26/07/2014

Silence médiatique sur l’agression des rugbymen à Millau…

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Le 23 juillet 2014
À Millau, dans les Midi-Pyrénées, des rugbymen clermontois ont été agressés sans raison par une bande armée de couteaux, sabres et machettes.
         

Méthode de propagande numéro un : l’occultation. Principe de base : communiquer l’information sous des dehors objectifs, tout en dissimulant les éléments délicats, même (et surtout) s’ils mettent en lumière l’insoutenable complexité de l’être : ceux qui écorchent le mythe de la société plurielle baignant dans la béatitude du Grand Mélange, ceux qui pourraient réfuter la thèse de l’immigration providentielle et toute-bienfaisante, etc.

Les faits : à Millau, dans les Midi-Pyrénées, des rugbymen clermontois ont été agressés sans raison par une bande armée de couteaux, sabres et machettes. L’ « altercation », qui a mené trois sportifs à l’hôpital, « serait due à la volonté d’un des trois joueurs blessés de s’interposer pour éviter une dispute conjugale ». Point. Ne rien ajouter à cette relation qui serait de nature à réveiller les démons populistes. Ne pas s’étendre sur la forme de cette agression « d’une rare violence ». Ne pas épiloguer sur l’usage tout pyrénéen de la machette. Éluder. Tronquer. Couper au montage.

C’est à grand' peine qu’on parvient à en savoir plus. Tous les grands médias présentent la même version des faits. Des agresseurs, on s’obstine à ne rien dire. Comme pour mieux parer à toute interprétation malséante, certains journaux hasardent qu’ils sont « originaires de Millau ». Des enfants du cru, en somme. Quatre d’entre eux sont interpelés, mais aucun journaliste ne fait preuve de la moindre curiosité les concernant. Étonnant, pour des journalistes. S’il s’était agi d’un groupuscule néo-nazi, bien sûr, nos limiers n’auraient pas été avares de révélations. Tous les noms, les visages et les « parcours » feraient la une.

En creusant un peu la Toile, on finit par découvrir – grâce au dérapage d’un gratte-papier maurassien – que les fines lames sont des Antillais ; et puis, en remontant cette piste, on arrive à ceci : depuis quelques années, une jeune communauté antillaise, installée dans le vieux centre de Millau, sème un certain trouble parmi la population locale. Dans un article du Midi Libre de 2013, on apprend que « le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance [de Millau] a dévoilé les premières données d’une enquête menée sur « les jeunes majeurs et mineurs issus des Dom-Tom et arrivés sur Millau sans adultes référents » ». Cette enquête fait état des problèmes d’intégration de ces jeunes, mâles en grande majorité, dont la quête de satisfactions matérielles prend souvent la forme d’ « actes délictueux » qui ne sont pas toujours du goût des acrimonieux Millavois.

Ces informations sont-elles pertinentes ? Nous disent-elles pourquoi des rugbymen ont été agressés à Millau ? Nous donnent-elles la clé de ce fait divers presque banal ? Peut-être pas, mais ce n’est pas aux journalistes d’en décider. Leur rôle est de nous fournir tout le matériau susceptible de nous aider à comprendre le réel, non pas de présenter les seuls aspects du réel qu’ils jugent dicibles.

Thibaut d'Arcy

BOULEVARD VOLTAIRE

01:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

qui ne dit rien...est complice.......GAUTHIER.

Écrit par : gauthier michel | 26/07/2014

Qui a implanté des colonies au fin fond de la campagne française, à Millau ? Ils détonnent dans le biotope ethno culturel local ! Leur place est aux Antilles ou en Afrique ! Quant aux rugbymen concernés, ils sont naturellement disciplinés et obéissent aux consignes de silence qu'on leur a imposées, c'est évident ! La police de la pensée veille !
Que leur courage soit quand même salué, il devient une denrée rare !

Écrit par : dirk | 26/07/2014

« Tous les grands médias présentent la même version des faits » : forcément ils doivent obéir aux officines chargées de donner l’information officielle. Depuis plusieurs années aucune information n’est autorisée en France dans les journaux, radios et télé régionaux ou nationaux, sauf celle donné par ces officines. C’est ça notre démocratie !
Quant à ces antillais, il faut les comprendre : ils n’ont pas d’adultes référents : comment voulez-vous qu'ils s'en sortent?

Écrit par : abad | 26/07/2014

surtout ne pas stigmatiser quant il s,agit de non-blancs , donc les trois rugbymen devraient effectuer un stage citoyen afin d,acquérir les fondements du vivre-ensemble. . .!!
salutations.

Écrit par : parvus | 27/07/2014

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