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Après la défaite, Sarkozy prépare un remaniement technique...

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Poignée de mains maçonnique?  (22 mars 2010)
(Cliquez sur la photo)
Après la sévère défaite de la majorité aux régionales, s'est attelé lundi au de son qui devrait, cette fois, s'ouvrir aux chiraquiens et à ceux qui le critiquent à l'UMP, tout en excluant un changement de cap dans les réformes.
Dans la matinée, le chef de l'Etat a reçu le Premier ministre François Fillon pendant une heure et demie "pour faire le point" et parler d'un "remaniement technique", selon le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant.
Reçu à l'Elysée à 10h00, François Baroin, député-maire UMP de Troyes (Aube), devrait entrer au gouvernement comme ministre du Budget, a indiqué une source proche de l'UMP à l'AFP. L'entrée de ce chiraquien pourrait calmer ce courant de l'UMP qui, à commencer par M. Baroin lui-même, n'a pas ménagé ses critiques à l'endroit du président.
L'actuel détenteur du portefeuille du Budget, Eric Woerth, devrait remplacer au Travail Xavier Darcos, donné partant, pour préparer la réforme des retraites, selon des sources à l'UMP.
Dans certains ministères, comme celui de Patrick Devedjian (Relance), les locataires faisaient leur cartons.
Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a été reçu également à l'Elysée durant une demi-heure, ainsi que Eric Besson (Immigration).
Un proche de Dominique de Villepin -Hervé Mariton ou Georges Tron- pourrait être appelé au gouvernement, selon une source gouvernementale.
Le nom d'un jeune sarkozyste, Christophe Béchu, tête de liste UMP en Pays-de-Loire, était avancé également à l'UMP comme nouvel entrant, ainsi que celui du centriste Marc-Philippe Daubresse. Parmi les partants, Martin Hirsch, qui a manifesté son souhait de départ, était cité. Il a d'ailleurs été reçu dans la matinée à l'Elysée.
Dimanche soir, M. Fillon avait qualifié de "déception" le score de la majorité qui n'a réussi à conserver que l'Alsace sur les 22 régions de métropole.
La gauche a recueilli 54,05% des voix, loin devant la droite à 35,37%, et le FN qui a obtenu 9,17% des suffrages, selon la dernière totalisation de l'AFP.
Le Front national qui a enregistré un score de 17,8% des voix dans les douze régions où il était présent, fait un retour spectaculaire
dans le paysage politique.
Lundi matin, les responsables de l'UMP ont réaffirmé que le gouvernement devait tenir le cap des réformes, à commencer par la réforme des retraites. "Les Français n'ont pas dit non aux réformes", a répété le secrétaire général Xavier Bertrand.
La numéro un du PS Martine Aubry, qui sort renforcée du scrutin, a au contraire demandé à Nicolas Sarkozy de "chang(er) de politique", soulignant que tous les ministres en lice avaient été "battus".
Selon un sondage CSA, un tiers des Français voudrait que le chef de l'Etat "ralentisse le rythme des réformes" et une majorité (54%) qu'il adopte "un style plus présidentiel".
La défaite suscite des tensions dans la majorité. L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a demandé "un vote de confiance" sur les réformes au Parlement après "un discours de politique générale" de François Fillon.
Un autre ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, ennemi juré de Nicolas Sarkozy, devrait annoncer jeudi la création d'un "mouvement au service des Français".
Parlant de "réelle défaite" de la majorité, M. Copé a lui appelé le gouvernement à "revenir aux fondamentaux" et à "la construction d'un nouveau pacte majoritaire avec les Français". "Nous (la majorité) n'avons tourné le dos ni à nos valeurs, ni à nos fondamentaux, ni à nos électeurs", a rétorqué M. Bertrand.
Le parisien - 22/03/10







 

Commentaires

  • Poignée de mains maçonnique?
    Si ce n'est pas cela , qu'est-ce ?
    Le plus inquiétant est que maintenant ils en font état devant les caméras , sans vergogne !

Les commentaires sont fermés.