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3 février 1917 : mort d’Edouard Drumont,

journaliste, écrivain et homme politique.

Presque aveugle, Edouard Drumont décède peu avant 20h dans sa résidence de Moret-sur-Loing, près de Fontainebleau, à l’âge de 72 ans.

Outre de nombreux ouvrages consacrés à Paris (dont il était amoureux), ce brillant pamphlétaire est l’auteur d’une description de la société française au XIXe siècle : le « best-seller » La France juive (disponible ici), « livre magique » pour Georges Bernanos qui lui consacrera un ouvrage fameux : La Grande Peur des bien-pensants (disponible ici).
La fin d’un monde (disponible ici) est aussi un maître-ouvrage d’Edouard Drumont, qui a, à notre avis, moins vieilli.
Drumont fonda en 1892 et dirigea le journal La libre parole et fut un leader du camp nationaliste et antidreyfusard.


Après avoir connu succès et notoriété, Drumont finira ses jours seul et démuni, alors que la France est toute tournée vers la ligne de front avec l’Allemagne.

Drumont élu député

Charles Maurras, dans son Dictionnaire politique et critique, dit que « la formule nationaliste est ainsi née presque tout entière de lui ; et Daudet, Barrès, nous tous, avons commencé notre ouvrage dans sa lumière. »
Plus loin, Maurras ajoute : « Chroniqueur merveilleux, historien voyant et prophète, cet esprit original et libre s’échappait aussi à lui-même. Il ne vit point tout son succès. »
Léon Daudet (dont le père Alphonse était un ami de Drumont) rendra un puissant hommage à l’écrivain dans son livret Edouard Drumont ou le sens de la race.

Ecrits de Drumont et autour de lui ici.

Commentaires

  • Merci Gaëlle de célébrer la mémoire de ce grand patriote, évidemment haï de nos politicards actuels qui détestent tous la France et les français !

  • J'ai tous ses livres à la maison. "Mon vieux Paris" est bouleversant et donne envie de pleurer.

  • Ce ne fut certes pas un penseur original . Il a repris tous les poncifs du socialisme français , celui des pères fondateurs , celui qui disparut avec la Commune de Paris .
    Son nationalisme fut une magistrale erreur . Récupéré par Barrès et par Maurras , il précipita les Européens vers un monde où ils ne comptent plus .
    La formule nationaliste était un piège . Il est facile de le constater aujourd'hui mais qui le comprenait alors qu'il était encore possible de conjurer le sort ? .
    Je n'accable personne . Je constate .
    - j'ai l'édition illustrée de son oeuvre majeure . Et bien d'autres trésors - de Toussenel à Georges Montandon .

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