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  • Le récit du viol par Nafissatou

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    Nafissatou Diallo (G) avec une amie - (Cliquez sur la photo)

    Nafissatou Diallo a finalement décidé de briser le silence. Elle a donné une interview exclusive à la chaine américaine ABC qui en a diffusé quelques extraits dimanche soir. Le reste doit être distillé lundi matin dans Good Morning America, puis mardi soir. Sur les images, on la voit marcher dans New York : une grande femme, les cheveux raides en pantalon noir et blouse blanche, avec le visage légèrement grêlé par des marques d'acné. Selon le magazine Newsweek qui était aussi présent lors de l'interview, qui a duré trois heures, dans les bureaux de son avocat Kenneth Thompson sur la Cinquième Avenue, Nafissatou Diallo ne sait ni lire ni écrire, et a peu d'amis.

    "Je n'ai jamais voulu parler publiquement mais je n'ai pas le choix... Je dois le faire, pour moi. Je dois dire la vérité", explique-t-elle. "Je veux que justice soit faite, je veux qu'il aille en prison", dit-elle. "Je veux qu'il sache qu'il existe des endroits où vous ne pouvez pas vous servir de votre fric, de votre pouvoir quand vous faites un truc pareil", ajoute-t-elle. Quand on lui demande pourquoi le procureur a émis des doutes sur l'affaire, elle reconnait "des erreurs" mais affirme que "Dieu est témoin que je dis la vérité. Du plus profond de mon coeur. Dieu le sait".

    Les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont aussitôt réagi avec un communiqué exaspéré et vengeur. "Il est temps que ce cirque indécent s'arrête", expliquent-ils.  Ses avocats et ses attachés de presse ont orchestré un nombre sans précédent d'événements médiatiques et de manifestations pour faire pression sur le procureur. La conduite de ses avocats n'est pas professionnelle et viole les règles fondamentales de la profession. Son but évident est d'enflammer l'opinion publique contre un accusé dans une affaire criminelle en cours".

    Dans l'interview, Nafissatou Diallo maintient farouchement que Dominique Strauss-Kahn l'a attaquée dans la chambre du Sofitel. Elle a vu un serveur sortir avec un plateau de la chambre 2806. Il lui a dit qu'elle était vide. Elle est rentrée en disant "Bonjour, femme de chambre" et puis elle a vu apparaître un type à poil avec des cheveux blancs. "Oh mon Dieu, je suis désolée", raconte-t-elle, ajoutant qu'elle a fait demi-tour. "Ne vous excusez pas", lui a-t-il dit. Mais il s'est mis à agir comme "un fou", selon elle. Il lui a attrapé la poitrine. Il a claqué la porte de la suite. "Tu es très belle", lui dit-il en la tirant vers la chambre, toujours selon la femme de chambre. "Arrêtez monsieur, je veux pas perdre mon boulot". "Tu vas pas le perdre". "Il m'a tiré violemment vers le lit, il a essayé de me mettre son pénis dans la bouche", affirme la jeune femme en mimant comment elle a essayé de résister en tournant la tête et en serrant les lèvres. "Je l'ai poussé, je me suis levée, je voulais l'effrayer".

    "J'ai dit 'Regardez, il y a mon chef qui est là'". Mais DSK lui répond qu'il n'y a personne. Il la pousse dans le couloir vers la salle de bain, lui remonte son uniforme sur les hanches et déchire son collant, lui attrapant violemment le sexe. Il la met à genoux, le dos au mur et lui impose une fellation. "Il me tenait la tête très fort là", dit-elle en montrant son crâne, "il bougeait et faisait du bruit. Il faisait 'uhh, uhh, uhh'", il m'a dit "suce mon-je peux pas le dire. Je me suis relevée, je crachais, j'ai couru, je me suis enfuie sans regarder en arrière, j'ai couru dans le couloir, j'étais tellement nerveuse, tellement effrayée, je ne voulais pas perdre mon job".

    Elle raconte qu'elle s'est cachée et a essayé de se calmer. Elle a vu DSK sortir. "Il m'a regardé comme ça", dit-elle en inclinant la tête et en regardent droit devant fixement. "Il n'a rien dit". Elle avait laissé ses produits de ménage dans la chambre 2820 donc elle est allée les chercher puis est revenue dans la 2806 pour "la nettoyer".

    Newsweek a vu le rapport médical qui dit que la zone vaginale montre des signes d'irritation et qu'elle a un ligament déchiré dans l'épaule.

    Le lendemain quand Nafissatou Diallo regarde les informations et découvre qui est DSK, elle s'affole. Elle est ensuite logée dans un hôtel avec sa fille de 15 ans, sans téléphone portable, et a très peu de contacts avec l'extérieur pendant des semaines. Son visage s'éclaire seulement quand elle parle de son boulot. En avril, une de ses collègues est partie en congé de maternité et on lui a donné le 28ème étage. "On travaillait en équipe. J'adorais ce job, j'aimais les gens. Tous de différents pays, Américains, Africains, Chinois. Mais nous étions tous pareil ici", raconte-t-elle.

     25/07/11

  • Nafissatou Diallo, l'accusatrice de DSK, donne sa 1ère interview

    Nafissatou Diallo parle pour la première fois à la presse, celle qui accuse Dominique Strauss-Kahn de viol, s’est exprimé dans la presse américaine en accordant son premier entretien au magazine Newsweek.

    www.radinrue.com le XXV - VII - MMXI, 00h55, par : Benjy D. Pyrz

    Elle parle de manière publique pour la première fois. Elle défend ainsi sa version des faits, alors que les avocats de Dominique Strauss-Kahn voient rouge et protestent...

    Nafissatou Diallo accuse la défense de DSK, en déclarant qu’ "A cause de lui, on me traite de prostituée", et de poursuivre "Je veux qu’il aille en prison. Je veux qu’il sache qu’il y a des endroits où on ne peut pas utiliser son pouvoir, où on ne peut pas utiliser son argent".

    La femme de chambre qui se dit victime d’une agression sexuelle de la part du socialiste français ancien patron du FMI, va également rencontrer la presse télévisée, ainsi lundi elle paraîtra dans l’émission d’ABC "Good Morning America".

    DSK est toujours inculpé de sept chefs d’accusation dont agression sexuelle et tentative de viol, dans sept jours il comparaîtra à nouveau devant un tribunal de New York.

    La défense de Dominique Strauss-Kahn estime que cette manière de donner des interviews à la presse est une tactique pour "enflammer l’opinion". Ce comportement de la part d’avocats [de Nafissatou Diallo - ndlr ] est non-professionnel et viole les règles fondamentales du comportement professionnel des avocats". (...) "Ses avocats savent que les demandes d’argent (de la femme de chambre dans un futur procès au civil) subiront un coup fatal lorsque les charges criminelles (contre Dominique Strauss-Kahn) seront abandonnées comme elles doivent l’être." ont conclu les avocats de DSK.

    Parallèlement en France, les mœurs de DSK reviennent en force sur le devant de la scène, cette fois-ci avec un mélange de politique. Ainsi deux proches de François Hollande ont été entendus vendredi par la police dans l’affaire Tristane Banon, une jeune romancière française qui accuse Dominique Strauss-Kahn de tentative de viol. Une affaire qui remonte à 2003.

    radinrue.com - 25/07/11

  • Affaire DSK - La femme de chambre parle à la presse

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    Son avocat, Kenneth Thompson, le laissait entendre depuis plusieurs jours. Prochainement, Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui accuse Dominique Strauss-Kahn d'agression sexuelle à l'hôtel Sofitel, allait parler à la presse. Elle l'a fait ce lundi, dans un entretien exclusif  accordé au magazine Newsweek. Elle a même permis à Newsweek de publier son nom et sa photo en couverture, deux premières pour la presse américaine. 

    Selon des extraits publiés dimanche soir par le site internet The Daily Beast, qui a fait récemment alliance avec Newsweek, la femme de chambre assure notamment qu'elle avait peur de perdre son emploi "quand elle a été attaquée". Elle affirme s'être débattue aussi alors que DSK aurait tenté de lui faire pratiquer une fellation forcée. "A cause de lui, tout le monde m'appelle une prostituée", dit la jeune femme en colère, "Je veux qu'il aille en prison. Je veux qu'il sache qu'il y a des endroits où vous ne pouvez pas utiliser votre pouvoir, où vous ne pouvez pas utiliser votre argent". 

    Nafissatou, qui doit aussi parler à ABC, reconnaît en outre qu'elle a menti lors de sa demande d'asile pour les Etats-Unis mais explique que c'était pour qu'elle puisse emmener sa fille en Amérique, afin qu'elle n'y subisse pas les mêmes mutilations génitales qu'elle. 

    Selon Newsweek, le bureau du procureur pourrait encore prendre "des semaines" avant de prendre une décision sur le fait de poursuivre ou non l'affaire. le 1er juillet dernier, Cyrus Vance Jr avait dit avoir des doutes sur la crédibilité de la jeune femme et certains experts estimaient qu'il devrait prononcer un non-lieu. 

    Dans un communique publié dimanche soir, les avocats de DSK ont dénoncé "une campagne dans les media" de la part "d'une personne qui poursuit les charges contre une autre car elle veut lui soutirer de l'argent". "Il est temps que ce cirque inconvenant s'arrête", assurent-ils. 

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  • La France achète des drones à Israël

    La France achète des drones à Israël


    IRIB- Le ministère français de la Défense a décidé la semaine dernière d’acheter des avions sans pilotes, fabriqués en Israël, mettant ainsi fin à un embargo de 42 ans sur les achats d’armes imposé par le général Charles De Gaulle.
     
     La vente agréée de drones "Heron TP" ou "Eitan" sera la première à laquelle Israël procèdera avec un pays étranger. Si l'accord se confirme, la France achètera alors des systèmes de drones "Heron TP" de la société "Israël Aerospace Industries" (IAI), d'une envergure de 26 mètres et d'un poids maximum au décollage de cinq tonnes, capables d'emporter une charge utile de 1.000 kilos à 45.000 pieds pendant 36 heures.
     

    http://french.irib.ir/info/international/item/130218-la-france-ach%C3%A8te-des-drones-%C3%A0-isra%C3%ABl http://french.irib.ir/info/international/item/130218-la-france-ach%C3%A8te-des-drones-%C3%A0-isra%C3%ABl

    ALTERINFO.NET - 24/07/11