par Marc Ginsburg - Samedi 31 mars 2012 à 13:59 |
Une femme juive du Connecticut se voit sanctionnée d'une amende par l'association des copropriétaires après avoir fixé une mezouza sur le chambranle de la porte de son appartement. Une femme juive de l’Etat du Connecticut,
aux Etats-Unis, s’est vu enjoindre par la copropriété
de son immeuble de retirer une mezouza de son
cadre de porte, dans le cas contraire elle se verrait
imposer une amende de 50$ par jour, rapporte un
journal local.
La femme en question, Barbara Cadranel, 60 ans, dit se sentir violée par cet incident.
«Je suis victime d'intimidation et cela m’attriste »
a-t-elle déclaré au Hartford Courant.
« Cela a changé toute mon existence ici. »
Après l'incident, Barbara Cadranel, claveciniste de renommée internationale, a contacté le Bureau
régional du Connecticut de l'Anti-Defamation
League. Le directeur régional d’ADL au Connecticut,
Gary Jones, a déclaré à Fox News vendredi
que les différends entre les propriétaires
d’appartements et les associations de
copropriétaires portant sur des mezouzas
sont « assez rares. »
« L'obligation de placer une mezouza sur le chambranle de la porte est un droit dans la Bible.
Le peuple juif partout dans le monde, y compris
ceux qui vivent dans
des copropriétés, pose une mezouza comme
un rappel de ses obligations religieuses »,
a-t-il dit.
Mme Cadranel, qui se déplace souvent dans le cadre de son travail, « n'a pas de vraie maison », a expliqué
Gary Jones. « Pour la première fois depuis longtemps,
elle a une place qu’elle peut appeler sa maison.
Il est donc très déconcertant pour elle que cela pose
problème. »
« Ce n'est pas un choix décoratif, ou un choix du tout quand une association de copropriétaires
ou n’importe qui dit que la mezouza ne peut
pas être mise sur un montant de porte ou une plinthe.
Fondamentalement, ils disent à la personne juive
qu'il ou elle ne peut pas vivre là » a-t-il dit.
Jones a noté que l'acte du syndicat des copropriétaires était en violation de la « Fair Housing Act. »
Certains États, souligne-t-il, ont même légiféré des
lois spéciales protégeant les résidents juifs qui apposent
des mezouzas sur leurs portes.
Par ailleurs, le contrat signé par Mme Cadranel autorise les copropriétaires à placer des symboles chrétiens,
tels que des croix ou des décorations de Noël sur les
portes, mais interdit l'affichage de symboles tels que
mezouzas. L'avocat de la copropriété a répondu que
Barbara Cadranel était au courant des règlements
quand elle a acheté l’appartement, rapporte le journal
local.
« La déclaration interdit expressément aux propriétaires d'appartements d’afficher ou de
fixer quoi que ce soit
sur les fenêtres extérieures ou les murs
extérieurs du
bâtiment, et interdit également tout signe
d'être apposé ou placé sur les murs extérieurs
sans le consentement préalable du conseil
d'administration
de la copropriété », ajoute l’avocat.
Guysen News International
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Commentaires
En fait on comprend très bien que par cet acte ostensible d’affirmation de sa judéité, elle cherchait à intimider, voire plus, les chrétiens. Ceux-ci ont courageusement réagi : bravo !