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Benetton voulait choquer et faire polémique. Objectif atteint en à peine quelques heures. Le jour même du lancement de sa campagne «Unhate» («Arrêtez la haine») censée faire l'apologie de l'unité et de la fraternité plutôt que la violence (!), la marque s'est attirée les foudres du Vatican.
L'un des photomontages de cette campagne met en scène en effet le pape Benoît XVI et l'imam de la mosquée Al-Azhar du Caire Mohamed Ahmed al-Tayeb en train d'unir leurs lèvres langoureusement.
Cette image est «un grave manque de respect au pape», dénonce un communiqué du Vatican mercredi en fin d'après-midi. Il faut dire qu'en guise de «lancement», des affiches ont d'ores et déjà été accrochées à Rome non loin des fenêtres du pape.... Dans un communiqué, le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a annoncé «des démarches auprès des autorités compétentes pour garantir le respect de la figure du Saint Père».
Voir ici toutes les photos de la campagne
Le Saint-Père n'est pas la seule personnalité détournée par cette campagne «provoc'» puisqu'on voit également Nicolas Sarkozy embrasser Angela Merkel. Barack Obama fait de même avec le président vénézuelien Hugo Chavez, les leaders des deux Corées, Kim Jong-Il et Lee Muyung-Bak joignent leurs lèvres, le président israélien Benyamin Netanyahou et celui de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas font de même. Sur chaque affiche, seule apparaît la fonction des intéressés mais pas leur nom. Des mises en scène inspirées, selon Alessandro Bennetton, du célèbre «baiser» de Brejnev et Honecker indique le Figaro.
Cette campagne doit dépoussiérer l'image d'une marque qui avait défrayé la chronique au début des années 1990 avec les campagnes de l'ère Toscani. Elle s'appuie, pour ce faire sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, chacun est invité à poster son propre photomontage de baiser sur un «Kiss Wall».
LeParisien.fr - 16/11/11
Dans le contexte d'une possible intervention militaire israélienne sur les sites nucléaires iraniens, l'explosion samedi d'un dépôt de munitions près de Téhéran - qui a fait 17 morts - alimente les rumeurs les plus folles. La presse israélienne relaie largement lundi l'information provenant d'une source occidentale faisant état d'un sabotage orchestré par le Mossad.
La guerre envisagée par Israël sur le sol iranien a-t-elle déjà commencé? Oui, à en croire Karl Vick, correspondant du magazine américain Time à Jérusalem. Alors que toute la presse israélienne s'interrogeait dimanche sur la mystérieuse explosion d'un dépôt de munitions qui a coûté la vie à 17 Gardiens de la révolution près de Téhéran samedi - listant les autres affaires d'explosions suspectes par le passé - le journaliste confirme l'hypothèse du Mossad, les services secrets israéliens.
"Le Mossad l'a fait", écrit-il, citant une source non identifiée d'un "service de renseignement occidental" qui lui aurait dit : "Ne croyez pas les Iraniens quand ils disent que c'est un accident." Et selon la même source, "d'autres sabotages sont planifiés afin d'entraver la capacité de l'Iran à développer l'arme nucléaire". "Ils n'ont pas tiré toutes leurs cartouches", ajoute-t-il. Une hypothèse possible au regard, déjà, de l'histoire des deux pays, et ensuite des informations dévoilées fin octobre, quand des experts militaires américains suggéraient que les Etats-Unis organisent des opérations clandestines visant à assassiner des commandants des Gardiens de la révolution, l'organe idéologique du pouvoir iranien.
L'architecte de la dissuasion iranienne parmi les victimes
Selon la version officielle, donnée par Téhéran, il s'agit toutefois d'une explosion accidentelle. Le dépôt aurait sauté lors d'un déplacement de munitions. Les autorités iraniennes ne donnent toutefois aucune explication quant à la présence du général Moghadam sur les lieux de l'explosion. Et la petite phrase de l'agent occidental est largement reprise et commentée par la presse israélienne lundi, dont le Haaretz et le Yediot Aharonot. Et la rumeur enfle d'autant plus que le général Hassan Moghadam, considéré comme l'architecte de la force de dissuasion balistique de la République islamique, figure sur la liste des victimes. Dans ce contexte, le commentaire lâché par le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, n'est pas passé inaperçu. Evoquant l'explosion de samedi, il a déclaré : "Ce serait souhaitable qu'elles [ces explosions] se multiplient."
Dans ce contexte tendu - et alors que le rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), rendu public la semaine dernière, est venu confirmer les doutes des Occidentaux sur la nature militaire du programme nucléaire iranien - les Européens, réunis à Bruxelles lundi, ont affiché leurs divisions sur d'éventuelles frappes militaires sur la République islamique. "Il faut nous préparer à durcir les sanctions pour éviter toute intervention irréparable", a ainsi déclaré le ministre français Alain Juppé, qui s'était déjà opposé la semaine dernière à tout scénario militaire en utilisant les mêmes termes. Même son de cloche en Allemagne, dont le chef de la diplomatie, Guido Westerwelle, a été très clair, déclarant qu'il n'était pas question de "participer à une discussion sur une intervention militaire". "Nous estimons que de telles discussions sont contreproductives et les rejetons", a-t-il ajouté.
Washington freine l'option militaire
Problème, Londres n'envisage pas le dossier de la même façon. Le secrétaire aux Affaires étrangères, William Hague, s'est refusé à rejeter catégoriquement l'hypothèse de frappes militaires contre les installations nucléaires iraniennes. "Nous ne l'envisageons pas en ce moment, nous n'appelons pas à une action militaire ni ne la prônons. Dans le même temps, nous disons que toutes les options devraient rester sur la table", a-t-il ainsi déclaré. Des propos qui font écho aux informations parues dans le Guardian la semaine dernière, selon lesquelles le ministère britannique de la Défense préparerait des plans d'intervention pour participer, aux côtés des Etats-Unis, à des frappes ciblées.
Washington a toutefois semblé freiner ce scénario ces derniers jours, le secrétaire à la Défense, Leon Panetta, estimant dimanche qu'une action militaire aurait un "grave impact" dans la région sans pour autant dissuader Téhéran de poursuivre son projet. Barack Obama a lui promis que la communauté internationale était unie face au programme nucléaire iranien. Mais le blocage de la Russie et de la Chine au Conseil de sécurité pour imposer de nouvelles sanctions à Téhéran pourrait bien, au final, laisser place à l'option militaire.
Source Dafina.net
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PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a décidé d'ajouter une journée de carence dans le privé pour les arrêts maladie et d'en instaurer une chez les fonctionnaires, qui n'y étaient pas soumis jusqu'à présent.
Xavier Bertrand, ministre du Travail, a confirmé mardi la décision d'instituer ce dispositif au nom d'un "effort partagé" et de renforcer les contrôles des arrêts de travail.
Un décret obligera ainsi un salarié ayant bénéficié d'un arrêt de travail abusif à rembourser les sommes perçues, a-t-il dit lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.
Le Premier ministre, François Fillon, a jugé "raisonnable", mardi matin devant les députés UMP l'instauration de cette journée de carence pour les fonctionnaires en arrêt maladie, ont rapporté des parlementaires.
Cette mesure, qui fait bondir les syndicats et des partis de gauche, vise à réduire les dépenses de santé.
L'instauration d'un quatrième jour de délai de carence dans le secteur privé, qui est une mesure réglementaire, représentera une économie de 200 millions d'euros, précisent Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, la ministre du Budget.
Ils précisent que l'institution d'un jour de carence dans les trois fonctions publiques sera prise "par souci d'équité", mais ne précisent pas l'économie escomptée, qui serait d'environ 30 millions d'euros.
Cette mesure nécessitera une modification législative, ajoutent les ministres, qui confirment leur volonté de renforcer les actions de contrôle des arrêts de travail.
Le gouvernement va ainsi instaurer par décret le remboursement d'indemnités injustifiées.
UNE PROVOCATION, JUGE LA GAUCHE
Dans un communiqué, Force ouvrière dénonce "la provocation qui est faite une nouvelle fois pour opposer les salariés public/privé et ne peut que regretter la volonté gouvernementale de réaliser des économies sur le dos de tous les salariés".
Le syndicat dénonce également "la suspicion à objectif politicien que fait peser le gouvernement sur les salariés en situation d'arrêt de maladie avec l'annonce du projet de décret en préparation."
Pour la FSU, principal syndicat de l'enseignement, le gouvernement, "au nom d'une soi-disant équité", "tire les droits de tous les salariés vers le bas en proposant d'allonger encore les jours de carence dans le privé et d'en instaurer une journée dans le public".
Après "la chasse aux pauvres et aux chômeurs, voici maintenant au tour des malades de la fonction publique d'être dans le collimateur de l'UMP", déplore le Parti communiste.
Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, estime que l'offensive lancée par Nicolas Sarkozy et le gouvernement contre la fraude sociale "est une imposture."
"La droite pointe du doigt la fraude aux prestations alors qu'elle ne représente que 20% du total de la fraude sociale", écrit-il.
La mesure ne fait pas non plus l'unanimité à droite.
"Ce sont des mesures prises à la va-vite", a déclaré le député UMP Jean-Pierre Grand, un partisan de l'ancien ministre Dominique de Villepin, dans les couloirs de l'Assemblée.
"Rajouter un jour de carence de plus pour le privé c'est énorme. Car quand vous avez quatre jours d'absence pour raison de maladie, c'est qu'il y a une bonne raison. Ça va toucher les bonnes raisons d'absence. Et rajouter une journée dans le public ça fera plaisir aux militants les plus durs de l'UMP mais je ne suis pas certain que ce soit très habile."
Gérard Bon, édité par Yves Clarisse
Yahoo!Actu - 15/11/11
15/11/11
(Cliquez sur la photo)
Le consul de France dans la bande de Gaza, sa femme et sa fille de 13 ans ont été blessés lors d'un raid israélien sur Gaza dans la nuit de dimanche à lundi, a annoncé mardi le ministère français des Affaires étrangères.
"La France déplore vivement les conséquences de ce raid aérien", a déclaré le porte-parole du ministère, Bernard Valero, lors d'un point de presse sans préciser la nature ni la gravité des blessures. "Tout en étant engagée en faveur de la sécurité d'Israël, la France rappelle l'impérieuse nécessité d'éviter toute atteinte à des civils", a-t-il ajouté.
http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/731703/Le_consul_de_France_a_Gaza_blesse_lors_dun_raid_israelien.html
ALTERINFO - 15/11/11