http://www.dailymotion.com/video/x9vieh_explosion-dune-usine-total-un-grand_news
15 juillet 2009
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15 juillet 2009
Une information judiciaire sera ouverte la semaine prochaine sur l'explosion qui a fait deux morts mercredi à l'usine Total de Carling où les syndicats faisaient part jeudi de leur inquiétude pour les quelque 1.200 emplois de la plate-forme pétrochimique.
"Une information judiciaire va être ouverte à Metz pour laquelle un ou plusieurs juges d'instruction vont être désignés", a indiqué Philippe Leonardo, substitut à Sarreguemines (Moselle).
L'enquête technique a été confiée à la police judiciaire de Metz et de Strasbourg "en raison de la complexité du dossier", a précisé le magistrat à l'issue d'une réunion avec les responsables de Total Petrochemicals France (TPF).
D'après lui, "il est impossible de désigner un quelconque responsable" du grave accident qui a également fait six blessés, tous rentrés chez eux jeudi.
Selon des informations données par des syndicats du site et partiellement confirmées par des sources proches du dossier, une poche de gaz serait à l'origine de l'explosion d'un surchauffeur, survenue lors du rédémarrage du vapocraqueur n°1 qui avait été arrêté lundi à la suite d'un orage.
"Les deux victimes, Maximilien Lemaire, un jeune en formation de 20 ans, et Jérôme Grifoul, un opérateur confirmé de 28 ans originaire de Dieuze (Moselle), rallumaient à la main le surchauffeur lorsque la poche de gaz, qui s'était formée on ne sait comment sous cette cuve de 30 tonnes, s'est enflammée, provoquant la déflagration", a déclaré un responsable CGT sous couvert de l'anonymat.
Auparavant à Paris le directeur de la sécurité du groupe Total, Jean-Marc Jaubert, avait exclu qu'un redémarrage trop rapide ait pu être la cause de l'accident.
"Pourquoi le surchauffeur qui a explosé n'était-il pas équipé d'un allumage automatique comme celui du vapocraqueur n°2 que TPF a entrepris de démanteler?", s'est interrogée Aurélie Filippetti, responsable de l'industrie au sein du groupe socialiste à l'Assemblée nationale venue recontrer les syndicats à Carling.
Arrivé sur place dans la matinée, le directeur général de Total, Christophe de Margerie, s'est refusé à tout commentaire sur les causes du drame. Mais il a assuré que "l'explosion ne remettait pas en cause l'avenir du site", frappé par quatre plans de restructuration depuis 2006.
"TPF va-t-il reconstruire le vapocraqueur n°1 alors que, juste à côté, le vapocraqueur n°2 est en train d'être démantelé?", s'est en revanche demandé François Pelegrina, délégué CFDT du groupe.
AFP 16.07.09
Au moins 45 soldats étrangers, soit près de trois par jour, ont trouvé la mort depuis le début du mois de juillet dans le cadre des opérations étrangères en Afghanistan, selon le site internet indépendant icasualties.org.
Depuis le début de l'année, 201 ont péri, contre 294 en 2008, année record depuis le début de l'intervention internationale en 2001.
Depuis, le nombre des pertes occidentales s'est envolé, en raison notamment des innombrables bombes (80% des soldats tués en sont victimes) semées par les rebelles sur le chemin des alliés.
A la différence des combats frontaux, plus risqués pour les rebelles, ces bombes "peuvent atteindre les troupes internationales et bloquer leurs mouvements", rendant également ces dernières plus vulnérables face à des tirs ennemis, note l'analyste afghan Waheed Mujda.
Trois autres raisons expliquent, selon lui, l'ampleur des pertes occidentales: la présence dans la zone de combattants d'Al-Qaïda (alliés des talibans) aguerris en Irak, le manque d'entraînement des troupes de l'Otan à la lutte contre la guérilla, et la chaleur étouffante de l'été dans l'Helmand, qui limite la marge de manoeuvre des soldats lourdement équipés.
Les Britanniques en sont les premières victimes, qui ont perdu 15 soldats depuis le début du mois, dont huit en 24 heures la semaine dernière.
"Le terrain est plus difficile pour les Britanniques que pour les Américains. Dans le nord, où les Britanniques sont déployés, il y a plus de routes que les insurgés ont truffées de bombes. Dans le sud, le terrain est plus facile et les Américains ont progressé plus rapidement", explique un officier de la force de l'Otan.
"Il semble que les insurgés aient décidé de rester défendre le nord du Helmand, alors qu'ils ont fui, ou cessé de se battre dans le sud", juge un officier américain.
En Grande-Bretagne, l'opposition conservatrice a dénoncé une "pénurie" d'hélicoptères, qui contraindrait les soldats à se déplacer dans des véhicules, vulnérables aux bombes placées sur les routes. "Cela n'a rien à voir avec les hélicoptères", a répondu mercredi le Premier ministre Gordon Brown.
"C'est un été difficile et ce n'est pas fini, mais si nous voulons interdire l'Helmand aux talibans à long terme, nous devons poursuivre nos opérations", a récemment averti Gordon Brown.
"On va continuer à avoir des pertes importantes dans le ou les deux prochains mois", estime l'officier américain. "Mais une fois cet effort fait, on aura réussi à stabiliser ces zones pour de bon", espère-t-il.
Mercredi, le chef d'état-major de l'armée britannique, le général Richard Dannatt, a estimé qu'il fallait déployer encore davantage de soldats sur le terrain, qu'ils soient "britanniques, américains, afghans" ou autres.
AFP. 15.07.09
Pourquoi les soldats israéliens ne vont-ils pas se battre en Afghanistan?
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a prévenu mercredi l'Iran que l'offre de dialogue des Etats-Unis ne durerait pas indéfiniment, mais elle a défendu le principe de discussions directes avec les régimes répressifs.
"La fenêtre d'opportunité ne restera pas ouverte indéfiniment", a ajouté Mme Clinton qui fait ainsi sa rentrée politique aux Etats-Unis après avoir disparu de la scène internationale pendant près d'un mois, en raison d'une fracture au coude.
Mme Clinton, qui a prononcé un discours de 30 minutes sans consulter ses notes, a justifié la décision du président Barack Obama de continuer à chercher à ouvrir le dialogue avec Téhéran malgré la récente répression des manifestations populaires après la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad.
"Nous savons très bien de quoi nous héritons avec l'Iran, parce que nous sommes confrontés quotidiennement à cet héritage", a poursuivi Mme Clinton. "Nous savons que refuser de discuter avec la République islamique n'a pas réussi à altérer la marche iranienne vers l'arme nucléaire, ni à réduire le soutien de l'Iran au terrorisme, ni à améliorer la façon dont l'Iran traite ses propres citoyens".
"Ni le président ni moi-même ne nous faisons d'illusion sur le fait qu'un dialogue direct avec l'Iran garantira un quelconque succès", a-t-elle ajouté. "Et il est certain que les perspectives ont changé dans les semaines qui ont suivi les élections".
"Mais nous comprenons aussi l'importance qu'il y a à proposer le dialogue à l'Iran et à donner à ses dirigeants un choix clair: ou bien devenir un membre responsable de la communauté internationale ou bien continuer sur une voie vers davantage d'isolement".
S'adressant plus généralement aux ennemis des Etats-Unis dans le monde, Mme Clinton a prévenu que la volonté de dialogue de l'administration Obama ne devait pas être prise pour de la faiblesse.
"Nous n'hésiterons pas à défendre nos amis, nos intérêts et, surtout, notre peuple, vigoureusement et lorsque ce sera nécessaire, avec l'armée la plus puissante du monde", a-t-elle prévenu. "Ce n'est pas une option que nous souhaitons, ni une menace. C'est une promesse à tous les Américains".
Elle a en outre appelé les pays arabes à prendre "maintenant" des mesures "significatives" vers une normalisation de leurs relations avec Israël, laissant entendre que des gestes arabes envers Israël donneraient au gouvernement de droite israélien "plus de soutien politique" à un arrêt de la construction dans les colonies juives de Cisjordanie...
AFP. 15.07.09