois ses injonctions.

Le Conseil des Gardiens, qui s'est dit prêt à un recomptage de 10% des urnes, choisies au hasard, rendra sa décision d'ici mercredi.

Bravant l'interdiction de protester contre la réélection de M. Ahmadinejad, des milliers de manifestants sont descendus dans le centre de Téhéran malgré l'avertissement du chef de la police Ahmadi Moghadam de les "réprimer fermement".

"La police a interdit aux gens d'approcher" de la place Enqelab et "bloqué les gens sur les trottoirs, les poussant sur la chaussée et les frappant", a dit un témoin. Devant l'Université de Téhéran, la police a utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser un à deux milliers de manifestants, a indiqué un autre témoin.

Selon un troisième témoin, des milliers de manifestants se sont rassemblés près de la place Azadi. Ils se rassemblaient en groupes généralement silencieux. Mais on entendait des slogans comme "Mort au dictateur", en référence à M. Ahmadinejad.

Au moins un homme a été blessé par balle, selon un autre témoin.

Un manifestant a raconté à l'AFP que la police et la milice islamiste des bassidjis avaient lancé une attaque "brutale" contre un rassemblement pacifique. "Ma tête est encore pleine des cris des femmes", a-t-il dit.

L'ensemble des médias étrangers ne sont pas autorisés à couvrir les manifestations interdites.

La télévision d'Etat a diffusé des images sur les émeutiers, où l'on voit des civils sur un trottoir frappés à coups de matraques par des policiers et un manifestant embarqué dans un véhicule.

Entretemps, un terroriste s'est tué en faisant détoner sa veste explosive au mausolée de l'imam Khomeiny, père de la révolution islamique, à Téhéran, blessant jusqu'à trois pèlerins, selon des médias.

Depuis le 13 juin, les partisans de M. Moussavi organisent des manifestations quasi quotidiennes à Téhéran, dont l'une a dégénéré lundi avec la mort, selon une radio officielle, de sept manifestants.

AFP. 20 juin 2009

Contestation permanente, provocation/répression, "mort au dictateur", manipulation de l'opinion internationale... ou comment ON fomente une révolution pour installer une démocratie à la solde des Américano-sionistes de Washington

Commentaires

  • "si cette énorme taille de la fraude est présentée comme la preuve d'une absence de fraude, alors l'aspect républicain du système sera massacré et cela prouverait que l'islam est incompatible avec la République".

    Bizarre, cela me rappelle, quelque chose !

  • Cela me rappelle les litanies sur les sites sionistes français , alors que ce sont ces mêmes sionistes qui ont été les plus ardents promoteurs de l'islamisation de l'Europe.

  • "Ma tête est encore pleine des cris des femmes", a-t-il dit.
    Ah, oui, alors là on reconnait la main des élus .
    Sur les sites des élus, le combat pour la libération de la femme musulmane, et le respect des droits des invertis, bat son plein; c'est un nouveau motif d'ingérence .

  • Lorsqu'on fait remarquer tous ces faits qui sautent aux yeux (ouverts), on est souvent étonné de la réaction positive des interlocuteurs qui ont eux aussi noté l'aspect forcé et unanimiste de la "question iranienne" actuelle. Introduire les mots "révolution colorée", Etats-Unis", "Israël", "Irak", "grands médiats" dans la conversation décille de façon étonnante parfois.
    Moussavi et ses maîtres en font trop. Lorsque j'ai entendu rapporter ce matin sur France Unfaux sa volonté de "mourir en martyr si c'était nécéssaire", j'ai éclaté de rire. Cet après-midi cette déclaration du plus haut comique fera partie de mes arguments de conversation.
    Soutenu par le gouvernement américain, israëlien, français, les médiats "libres"unanimes et jouer au martyr télévisuel putatif, vraiment les marionnettes surjouent leur partition.
    Merci beaucoup.

  • 'etre à la solde des" américano sionistes " ! que d'argent,ils ont ces sionistes ! mais d'où cela peut il sortir ?

  • @tramonii
    Ils n'ont pas que l'argent; leurs plus sûrs alliés : bourrage de crâne, censure et surtout bêtise , mêlée de cupidité ,des idiots utiles .

  • demandez à Madoff&consorts tramonii

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