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CRIF: Fillon dénonce le "militantisme extrémiste"...

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Quoi de neuf, mercredi soir, au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France ? D'abord, la présence de l'imam de Drancy Hassen Chalghoumi parmi les dignitaires religieux. Partisan déclaré du dialogue judéo-musulman et de l'interdiction de la burqa, ce symbole de l'«islam républicain» n'a pas hésité à répondre à l'invitation de Richard Prasquier, le président du Crif. Sans craindre d'être à nouveau agressé, lui qui est en permanence menacé ? «Ça ne peut pas vraiment être pire, soupire-t-il. Et puis, c'est un échange de bons procédés. J'ai invité Prasquier à la mosquée, il m'invite au Crif

Autre nouveauté, la présence de Martine Aubry. La première secrétaire du PS a assuré à sa façon la continuité avec son prédécesseur François Hollande, qui était en général présent. Contrairement à lui, elle n'a pas frayé avec la foule, où gouvernement et majorité étaient représentés en force. Flanquée d'Harlem Désir et de Benoît Hamon, elle a écouté l'intervention de Prasquier debout à l'entrée de la salle, puis a tourné les talons dès que François Fillon est monté à la tribune. Mais elle n'a pas quitté tout de suite le pavillon d'Armenonville : elle s'est attardée près de la sortie avec ­Hélène Mandroux, tête de la liste PS en Languedoc-Roussillon, le temps que les caméras la filment à côté de l'intrépide maire de Montpellier, qui ose braver Georges Frêche dans son fief. Comme on leur demandait s'il fallait voir un lien entre leur présence et la proximité des régionales, les deux femmes ont démenti avec vigueur. «Je viens tous les ans», a affirmé Mandroux. «Il ne faut pas mélanger les choses», a renchéri Aubry.

 

 

Nicolas Sarkozy, lui, s'est contenté d'une apparition fugace au début de cocktail. Il a distribué bises, saluts et sourires, puis s'est éclipsé, laissant Fillon délivrer le message politique de la soirée. Un message de dénonciation du «communautarisme», qui «refuse l'égalité et la fraternité». Dans son discours, Prasquier s'était lui aussi référé à la devise républicaine pour affirmer que le port de la burqa est «contraire aux valeurs de la République, non seulement parce qu'elle est imposée aux femmes, mais aussi parce que dans nos échanges le rapport à l'autre passe par le visage».

Sur le même sujet, Fillon a fait dans le subliminal en lançant à l'auditoire : «Nous devons défendre nos valeurs contre ceux qui cachent, derrière le paravent d'une soi-disant liberté, un militantisme extrémiste.»

Le premier ministre a, en revanche, eu des mots très fermes pour condamner les «scandaleux mouvements de boycott des produits casher ou israéliens».«Je m'étonne du silence, voire de la connivence de certains responsables politiques vis-à-vis de ces démarches révoltantes», a -t-il ajouté. Il n'a pas cité de noms, mais c'était inutile : comme son prédécesseur, Roger Cukierman, qui avait dénoncé la dérive antisémite de certains Verts et de l'extrême gauche, Prasquier a fait savoir que le parti de Cécile Duflot et le PCF n'avaient ­toujours pas été conviés cette année au dîner du Crif.

Le Figaro - 04.02.10

Commentaires

  • Le maygar et son 1er sinistre vont prendre les ordres au Crif.

  • @JLA: quand on lit ces articles du Figaro, il semble que le CRIF gouverne la France! Rien ne se fait sans le CRIF...

    Ils s'unissent contre nous! Voilà ce qu'il faut comprendre!

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