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René Galinier reste en prison

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Prison de Béziers

 Par crainte de troubles à l'ordre public et pour sa sécurité personnelle, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier a refusé, ce après-midi, la demande de remise en liberté de René Galinier, emprisonné à Béziers. Le 5 août dernier, ce retraité de 74 ans avait tiré sur deux cambrioleuses entrées par effraction dans son domicile à Nissan-lez-Enserune.

Pour la cour d'appel, « le maintien en détention est l'unique moyen de mettre fin au trouble exceptionnel et persistant de l'ordre public, provoqué par la gravité de l'infraction, les circonstances de sa commission et l'importance du préjudice ».

 Autre argument invoqué par les magistrats montpelliérains à l'appui de leur décision : « Une mise en liberté pourrait aussi susciter l'incompréhension dans l'ethnie d'origine des victimes et faire craindre des représailles à l'égard du mis en examen. »

Cette décision a fait l'effet d'une bombe au sein du comité de soutien local qui attendait avec impatience la sortie de prison du retraité. « Nous sommes  abasourdis pour ne pas dire atterrés, confie Jean Pons, le président. Ils le maintiennent en prison malgré un état de santé fragile et bien que l'avocat général ait requis sa libération. René Galinier est devenu un otage de l'Etat. Jusqu'à présent, on nous avez demandé de rester calme. Mais là, les limites ont été atteintes et dépassées. L'heure de l'action a sonné.  »  Une manifestation pourrait être organisée samedi à Béziers.

Un fait divers qui a mobilisé tout un village

Le cas de René Galinier a suscité une vive émotion dans la région. Alors qu'il faisait la sieste dans son pavillon, le retraité entend du bruit. Selon son avocat, dans une interview accordée à Midi Libre, « il a vu une main passer et s'est levé sans bruit ». Le propriétaire aurait alors tenté d'appeler les secours mais aurait d'abord téléphoné aux pompiers. « Il leur a dit : appelez vite les gendarmes, on va commettre une infraction chez moi ». Pendant ce temps, l'effraction est commise, un volet est crocheté et des personnes entrent chez lui. « Il prend alors le fusil qui est dans la penderie, va chercher des vieilles cartouches dans un tiroir et rappelle la gendarmerie. » Ne voyant venir personne, il aurait selon son défenseur « paniqué et tiré », blessant les deux cambrioleuses âgées d'à peine plus de 15 ans et originaires des pays de l'Est.

Un comité de soutien, particulièrement actif, s'était monté à l'occasion. Il n'a cessé de faire parler de lui depuis.

Le Midi Libre - 05/10/10

Commentaires

  • d,aprés les propos des magistrats ,le garder en détention lui éviterait d,étre agresser par une communauté qui pratiquerait les réprésailles, donc ces mémes magistrats reconnaissent qu,il n,y a plus de sécurité pour les citoyens dans de pays !!
    réprésailles cela fait penser à l,occupation !!
    nous arrivons donc au fond du trou!!
    salutations.

  • Le scandale continue de plus belle ! Et ils prétendent que c’est pour son bien qu’on maintient en prison un homme de 74 ans et, de plus, très malade ! La révolte gronde !

  • Cher abad, oui, il est très malade. Son désespoir doit être immense. Il n'a fait que se défendre. Il faut se laisser tuer ou torturer... ou avoir de hautes relations à l'Elysée!

    A 74 ans, on ne peut pas se mettre au krav-maga, si efficace contre les Palestiniens.

    On craint de represailles de l'ethnie, on le "protège" en prison: c'est énorme!

  • Il ne faut pas se voiler la face. On en est là avec cette catégorie de bienvenus, les "gens du voyage ou roms ". Ces individus sont excessivement dangereux et ce n'est pas d'aujourd'hui. Le mis en cause risque bien de passer rapidement de vie à trépas s'il est remis en liberté, aujourd'hui ou demain. A sa place, je ne serais pas du tout rassuré. Il ne profitera jamais d'une quelconque protection et sa vie sera en grand danger jusqu'au lendemain de son jugement ou de sa sortie de prison. Ensuite, il devra se terrer dans un coin et se faire oublier du mieux qu'il pourra et ce ne sera pas du gâteau. Les gens du voyage ont l'esprit de vengeance tenace, les policiers et gendarmes le savent parfaitement. Alors que faire ? Les juges ont choisi la solution la plus simple mais ce n'est que partie remise, ils le savent aussi.

  • 2 motifs justifient selon la juridiction d’appel, le maintien en détention :

    - les risques de représailles. Pourquoi pas ; en droit cela peut se rattacher au 4° de l’article 144 du code de procédure pénale (« la détention provisoire ne peut être (…) prolongée que s'il est démontré, au regard des éléments précis et circonstanciés résultant de la procédure, qu'elle constitue l'unique moyen de parvenir à l'un ou plusieurs des objectifs suivants et que ceux-ci ne sauraient être atteints en cas de placement sous contrôle judiciaire ou d'assignation à résidence avec surveillance électronique : (…) ».

    - « Une mise en liberté pourrait aussi susciter l'incompréhension dans l'ethnie d'origine des victimes ». Là je ne suis plus… Certes, le 7° du même article prévoit que la détention peut être prolongée pour « mettre fin au trouble exceptionnel et persistant à l'ordre public provoqué par la gravité de l'infraction, les circonstances de sa commission ou l'importance du préjudice qu'elle a causé. Ce trouble ne peut résulter du seul retentissement médiatique de l'affaire.», mais ce 2nd motif ne me semble pas répondre à cette définition très stricte.

  • mon message précédent était incomplet, le 4° de l’article 144 du code de procédure pénale est rédigé ainsi : « la détention provisoire ne peut être (…) prolongée que s'il est démontré, au regard des éléments précis et circonstanciés résultant de la procédure, qu'elle constitue l'unique moyen de parvenir à l'un ou plusieurs des objectifs suivants et que ceux-ci ne sauraient être atteints en cas de placement sous contrôle judiciaire ou d'assignation à résidence avec surveillance électronique : (…)

    4° Protéger la personne mise en examen ».

  • Cet homme a défendu sa vie et sa patrie personnelle ( sa maison) contre des saloperies.
    Pourquoi ne pas chasser une fois pour toutes ces soi-disant "gens du voyage" qui ne sont que des "gens du pillage".
    René Galinier est un exemple, il n'est pas besoin de fabriquer des lois complexes et confuses pour discerner l'honnête homme de la crapule.
    Son acte est légitime, il fait partie d'un droit d'origine Divine, à l'époque ( pas si lointaine) où un voleur risquait "légalement " sa peau, les cambriolages étaient beaucoup moins nombreux et moins graves, maintenant c'est devenu une religion des " de voyage" assurés de l'impunité totale ( voir les dégâts dans les villages où la "loi" interdit les ripostes).

  • A wilhelm : Merci pour ces précisions qui éclairent le côté formel de ces décisions. Personnellement, je n’ai jamais douté qu’il y avait un texte de loi justifiant (au moins partiellement, comme vous le faites remarquer) les décisions de ces juges. Mais je ne doute pas moins qu’ils auraient pu aussi bien trouver des textes de lois qui leur aurait permis de libérer Galinier. Autrement dit, ces juges ont en fait jugé d’après leur idéologie, laquelle est absolument aveuglante.
    Mais ce qui est particulièrement amusant, c’est de lire que les juges croient (ou font semblant de croire) qu’on est plus en sécurité en prison qu’en liberté. Si on les prend au mot, cela démontre que notre pays est complètement pourri : nous devrions tous demander à être mis en prison pour notre sécurité. Mais, tout le monde sait que c’est faux : le nombre de prisonniers ‘suicidés’ est énorme !

  • @ wilhelm: merci pour ces précisions juridiques importantes.

    Quoi qu'il en soit, le pauvre Papy Galinier est-il vraiment protégé en détention, avec toute cette faune de délinquants de tous poils et toutes origines?
    Les juges supposent des représailles de l'ethnie en question: mais n'est-ce pas là un préjugé RACISTE de leur part? Que fait la Halde?

  • @ turigol, elles étaient jeunes, elles agissaient sur l'ordre de leur communauté.
    A quinze ans, on a beaucoup de force, on peut tuer facilement un homme faible et âgé! On comprend qu'il ait eu peur, d'autant plus que ni pompiers ni gendarmes ne venaient à son secours! Il les avait pourtant appelés!

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