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01/05/2012

A Avignon, Sarkozy revendique le droit d'"être fier d'être français"... parle de "Stéphane" Camus... et reprend sans vergogne les thèmes de Marine Le Pen !

 

Le Monde.fr | 30.04.2012 à 20h02 • Mis à jour le 30.04.2012 à 20h56

Par Hélène Bekmezian

 

 
Nicolas Sarkozy à Avignon, le 30 avril.
Nicolas Sarkozy à Avignon, le 30 avril. | AP/Claude Paris

 

Pour l'un des derniers meetings de sa campagne présidentielle, lundi 30 avril, Nicolas Sarkozy a tenu à Avignon un discours peu innovant en termes de propositions tout en faisant des appels du pied de plus en plus francs auprès de l'électorat du Front national.

Après un déplacement à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône) un peu houleux, le président-candidat a pris la parole lors d'une réunion publique à Avignon. Reprenant une thématique utilisée à plusieurs reprises, M. Sarkozy a affirmé que "jamais, jamais, [il n'avait] reculé" face à la "pensée unique" . "Personne ne m'empêchera de dire ma part de vérité", a-t-il assené, sous les acclamations du public.

M. Sarkozy a de nouveau reproché au candidat socialiste, François Hollande, de dénigrer les 6,4 millions d'électeurs du Front national : "J'ai vu François Hollande qui le soir du premier tour prenait sa pince à linge, a-t-il ainsi ironisé, sous les rires du public. Je parle à ceux qui m'ont fait confiance, malgré tout, de porter leur vote sur ma candidature. Mais je parle aussi à ceux qui ont fait un autre choix : c'était leur droit, c'est le peuple qui choisit les candidats, pas les candidats qui choisissent le peuple."

"STÉPHANE CAMUS" ET "LA DÉFENSE DE NOTRE PATRIMOINE"

De fait, le candidat de l'UMP s'est adressé plus ou moins directement à l'électorat frontiste. "Nous voulons garder nos paysages, nos valeurs, nos habitudes, la fierté d'être français", a-t-il notamment dit, ajoutant toutefois qu'il "[se battait] pour une France ouverte, pas pour une France rétractée". "Jamais je ne vous dirai : ayez peur de l'autre, ayez la haine de l'autre [...]. Je déteste le racisme, l'homophobie, l'exclusion, la violence, le sectarisme", a-t-il assuré.

Plus tard, M. Sarkozy a tenu à rappeler que, "aux Etats-Unis, une maison sur deux a le drapeau des Etats-Unis d'Amérique tellement on est fiers de son pays [...]. Nous on est fiers d'être Français !". Puis, après avoir cité "Stéphane Camus" - au lieu d'Albert Camus -, M. Sarkozy a revendiqué le "droit de citer Charles Péguy ou Victor Hugo", la "défense du français" et de "notre patrimoine culturel".

Deux points qu'il n'avait pas défendus jusqu'à présent avec tant de vigueur et qui rappellent le programme de Marine Le Pen sur la culture, sous les intitulés "valoriser notre patrimoine et notre culture" et "soutenir l'exception culturelle française".

"NOUS NE VOULONS PAS QUE L'ON ENFERME DES FEMMES DERRIÈRE DES PRISONS DE TISSU !"

Puis M. Sarkozy est largement revenu sur l'immigration, formulant à nouveau ses propositions : réduction de moitié du nombre d'immigrés, obligation de dix ans de résidence et de cinq ans de cotisations pour bénéficier du RSA et du minimum vieillesse, refus du droit de vote pour les étrangers, obligation pour tout étranger aspirant à être naturalisé de passer un examen de français et de "connaissance de la République" (ce qui, pour cette dernière proposition, est déjà le cas depuis le 1er janvier).

"Si un étranger veut devenir Français, il le peut et aura le droit de vote. S'il veut rester étranger, il n'aura pas le droit de vote parce que ici c'est la République française !", a-t-il assené, sous les ovations du public avant d'ajouter, cette fois sous les sifflements de la foule : "Aucune religion, aucun précepte ou culture étrangère ne nous fera renoncer à la défense de ce principe essentiel : femmes et hommes, êtres humains, parfaitement à égalité. Nous ne voulons pas que sur notre territoire l'on enferme des femmes derrière des prisons de tissu !"

Le président-candidat s'est ensuite livré à une charge contre l'Europe, devenue "Europe passoire ouverte à tous les vents où n'importe qui peut faire n'importe quoi" alors que l'Europe était censée, selon lui, "protéger la civilisation européenne" et "défendre un projet humaniste". "L'Europe est forte parce qu'elle s'appuie sur des pays forts. [...] En faisant l'Europe, nous devions bâtir en commun notre souveraineté [...]. Je le dis : si dans un an Schengen n'est pas revenu dans des conditions normales de fonctionnement, je rétablirai les contrôles aux frontières de la France", a-t-il dit, reprenant une proposition déjà formulée et s'approchant du principe d'"Europe des nations" défendu par la candidate du Front national.

Enfin, M. Sarkozy a terminé son discours sur le thème de l'éducation, rapprochant maladroitement le respect à l'école et la dépénalisation du cannabis. "Il y a une limite entre le bien et le mal, tout ne se vaut pas. A l'école, je veux qu'on apprenne que l'enfant est au-dessous du maître, qu'on apprenne à nos enfants qu'il y a une règle, un respect", a-t-il dit. Difficile, là encore, de ne pas voir la ressemblance sémantique avec le programme de Marine Le Pen, qui défend "la valeur centrale de discipline" et affirme qu'"à l'école tout le monde n'est pas au même niveau. Le professeur est au-dessus de l'élève. Et le parent d'élève n'est pas le client du professeur".

Hélène Bekmezian

 

 

01:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Cet homme est réellement satanique. Consternant que les français soient affligés à ce point d’un tel manque de mémoire. Son ancienne épouse, Cecilia, avait affirmé, il y a peu, être fière de n’avoir aucune goutte de sang français sans qu’il y trouvât à redire. Haine incompréhension insensibilité pour son pays d’adoption, confirmé par Philippe de Villiers à qui il avoua son incapacité fondamentale à ressentir la France traditionnelle. Comme l’ensemble des diaboliques il se révèle le champion de toutes les inversions.
Quant on pense aux millions de décérébrés qui vont soutenir ce système en allant voter ce dimanche et qui nous feront part sans vergogne dans quelques semaines de leur état de cocus, on est écœuré.

Écrit par : amerebouteille | 01/05/2012

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Il devient vraiment urgent de dégager cette honte pour la France ! Con, nul, menteur, arrogant, vulgaire, inculte, puant de démagogie ! Ceux qui votent pour un type pareil sont quelque part un peu à son image !

Écrit par : dirk | 01/05/2012

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"Stéphane Camus" - au lieu d'Albert Camus -, M. Sarkozy a revendiqué le "droit de citer Charles Péguy ou Victor Hugo" : il a déjà attrapé la peste, alors il peut aussi citer Charles Hugo et Victor Péguy !
"NOUS NE VOULONS PAS QUE L'ON ENFERME DES FEMMES DERRIÈRE DES PRISONS DE TISSU !" : pourtant ces prisons sont très faciles à construire et on peut en faire des milliers en quelques jours ! En outre, elles ne sont pas chères !

Écrit par : abad | 01/05/2012

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@ dirk: totalement de votre avis! Il fait honte à la France avec son inculture "qui se veut cultivée..." : le monde entier ou presque connaît le nom d'Albert Camus ! C'est grotesque, ce "Stéphane Camus"! Et ces métaphores ridicules comme "prisons de tissu" au lieu de burkas !
Il ment comme il respire, il est vulgaire, il pue!
Arrogant, culotté, méprisant les pauvres, patekphilippé comme un parvenu... Du fric, on sait qu'il en a!

La France court vers la ruine, tout le monde le sait... et des imbéciles vont encore voter pour lui! Cela me dépasse! Que ces irresponsables ne viennent surtout pas se plaindre qu'ils qu'ils sont au chômage ou encore qu'ils ont été agressés!

Il ose faire agiter des drapeaux tricolores, c'est une honte! Il n'a aucun sens de la nation française, de la république, ni de ses devoirs et de son honneur. Il pense que ceux qui votent pour lui sont de pauv'cons!

Écrit par : Gaëlle Mann | 02/05/2012

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@ amerebouteille: je pense exactement comme vous. Un grand merci pour votre commentaire que j'apprécie.

Écrit par : Gaëlle Mann | 02/05/2012

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