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Ivry: le terrain de foot envahi par des jeunes armés: "on aurait dit la guerre"

(Regarder en mode plein écran)

C’est une vidéo de 7’38 qui témoigne de la violence qui gangrène encore et toujours le football amateur. Ce document, que nous nous sommes procuré, et dont les principaux extraits sont à voir sur notre site, reflète la triste réalité des terrains de foot du dimanche.

 

 

Ce match en date du 2 juin, où les spectateurs s’affrontent à coups de batte de base-ball, de barre de fer ou de bombe lacrymogène, se déroulait à Ivry-sur-Seine, en banlieue parisienne. Toutefois, il aurait bien pu se tenir dans le Doubs, où un arbitre a manqué d’être étranglé récemment, ou dans une autre région de . « Et, pourtant, c’était un match à enjeu mais qui n’était pas classé à risque, témoigne Thierry Mercier, le du District du Val-de-Marne où se sont déroulés les faits. Mais on n’est pas à l’abri, tout peut arriver. »
 

La Fédération cherche de nouvelles solutions


Aujourd’hui, le niveau des violences et des incivilités recensées dans le foot amateur a tendance à se stabiliser. Lors de la saison 2011-2012, sur 1000 rencontres de foot amateur disputées, en moyenne 18,2 matchs ont été entachés d’au moins un incident. « Et pour la saison qui vient de s’écouler, nous devrions connaître une stabilité, voire même une légère baisse », confie Patrick Wincke, directeur de l’Observatoire des comportements à la Fédération française de football. Les remontées du terrain permettent pourtant de nuancer ces chiffres, et certains dirigeants évoquent une réalité plus sombre.

« C’est plus tendu cette saison, raconte le président du District de Belfort-Montbéliard. Nous sommes entre 2,2 et 2,3% de matchs avec des incidents, soit plus que la moyenne nationale. Et les clubs où certains ne veulent plus aller jouer augmentent. Le foot n’est que le reflet du climat social ambiant, et les matchs où ça dérape sont souvent le fait de clubs qui sont en souffrance de dirigeants. Le taux d’encadrement est faible. » Sans nier ces faits, la FFF cherche de nouvelles solutions qui vont au-delà de la simple répression, pas toujours efficace. Dès la saison prochaine, des mesures visant à faire disparaître la compétition chez les enfants vont être mises en œuvre pour renforcer le foot éducatif. « Cela va concerner les jeunes jusqu’à 13, voire 15 ans. Les joueurs auront aussi tous les mêmes temps de jeu et ils pourront aussi arbitrer », détaille Patrick Wincke.

Le Parisien - 16/06/13

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