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Sarkozy et la presse: l'ambiance se gâte!

Les attaques de Nicolas Sarkozy contre les médias, "observateurs" et autres "sondeurs" se font de plus en plus violentes dans ses meetings. Une façon, aussi, de se présenter en candidat "anti-système".

 
Le candidat UMP Nicolas Sarkozy à Longjumeau (Essonne) mardi, en compagnie de Nathalie Kosciusko-Morizet et Frédéric Lefebvre (à gauche)
A  Longjumeau (Essonne)

« Mais la presse est neutre... », tente une journaliste. Nicolas Sarkozy rigole, puis se tourne vers un caméraman auquel un de ses proches vient d'interdire de filmer. « Vous filmez là ? Filmez ! ». La journaliste aura beau insister, Nicolas Sarkozy en est convaincu et l'explique à longueur de meetings: médias, « sondeurs » et autres « spécialistes » sont tous, ou presque, ligués contre lui. Il brocarde ces « observateurs qui à force d'observer ne voient plus rien », et un « système médiatique » qui est « absolument déchaîné » contre lui.

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Des « girouettes » qui « changent encore plus vite que le vent », accuse-t-il, et se seraient lourdement trompés sur l'issue du premier tour: « Ils sentaient une poussée de l'extrême gauche extraordinaire. Il fallait qu'on se prépare à un séisme extraordinaire. Ça c'était samedi... Les mêmes lundi: poussée extraordinaire de l'extrême droite! », s'est-il encore moqué mardi, en meeting à Longjumeau (Essonne).

"Des problèmes d'ego"

Plus grave, « ils » ignoreraient totalement les vrais problèmes du « peuple de France ». Mais « les problèmes que je veux résoudre c'est pas les leurs -c'est que des problèmes d'ego-, c'est les vôtres », a lancé le candidat UMP.

Depuis quelques jours, les attaques se font de plus en plus violentes contre les médias, conspués dans les meetings du président-candidat. Nicolas Sarkozy a en particulier une dent contre l'« audiovisuel public », qui « ne fait pas une campagne équitable », accusait-il encore à Nice vendredi dernier. « Quand on n'est pas insulté, on doit remercier », alors qu'« aux autres, on déroule un tapis rouge ». Et tout cela « avec l'argent du contribuable ».

Et gare à ceux qui travaillent pour un des médias qui ont déplu au candidat UMP. Quand il voit une journaliste du Monde, Sarkozy la chapitre dûment sur le « faux sondage » du quotidien sur les jeunes qui voteraient Marine Le Pen. « Et en Une en plus! Finalement, qui a le vote des jeunes? Moi ». En fait, c'est le candidat PS François Hollande qui est en tête chez les 18-24 ans, devant Nicolas Sarkozy, d'après un sondage CSA pour Direct matin publié mardi.

Qu'il aperçoive une journaliste du Parisien et Sarkozy dénonce aussi la Une du quotidien vendredi dernier, qui le plaçait loin derrière François Hollande au premier tour. « Heureusement que je n'aime pas lire Le Parisen ! Qu'est-ce qu'il s'est trompé ! C'est spectaculaire, hein ? ». Les journaux, « le plus admirable, c'est qu'il y ait encore des gens pour les payer ! ».

"Mauvais coup" et "manipulation"

Sarkozy, assurait-il lundi en Touraine, est victime d'un véritable « matraquage », où « aucun mauvais coup, aucune manipulation » ne lui sont épargnés. Un discours anti-médias qui lui permet de se présenter au passage en candidat anti-système, en « candidat du peuple » contre des « élites » forcément « parisiennes ».

Il n'est pas sûr que son humeur s'améliore à la lecture de certains hebdomadaires, qui l'enterrent déjà cette semaine. Pour Marianne, c'est « la fin », quand le Nouvel observateur montre un Sarkozy déjà à moitié submergé par la « vague » qu'il sentait « venir ».

 

Par Christine Ollivier
 
France-Soir - 24/04/12

Commentaires

  • Les « grands » médiats sont au service des mondialistes et donc de gauche. Sarko le sait parfaitement, c’est ainsi depuis toujours. On se rappelle qu’en mai 1968, les ‘speakers’ de la télé, comme Maurice Sévéno, se sont révélés en faveur de la « chienlit » alors qu’on faisait croire que la télé était contrôlée par les gaullistes (et on continue de le faire croire !) ! Oui, mais voilà Sarko a besoin de se démarquer du fromage mou : alors il leur dit ses quatre vérités : quel aveu !

  • Il devrait avoir pourtant avoir de la reconnaissance envers les médias qui l'ont si bien servi servilement!

    Quelle comédie encore, ces coups de colère!

  • NKM est-elle sa maîtresse?

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