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Transgenre: l'armée ordonne à Delphine de redevenir Thierry

Delphine Thierry transgenre.jpg
Delphine est anatomiquement un homme

En recevant son bulletin de solde du mois d’octobre, les bras de Delphine Ravisé-Giard lui en sont tombés. Alors que, depuis presque deux ans, l’armée de l’air, son employeur, reconnaissait son changement d’apparence - un homme devenu femme - l’institution vient de faire machine arrière. « Le courrier était adressé non plus à Delphine, mais à Thierry Ravisé-Giard », explique Stéphanie Nicot, présidente de l’association Trans Aide, amie et soutien de Delphine.


Depuis vingt et un ans, elle est sous-officier dans l’armée de l’air, à . Pendant près de quinze ans, ses collègues l’ont connue sous l’uniforme masculin, et l’appelaient Thierry, son nom de baptême. Il y a presque deux ans, en revenant d’un long congé maladie, c’est une jolie jeune femme brune qu’ils ont retrouvée : transgenre, Thierry était devenu Delphine. La femme qui « depuis toujours » sommeillait en Thierry s’est éveillée, révélée, et après avoir suivi un traitement hormonal, ses traits, son corps, sa voix se sont nettement féminisés.

« Rapidement, mes supérieurs hiérarchiques ont pris en compte mon changement de genre, et m’ont donné de nouveaux papiers militaires », explique-t-elle. Delphine reçoit même un nouvel uniforme : la jupe et le chemisier remplacent le treillis. « Cette modification n’a jamais posé problème », rappelle Delphine. Mais voilà, il aurait mieux valu pour elle qu’elle ne cherche pas à faire entériner son changement de genre par la justice. Le 10 août, le TGI de Nancy refuse ses arguments et la déboute. Dans les hautes sphères militaires, on apprend cette « tolérance locale », et on s’étouffe. « Il ne fait aucun doute que ce revirement vient d’en haut, tranche Stéphanie Nicot. Ses responsables hiérarchiques directs se sont fait taper sur les doigts, alors qu’ils la connaissent et apprécient son travail. »

Delphine, dépitée, est depuis en arrêt maladie. « Je suis humiliée, je n’ai eu aucune voix au chapitre, et on m’a même retiré rétroactivement des primes », déplore l’adjudante. Combative, elle a confié son dossier à Emmanuel Pierrat, au barreau de , et assure qu’elle utilisera tous les recours juridiques possibles pour se faire reconnaître femme.
Le parisien - 13 novembre 2009

Commentaires

  • En Italie , on trouve même des "trans napolitaines" qui ne laissent pas les militaires de glace .

  • Ce travelot n’est pas un homme seulement anatomiquement, mais il l’est aussi génétiquement. Et grâce au pharisien j’ai appris un mot nouveau : « transgenre » ! Les pédants ne savent pas quoi inventer pour se faire remarquer ; alors soyons simple et appelons un travelot, un travelot !

  • @abad
    Les travelots sont en transes !
    Ces personnes sont peut-être à plaindre , mais n'ont rien à faire au sein de l'armée ou de la police .
    il leur faut des emplois réservés , dans des secteurs d'activité ou leur "transgenre " ne pose pas trop de problèmes.

  • Ces "trangenres" sont à plaindre, il est vrai. La nature les a ratés. Mais dans le cas de Delphine/Thierry, c'est bien un homme (par ses organes et génétiquement aussi). Mais si un homme (un vrai) l'ignore et la prend dans ses bras, il aura une terrible surprise! - je suppose que sa vie sexuelle doit être très compliquée. Les androgynes, voilà leur vrai nom, et non "transgenres"... Ils deviennent des travestis pour la plupart. Les opérations complètes coûtent très chères et sont risquées. De toute manière, ce ne sera jamais une vraie femme, sinon dans ses fantasmes. L'apparence n'est pas tout.

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