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  • Libération de Florence Cassez: réactions mitigées au Mexique

    Si en France on se félicite de la libération de Florence Cassez, au Mexique les réactions sont moins positives.

    Dans les médias locaux, l'image d'une femme circule. Veuve d’une victime présumée de l’ex-petit ami de Florence Cassez, elle hurle devant les caméras : "Nous avons vécu ce calvaire pendant plus de trois mois. J’étais enceinte lorsqu’ils m’ont envoyé une oreille de mon mari. Ils croient quoi ? Que c’est juste que cette femme horrible soit libre ?" La presse aussi évoque "des doutes". Si elle a évolué en sept ans, l'opinion mexicaine est loin d'être unanime.

    BFM TV

  • Florence Cassez: " libre mais pas innocente "

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    "Libre, mais pas innocente". Le titre de cet article du quotidien mexicain El Universal en dit long sur l'état d'esprit des médias mexicains. Florence Cassez, remise en liberté mercredi par la Cour suprême mexicaine, a certes pu enfin quitter le pays après sept années d'incarcération, mais n'a pas pour autant disparu du paysage mexicain. L'incroyable imbroglio judiciaire dont elle a été victime a révélé les inégalités d'une justice corrompue et la manipulation des médias par les forces de police dans l'épineux dossier des prises d'otages. Loin de se contenter d'un mea culpa sur ce terrible constat, les Mexicains, qui se sont toujours révélés très partagés sur l'affaire Cassez, n'en disculpent toujours pas pour autant la Française.

     

    Car si Florence Cassez est revenue en France, ce n'est pas parce qu'elle a été innocentée, comme l'affirme jeudi son avocat, Frank Berton, mais parce que la justice mexicaine a reconnu une violation de ses droits. La Cour suprême a annulé ainsi sa condamnation à 60 ans de prison pour enlèvements, délinquance organisée et port d'armes prohibées sans autre forme de procès, et a ordonné sa libération "immédiate et absolue". Principal motif de ce revirement de situation : Genaro Garcia Luna, l'ancien chef de la police judiciaire (AFI) au moment de l'arrestation de la Française en décembre 2005, et devenu ministre du président Felipe Calderon de 2006 à 2012, a reconnu avoir bidonné une pièce maîtresse de l'accusation. Il a notamment admis avoir procédé à une fausse interpellation, reconstituée le lendemain et dans un autre lieu, comme si elle s'était déroulée en direct. Des images qui ont profondément marqué une opinion publique bouleversée par les histoires récurrentes d'enlèvements et en quête de coupables.

    "Fondement de l'État de droit"

    Pour la presse mexicaine, c'est donc lui, le nouveau coupable tout désigné. Le site d'information Sin Embargo titre "L'heure de Garcia Luna", évoquant un "montage organisé en toute conscience et réalisé dans le but de manipuler l'opinion publique, fait pour simuler une action exemplaire et lancer ainsi la carrière politique de Garcia Luna". Un autre site, Terra, évoque un "coup dur pour la crédibilité" de l'ancien responsable, "tourné en ridicule" et accablé par les soupçons de corruption et de collusions avec les trafiquants dans d'autres affaires rendues publiques récemment. Pour autant, pas question a priori que Garcia Luna abdique, même s'il n'a désormais plus de responsabilités politiques : selon le quotidien Proceso, l'ancien responsable aurait d'ores et déjà engagé l'un des pénalistes mexicains les plus redoutables, la star du barreau local, Alonso Aguilar Zinser, pour se défendre. Un aveu de culpabilité ou une perte de confiance en la justice de son pays ?

    Pour Ricardo Sepulveda, éditorialiste du quotidien El Universal, "la prochaine étape consistera à déterminer les responsabilités et sanctionner ceux qui ont empêché la tenue d'une procédure régulière", se félicitant que "la décision de la Cour suprême renforce la justice et, de manière générale, les fondements de l'État de droit au Mexique". Un éditorial du quotidien Excelsior va dans le même sens et vante l'avancée que constitue l'épilogue de ce dossier pour la société mexicaine : "En défendant les droits de Cassez, la Cour suprême défend nos droits à tous de bénéficier d'une procédure judiciaire convenable."

    Les coupables font toujours défaut

    La désignation d'un coupable responsable du fiasco judiciaire ne résout pas cependant le fond de l'affaire pour l'opinion publique. Certes, les Mexicains sont satisfaits d'avoir pu montrer au monde entier que la justice de leur pays avait su reconnaître ses erreurs et qu'elle en sortait grandie, la tête haute. Mais il leur manque toujours des coupables pour ces affaires d'enlèvements qui se succèdent et instillent terreur et colère au sein de la population.

    "Peut-être que la Française a effectivement séquestré des gens", se demande l'éditorialiste Leo Zuckermann dans l'Excelsior. Dans le même quotidien, Jorge Fernandez Menendez pose la question de manière frontale : "Cassez est libre... Était-elle coupable ?" Et de s'interroger : "Les violations des droits de Cassez dans ce procès suffisent à la remettre en liberté, sans se demander si elle est coupable ou non. En réalité, cela ne devrait pas fonctionner de la sorte [...] : il aurait fallu, dans un tel cas, supprimer les preuves qui n'étaient pas essentielles [...] pour établir sa culpabilité et, à partir de là, organiser un nouveau procès et décider alors si Florence devait rester en prison ou non."

    En l'absence d'autres coupables désignés, et la Française n'étant pas innocentée, elle reste ainsi la principale suspecte dans l'esprit des Mexicains. Maria Elena Morera, la présidente de l'organisation Causa en Común, a dénoncé un jugement "excessif" de la Cour suprême, qui a ordonné selon elle la remise en liberté immédiate et absolue de Florence Cassez pour de simples "erreurs". Et l'activiste de redouter que d'autres cas soient concernés par un tel précédent et qu'une "exposition médiatique" puisse suffire à la "libération de personnes aujourd'hui en détention". Preuve que la justice mexicaine a encore beaucoup à faire pour que ses administrés retrouvent confiance en elle.

    Le Point -24/01/13

  • EN DIRECT - Florence Cassez: "J'étais dans la survie" - Tapis rouge pour l'accueillir à Paris

    Lire l'article: http://lci.tf1.fr/monde/amerique/florence-cassez-est-attendue-a-14h15-a-paris-7788281.html

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  • Affaire Lagarde-Tapie: perquisitions aux domiciles de Bernard Tapie et de Stéphane Richard

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    L'affaire Lagarde-Tapie a connu une brutale accélération, jeudi 24 janvier au matin. Les policiers de la brigade financière ont mené, à Paris, deux spectaculaires perquisitions, aux domiciles de Bernard Tapie et de l'actuel PDG de France Télécom, Stéphane Richard. Les enquêteurs ont agi sur commission rogatoire de trois juges du pôle financier parisien, Serge Tournaire, Guillaume Daïeff et Claire Thépaut, qui conduisent depuis septembre 2012 une information judiciaire ouverte initialement pour "usage abusif de pouvoirs sociaux et recel de ce délit" au préjudice du Consortium de réalisation (CDR), la structure créée en 1995 afin de gérer le passif du Crédit lyonnais après sa quasi-faillite.

    Cette procédure vise les conditions dans lesquelles a été réglé l'arbitrage du conflit entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais, le CDR étant soupçonné d'avoir favorisé les intérêts de l'homme d'affaires dans le cadre de la procédure d'arbitrage mise en œuvre fin 2007 afin de mettre un terme au litige l'opposant à la banque publique dans le cadre de la cession d'Adidas. En juillet 2008, un tribunal arbitral avait accordé un total de 403 millions d'euros à M. Tapie.

    La veille des deux perquisitions, mercredi, les juges de droit commun, qui travaillent en concertation avec les magistrats de la Cour de justice de la République (CJR), ont obtenu du parquet de Paris l'extension de leur saisine aux faits de "détournement de fonds publics" et de "faux".

    M. TAPIE REÇU À DE NOMBREUSES REPRISES PAR M. SARKOZY

    L'enquête pourrait aussi éclabousser Nicolas Sarkozy, président de la République au moment des faits. Selon nos informations, le juge Jean-Michel Gentil, chargé à Bordeaux de l'affaire Bettencourt, dans laquelle l'ex-chef de l'Etat est témoin assisté, a récemment transmis aux magistrats de la Cour de justice une copie de certains agendas de M. Sarkozy susceptible d'éclairer leur enquête.

    Il apparaît que sur la période-clé 2007-2008, M. Tapie a été reçu à de nombreuses reprises par M. Sarkozy, d'abord au ministère de l'intérieur, puis à l'Elysée, une fois ce dernier élu président de la République, en mai 2007. L'homme d'affaires, proche de M. Sarkozy, a appelé à voter pour lui lors des élections présidentielles de 2007 et 2012. Les agendas transmis par M. Gentil attestent également de rencontres entre M. Sarkozy et Pierre Mazeaud, l'un des trois arbitres (avec Pierre Estoup et Jean-Denis Bredin) choisis pour trancher le litige.

    Entendu par les enquêteurs, M. Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, a assuré avoir cessé toute relation avec Nicolas Sarkozy lorsque ce dernier annonça en janvier 2009 son projet de suppression des juges d'instruction.

    Par ailleurs, les enquêteurs ont désormais entre les mains une lettre anonyme, expédiée dans une enveloppe à en-tête du ministère des finances. Ils aimeraient bien en connaître l'auteur. Ce courrier a été adressé à François Bayrou. Dans cette missive, dont le président du Modem a confirmé au Monde l'existence, le "corbeau" assure que Mme Lagarde ne saurait être tenue responsable d'une procédure qui lui aurait été imposée par l'ex-avocat de M. Tapie, Jean-Louis Borloo (éphémère ministre des finances entre mai et juin 2007) et Nicolas Sarkozy. "C'était une 'note blanche' que j'ai immédiatement transmise à la justice", explique M. Bayrou.

    L'enquête des trois juges est le pendant de l'instruction ouverte, en août 2011, par la CJR pour "complicité de détournement de biens publics" et "complicité de faux", procédure qui vise explicitement l'actuelle patronne du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, qui était à l'époque des faits ministre de l'économie et qui avait, via le directeur de son cabinet, Stéphane Richard, donné son feu vert à un arbitrage privé, puis refusé d'exercer un recours contre la sentence alors que plusieurs spécialistes l'y encourageaient.

    CHRISTINE LAGARDE PROCHAINEMENT CONVOQUÉE

    La pression devrait maintenant s'accroître sur les épaules de Mme Lagarde, qui sera prochainement convoquée par la CJR, sous un statut qui reste à déterminer (témoin assisté ou mise en examen). Dans son rapport de saisine de la CJR, en mai 2011, Jean-Louis Nadal, alors procureur général près la Cour de cassation, avait mis en avant "l'implication personnelle de la ministre" dans le dossier, l'accusant d'avoir "constamment exercé ses pouvoirs ministériels pour aboutir à la solution favorable à Bernard Tapie".

    Bernard Tapie, lors de son audition à l'Assemblée nationale, dans le cadre de l'affaire Adidas, en septembre 2008.Bernard Tapie, lors de son audition à l'Assemblée nationale, dans le cadre de l'affaire Adidas, en septembre 2008. | Reuters/BENOIT TESSIER

     

    Dans la plus grande discrétion, l'homme d'affaires a fait parvenir le 28 juillet 2012 aux magistrats de la CJR, par l'entremise de son avocat Me Maurice Lantourne, un mémorandum destiné à démontrer que "la saisine de la Cour de justice est irrégulière". Selon le conseil de M. Tapie, les neuf parlementaires socialistes – parmi lesquels figurait Jean-Marc Ayrault –, plutôt que s'adresser à M. Nadal, auraient dû saisir, en avril 2011, "la commission des requêtes, qui était seule compétente pour recevoir leur plainte".

    Par ailleurs, selon Me Lantourne, "cette plainte était irrecevable puisque les plaignants n'ont subi aucun préjudice personnel". Enfin, l'avocat observait que, dès octobre 2009, M. Ayrault avait été débouté par le tribunal administratif de Paris de sa requête en contestation de la décision de Mme Lagarde. "En conséquence, M. Ayrault ne pouvait saisir une juridiction pénale des mêmes faits", selon Me Lantourne.

    Gérard Davet et Fabrice Lhomme

    Le Monde - 24/01/13

     

  • L'état-major français à plat ventre devant la presse

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    Edouard
    Frémy
    Journaliste.

    Beaucoup de bruit pour rien, comme d’habitude. Mais quand même ce vieux parfum antimilitariste qui, passé les premières griseries des premières odeurs de poudre, renaît dans la presse française. On s’y réveille avec la gueule de bois honteuse d’avoir été enthousiaste de voir nos soldats lâcher les chevaux sur le sol africain. Brièvement, inconsciemment sans doute, les rédactions se sont abandonnées à l’étreinte que la France est une grande Nation, elles ont découché quelques heures du logis bien-pensant, et maintenant elles regrettent d’avoir trompé. Alors, tout prétexte est bon pour se racheter en pilonnant l’armée, l’un des dernières incarnations de la patrie et donc, à ce titre, forcément coupable.

    Il faut dire que la photo est très réussie, elle fait son job : illustrer la guerre. La guerre, c’est la mort, et la mort est en majesté, sereine comme la certitude qu’elle va faucher, auréolée d’une lumière poussiéreuse, attendant de remonter sur son char pour aller chasser du terroriste puisque c’est le destin que leur a donné le chef des armées, « les détruire ». Alors, que la presse enthousiaste aux nouveaux habits de guerre du président Hollande soit solidaire, elle aussi, de l’armée, au lieu de se faire l’écho de l’écho et par conséquent de sonner creux. Cette photo a circulé sur les petits écrans, la presse en a fait une polémique sur les grands écrans.

    Il aurait tout simplement suffi de demander à l’auteur de cette photo, Issouf Sanogo, pour savoir qu’un « hélicoptère était en train d’atterrir et soulevait d’énormes nuages de poussière. Instinctivement, tous les soldats à proximité ont mis leurs foulards devant leurs visages pour éviter d’avaler du sable. (…) Le soldat ne posait pas. Il n’y a aucune mise en scène dans cette image. Le gars ne faisait que se tenir là en se protégeant le visage de la poussière. »

    Voilà, c’est tout : un foulard de circonstance. Mais tous les panurges y ont vu un masque permanent pour monter à l’assaut, à l’effigie d’un jeu vidéo violent (et alors ?). En fouillant, on découvre que c’est surtout un foulard pour motard, ce légionnaire est peut-être un biker. Ce foulard est peut-être un cadeau d’un proche, un gri-gri trompe-la-mort, une lacune de l’intendance qui n’a pas fourni de foulard. Ou une tolérance de l’officier qui se fout du qu’en-twittera-t-on : il fait la guerre, pas des relations publiques. Pour se mettre à plat ventre devant la presse, il y a l’état-major français, c’est d’ailleurs ce qu’il a fait.

    Edouard Frémy, le 23 janvier 2013
     
    BOULEVARD VOLTAIRE
     
    NdB: On apprend que ce soldat a été identifié et que l'état-major étudie une possible sanction à son égard.
     
  • Fiamma Nirenstein au Conseil de l’Europe : ce que doivent dire et ne pas dire les parlementaires grecs et hongrois

     

    Revue de presse
    Publié le 23 Janvier 2013

     

     
    Lundi 21 janvier 2013, à l’ouverture de la session du Conseil de l’Europe, un groupe dirigé par la députée juive d’Italie Fiamma Nirenstein s’est adressé aux élus grecs, Eleni Zaroulia du parti Aube dorée, et hongrois, Tamas Gaudi Nagy du parti Jobbik, qu’elle a qualifiés de « néo-fascistes, racistes et antisémites ».
     
     

    « Nirenstein a déclaré que les positions exprimées par les deux parlementaires "ne sont pas compatibles" avec le statut du Conseil de l'Europe »

     

    Nirenstein a déclaré que les positions exprimées par les deux parlementaires "ne sont pas compatibles" avec le statut du Conseil de l'Europe, dont tous les membres doivent «accepter les principes de la primauté du droit et de la jouissance par toutes les personnes relevant de sa compétence des droits de l'homme et des libertés fondamentales. "

    Crif

     
  • Otages: un haut responsable japonais à Alger pour demander des explications

     

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    Shunichi Suzuki

    Lire l'article: http://www.algeriedz.info/2013/01/23/algerie-otages-un-emissaire-japonais-a-alger-pour-demander-des-explications/