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Ce que dit la presse mexicaine sur Florence Cassez : la cour "libère la coupable"

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Si les journaux mexicains célébraient l'arrestation de la Française en 2005, ils sont divisés sur l'issue du procès

Face à la multiplication des enlèvements contre rançon, l'arrestation de Florence Cassez en 2005 était du pain bénit pour les médias mexicains. Aujourd'hui, le dénouement heureux - pour la Française - de cette affaire ne fait pas l'unanimité au Mexique, loin s'en faut . Selon une enquête du journal Reformapas moins 83% des sondés ne sont pas d'accord avec la décision de la Cour suprême de justice.

Les premiers mots de Florence Cassez arrivée en France ont été : "J'ai été innocentée". Ce n'est pas de l'avis du quotidien Milenio, comme le relève Courrier international. "La Cour rend son verdict et libère la coupable", annonce le journal. "La manœuvre légale à laquelle on a assisté hier est celle dont rêvait toute une ribambelle de kidnappeurs et d'assassins", écrit le directeur du journal. D'après lui, les criminels pourraient désormais se servir de l'argument des avocats de Cassez quant à la violation de la procédure, montre Courrier international.

Au contraire, pour Proceso, le gouvernement de Felipe Calderón avait fini par convertir le cas Cassez en emblème de sa propre impunité et de celle de son ministre de l'intérieur Genaro García Luna. Il a eu recours à toutes sortes de subterfuges, des pressions et des menaces contre quelques membres du pouvoir judiciaire, particulièrement quelques membres de la Cour suprême de justice qui étaient favorables à l'amparo - et au final la liberté - de la Française.

El Universal relate les derniers instants de Florence Cassez au Mexique. Elle s'envole libre, mais sans avoir été déclarée innocente, affirme le journal. Mais au-delà du cas de Florence Cassez, la société mexicaine ne pourra être sereine avec une police et des ministères incapables de faire leur travail, ou pire, qui fabriquent des coupables, indique le journal dans son édito. Car les innocents sont plus faciles à condamner que les coupables.

Sud-Ouest - 24/01/13

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