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  • VIDEO - Florian Philippot invité de TV5 Monde

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    20/04/12

  • Jacques Colombier (FN): "La deuxième place se jouera dans un mouchoir de poche"

     

    Jacques Colombier (FN) : « La deuxième place se jouera dans un mouchoir de poche »
     
     
     

    20/04/2012 – 15h00
    BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) – Hier, à trois jours du premier tour des élections présidentielles, Jacques Colombier, secrétaire départemental du Front national en Gironde, a accepté de répondre aux questions d’Infos-Bordeaux, sur un scrutin dont il perçoit une issue plus serrée que celle promise par les sondages.

    Infos-Bordeaux : Marine Le Pen a-t-elle une chance d’accéder au second tour de l’élection présidentielle ?

    Jacques Colombier : Oui tout à fait ; la deuxième place se jouera dans un mouchoir de poche. Nous sentons sur le terrain chaque jour un accueil et une adhésion grandissante au projet de Marine Le Pen et un rejet clair des frères siamois de la politique que sont Sarkozy et Hollande. Même les sondages qui semblent déjà donner le 2ème tour avant l’élection, et ce n’est pas innocent, font remonter la candidate du Front National. C’est dans la dernière semaine que se joue le match.

    Si elle était élue, quelles seraient ses premières mesures ?

    Redonner le pouvoir aux Français, c’est à dire renégocier les traités européens véritables carcans qui les privent de décider qui entrent et restent chez nous, qui empêchent de protéger nos entreprises et donc nos emplois ; mettre en place la préférence nationale pour l’emploi, le logement comme les prestations sociales ; redonner du pouvoir d’achat aux Français en augmentant de suite de 200 euros les plus bas salaires ceci compensé par une taxe sur les importations.

    Comme en 2007, le président sortant peut-il arriver à séduire une part de votre électorat ?

    Je ne le pense pas. Les Français ont pendant cinq ans, ce n’est pas rien, eu le temps de s’apercevoir que N.Sarkozy avait tout promis et rien tenu ; que cet homme n’avait ni convictions ni colonne vertébrale. Il a non seulement trahi mais accéléré l’islamisation de notre pays ; il a augmenté le poids des impôts et taxes. Il est totalement acquis à l’Europe supranationale qui veut dissoudre la France dans un conglomérat européiste puis mondialiste. Il a livré la France aux marchés financiers, à la dictature de la finance et appauvrit les Français. Voilà ce que représente concrètement le vote Sarkozy.

    Que diriez-vous à un électeur tenté d’apporter son suffrage à Nicolas Sarkozy ?

    Une fois tous les cinq ans les Français ont enfin l’occasion de peser et de sanctionner cette politique mortelle pour la France. Qu’on se s’y trompe pas c’est une question de SURVIE pour notre Pays comme nation libre et souveraine. L’heure est grave et le choix est clair : soit on reprend les mêmes et on continue soit on prend une autre voie celle de la nation, de la France pour résister, pour gagner.

    Le Front national semble en retrait sur les « fondamentaux ». Au moment où la parole se libère et les faits semblent donner raison aux analyses du Front national, n’est-ce pas paradoxal ?

    Marine Le Pen pendant cette campagne a défendu ce qui a fait du Front National un immense espoir pour des millions de français depuis des années : que ce soit la défense de notre identité en combattant l’immigration véritable invasion, la reconquête de la souveraineté de notre pays et du pouvoir d’achat des français, la résorption de la dette, la lutte sans concession contre l’insécurité, la sauvegarde de nos valeurs, de notre culture et des racines chrétiennes de la France, elle a été très clair sur cela. Les faits nous donnent en effet raison, c’est ce qui sera déterminant dans cette campagne. Nous devons la vérité aux français elle nous rend libre et plus fort face au système.

    Les élections législatives auront lieu dans un mois et demi. Quelle est la situation en Gironde ? Le Front national a-t-il investi des candidats « d’ouverture » ?

    En Gironde elles concernent douze circonscriptions. Le Front National présentera douze candidates et candidats. La liste sera dévoilée juste après les présidentielles. Dans le cadre d’un rassemblement des patriotes un candidat d’ouverture a été investi, faisant partie du Siel le mouvement souverainiste de Paul Marie Coûteaux.

    [cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine

     

  • "Fuites" des résultats avant 20h: Sarkozy et Hollande s'emparent du débat

    Y aura-t-il des «fuites» avant 20 heures dimanche ? A trois jours du premier tour de l'élection présidentielle, et alors que «Libération» a fait savoir qu'il se réservait le droit de publier sur son site les estimations de résultats dès 18h30, la question agite les rédactions. Le parquet de s'est fait menaçant ce jeudi : «En concertation avec la police judiciaire parisienne, un dispositif a été arrêté permettant au parquet de , en cas de violation de cette interdiction, de saisir immédiatement pour enquête la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la direction régionale de police judiciaire», a indiqué dans un communiqué le procureur de la République à Paris, François Molins.

      
    Nicolas Sarkozy a fait savoir qu'il ne serait «pas choqué» que les premières estimations soient divulguées de façon anticipée. Interrogé sur Europe 1, il a appelé à ne pas «recréer une ligne Maginot». «Nous avons des règles qui parfois sont datées, tout le monde le sait, c'est une forme d'hypocrisie», a souligné le président-candidat. Son rival socialiste a, lui, appelé à «être sévère» contre ceux qui publieraient dimanche avant 20 heures des résultats. «Il faut respecter, si les Français votent jusqu'à 19 heures, même certains jusqu'à 20 heures, c'est bien parce qu'ils ne connaissent pas le résultat», a réagi François Hollande à l'AFP. Devant un débat récurrent, il se dit favorable à l'avenir à l'instauration d'une heure unique de clôture à «19 heures» pour remédier à ce problème.

    Des estimations communiquées dès 18h45 aux médias

    Selon l'article L.52-2 du code électoral, toute diffusion d'un résultat, même partiel, est interdite avant la fermeture du dernier bureau de vote en métropole, soit 20 heures. Or, la plupart des bureaux de vote ferment à 18 heures et des estimations des instituts de sondages sont communiquées dès 18h45 à quelques responsables de médias, notamment ceux de l'audiovisuel associés à ces instituts pour les soirées électorales.

    Les médias français ont toujours respecté l'embargo. Même si, avec l'avènement d'internet dans les années 2000, des sites étrangers ainsi que des blogs plus ou moins confidentiels avaient «fuité» en 2007 quelques estimations ou fait allusion à des tendances. Mais l'émergence des réseaux sociaux bouleverse la donne pour le scrutin à venir. L'activité de millions de comptes Twitter et Facebook est-elle compatible avec cette forme de «rétention de l'information» ? Selon l'AFP, la plupart des médias généralistes affirment qu'ils attendront 20 heures. C'est la position adoptée par «Le Parisien» - «Aujourd'hui en France».

    «Libération» et l'AFP s'interrogent

    D'autres «réservent» leurs réponses. Pour Nicolas Demorand, directeur de la rédaction de «Libération», la loi représente «un vrai problème démocratique» dans la mesure où «le monde des médias, de la politique et leurs amis sont informés avant» les électeurs. C'est pourquoi le quotidien «se réserve le droit» de publier sur son site Internet les estimations de résultats dès 18h30, «si l'écart est net et les sources fiables», précise Nicolas Demorand. L'Agence France-Presse «se pose les mêmes questions» et «fera connaître sa position vendredi», explique son directeur de l'Information Philippe Massonnet.

    Plusieurs sites étrangers ont, en revanche, pris leur décision : la Radio-télé francophone publique belge RTBF, le journal Le Soir de Bruxelles, mais aussi la Radio-Télévision suisse (RTS) ou le site de Lausanne 20minutes.ch, hors d'atteinte des foudres de la loi française, ont annoncé qu'ils publieraient les estimations avant 20 heures, prévoyant même un afflux de visiteurs français sur leurs sites. Toutefois, l'institut TNS Sofres a décidé de ne communiquer aucun chiffre à des médias étrangers, selon un porte-parole.

    Un dispositif de surveillance des réseaux sociaux dimanche

    Face à ces initiatives, la commission des sondages est bien décidée à faire appliquer la loi et rappelle que les contrevenants s'exposent à une amende pouvant atteindre 75 000 euros. Selon elle, les médias suisses et belges sont d'ailleurs passibles de poursuites, bien que ceux-ci s'en défendent. «A partir du moment où un site est consulté à partir d'une adresse IP hébergée en France, il y a diffusion en France», estime la Commission.

    Mais comment contrôler les comptes de tous les journalistes, des membres des états-majors des partis, etc ? Pour traquer les éventuelles infractions, la commission fait savoir que des dizaines de personnes, utilisant des logiciels de recherche par mot-clé, assureront la surveillance des réseaux sociaux et du web. Tous les détails de ce dispositif seront évoqués vendredi lors d'une conférence de presse de la commission des sondages et de la Commission nationale de contrôle de la campagne électorale.

      LeParisien.fr