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Nissan: 600 manifestants pour la libération de René Galinier

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Le 9 octobre à Nissan-lez-Ensérune

(Cliquez sur la photo)

C’est en désespoir de cause que j’ai demandé dans une lettre au président Sarkozy de faire ce qui est dans ses moyens pour que René Galinier soit libéré sous contrôle judiciaire. » Ainsi s’exprime Pierre Cros, maire PRG de Nissan-lez-Ensérune, lorsque s’ébranle la marche silencieuse, au départ de la cave coopérative. Deux mois après son incarcération, près de 600 personnes se sont rassemblées pour réclamer la sortie de prison du "papy tireur".

Beaucoup de participants avaient lu, le matin même, dans Midi Libre, des éléments à charge inédits livrés par l’avocate des deux cambrioleuses roms touchées à bout portant. Pour autant, les amis de René Galinier n’en démordent pas. 

Pour eux, c'est une cause humanitaire.« Il est vieux, malade, il a eu une vie irréprochable, il est aimé de tous, il ne mérite pas d’être en prison. Il a commis un acte de peur qu’il regrette, ça s’arrête là, maintient Jean Pons, président du comité de soutien nissanais, au bord des larmes. Ce que dit l’avocate n’engage qu’elle. Je n’ai pas à juger l’acte, ce sera à la cour d’assises de le faire. »

De son côté, l’avocat de Galinier, Me Bousquet, s’emploie, devant les caméras, à réfuter les accusations de racisme : « Galinier n’a pas tiré sur des Roms en tant que tels. Elles auraient été norvégiennes, ce serait pareil. » Tout faire pour dépolitiser l’affaire, c’est mieux pour son client.

« Les faits sont graves, admet Thierry, en tête du cortège, mais de là à le garder en prison, à son âge et avec un cancer. Ce qui est arrivé aux cambrioleuses, on va dire que ce sont les risques du métier. » Pour Gunther, viticulteur allemand et nissanais, le problème, c’est l’administration : « Plusieurs mois de détention pour une personne âgée sans que rien ne se passe, c’est trop long, il faut une décision claire et rapide, même s’il doit être condamné. »

Après la traversée du village, le cortège s’arrête devant le lieu du drame, la maison de Galinier. Devant le portail, une urne collecte les dons pour assurer la défense. Le fils de René Galinier prend la parole, et excuse sa mère qui a préféré rendre visite à son époux. Il lit une lettre envoyée par son père : « Je suis bouleversé par toutes ces personnes qui me soutiennent. Je n’ai jamais été raciste, et je n’ai rien à faire de mes soi-disant défenseurs qui ne me connaissent pas, et ne font qu’affaiblir mon camp. » Me Bousquet annonce qu’il va adresser une troisième demande de libération à la chambre d’instruction. Rapidement et sans bruit, la manifestation se disperse.



Les amis de Galinier contre la "récupération extrêmiste


La manifestation était organisée par le comité de soutien, exclusivement composé de Nissanais. Dans le cortège, des étrangers au village n’étaient pas les bienvenus : les identitaires d’extrême-droite, qui ont fondé un comité de soutien national « parasite ». Pas nombreux (moins de 20 militants), mais visibles en queue de cortège.

Sans autorisation des organisateurs, ils avaient leur propre banderole, tenue par de jeunes skinheads en béret basque. Quand il s’en aperçoit, Pierre Cros, maire de Nissan, dont l’oncle a été décoré de l’Ordre des Justes, veut quitter le cortège. Jean Pons le retient, puis s’énerve : « Ils s’en moquent de Galinier ! Ils veulent qu’il reste en prison pour qu’on parle d’eux ! » Il remonte le cortège et affronte verbalement Richard Roudier, président de la Ligue du Midi. Le ton monte. On ne peut les chasser, on en reste là. « Roudier, il vaut pas une merde ! », lâche plus tard le président du comité de soutien. Après la manifestation, les identitaires haranguent, sur la place du village, un public restreint. Quelques slogans sur les « victimes françaises », contre la « racaille », et puis s’en vont.

Midi Libre - 09/10/10

 

 

Commentaires

  • Très intéressant le déroulement de cette manifestation : au lieu de s’unir contre cette effroyable injustice, ces manifestants préfèrent cracher à la figure de ceux qu’ils appellent «l’extrême droite» : comme si ce cas d’emprisonnement était une question de droite ou de gauche. L’aveuglement du maire et de l’avocat de Galinier est tel qu’ils préfèrent que Galinier reste en prison plutôt qu’il soit libéré grâce à des manifestations de « l’extrême droite ». Quand on voit cela on se dit que le pays est vraiment fichu ! Maintenant on sait ce qu’il va se passer : le ministère va négocier avec Galinier sa libération à la condition qu’il crache sur «l’extrême droite». Depuis déjà pas mal de temps on sent que la stratégie des mondialistes est basée sur l’emprisonnement arbitraire d’innocents et ensuite on négocie leur libération sous condition qu’ils crachent sur «l’extrême droite». Ce triste sire d’avocat de Galinier, en acceptant de jouer ce jeu, outre qu’il ne fait pas avancer le dossier de son client, le déshonore et fait regretter qu’on défende son cas.

  • abad,

    vous avez, comme d'habitude, le nez fin. Vos commentaires sont excellents!

    Mon avis, c'est que les français sont des cons, qu'ils crèvent!

  • le maire n,avait rien à craindre car les souchiens ne brulent pas de voitures et autres dégradations!!
    elles auraient été Norvégiennes , mais elles ne l,étaient pas , et d,ailleurs je ne connais pas de faits divers ou les Norvégiennes sont cités comme cambrioleuses !!
    en plus Galinier à fait sa profession de foi, je n,ai jamais été raciste , la parole qu,il faut prononcer partout et tout le temps!!
    d,accord ! on manifeste mais entre républicains et en silence!! fermer le ban!!
    salutations.

  • http://www.midilibre.com/articles/2010/11/07/A-LA-UNE-Me-Gilbert-Collard-arrive-en-renfort-1445208.php5

    Encore mieux!

Les commentaires sont fermés.