Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

LES SCHIZOPHRÈNES DU BULLETIN DE VOTE

Accueil >> Monde en action

LES SCHIZOPHRÈNES DU BULLETIN DE VOTE -

 
Bernard Plouvier & Philippe Randa
le  

Les décisions du peuple souverain sont à la fois stéréotypées et peu nobles dans leurs motivations, étant à la mesure de ce que l’on sait de l’animal humain moyen : bêtise et ignorance, suivisme et peur du lendemain, ingrédients qui assurent la pérennité des majorités assez sages pour ne rien faire et le succès de démagogues au sourire trompeur et au programme aussi vague qu’attirant.

Est-ce parce que le dictateur Adolf Hitler l’a affirmé qu’on ne peut plus aujourd’hui estimer que, oui, la démocratie parlementaire est affaire d’argent avant tout ? Un vote, consubstantiellement, s’achète. Toujours. Et il en a été de tous temps pareil ! Autrefois, de façon sonnante et trébuchante, directement de la main d’agents électoraux à celle de l’électeur incité de se rendre dans les bureaux de vote pour faire « le bon choix » qui leur était ainsi désigné ; de nos jours par des avantages plus souvent « en nature » (logement, contrat de travail, allocations financières d’ordre social ou culturel, etc.), sur fond de gabegie d’affiches, de tracts et spots radios, télévisés ou internet et soutenus par des journalistes aux ordres des plus offrants financièrement. La corruption règne durant les périodes électorales aujourd’hui quasiment continues ; rares désormais  sont les années sans consultation électorale.

Une élection, c’est avant tout des dépenses considérables que les partis institutionnels se sont employés à faire payer au cochon de contribuable en rendant obligatoire leur remboursement, et cela, comble de l’hypocrisie ! au nom d’une prétendue moralisation de la vie politique française. Pourquoi se gêner, n’est-ce pas ? Une fois encore, c’est en arguant de grands principes qu’une classe auto-proclamée défenseuse des libertés publiques pille sans vergogne des finances justement publiques.

En renouvelant quasi-systématiquement son vote en faveur d’une classe politique corrompue, une fois de gauche, une fois de droite, le citoyen-électeur fait perdurer, malgré ses incessantes récriminations, un système schizophrène… Sa démarche est aussi étonnante que de s’adresser à un cambrioleur notoirement connu de la Justice pour assurer la garde de son domicile !

Il s’agit donc moins pour nos gouvernants d’être compétents dans leurs fonctions une fois élus que suprêmement habiles dans leurs tactiques électorales.

La démocratie parlementaire est ainsi assujettie aux « moins doués » parmi les électeurs, si l’on se réfère aux études de populations étendues, menés durant le XXe siècle dans tous les pays civilisés, jusqu’à ce qu’on les interdise de fait pour éviter de choquer le public. En tous pays et indépendamment du degré de scolarisation, les sujets moyennement doués (au QI de 110 à 90) et les authentiques sous-doués (QI inférieur à 90) représentent 75 % des sujets testés (respectivement 40 et 35 %). La simple loi du nombre assure le triomphe des roublards sachant manipuler les médiocres… En 1944, dans un écrit prudemment publié quarante années plus tard, Jacques Benoist-Méchin évoquait « la part immense de la fatalité de la bêtise » dans l’histoire humaine (De la défaite au désastre, 2 volumes, Albin Michel, 1984).

L’ignorance peut être le résultat soit d’une fainéantise crasse soit d’une idiotie congénitale (ou acquise par traumatisme crânien). Elle est gênante pour le pays quand une majorité d’électeurs ignore tout des rapports entre l’économie (gagner de l’argent par le travail) et les œuvres sociales (redistribuer les retombées, quand il en reste après la part obligatoire de consommation).

Nos merveilleux politiciens ont ainsi inventé le déficit budgétaire et la Dette publique extensible pour distribuer même quand il ne reste rien, pour faire « du social » quand l’économie va très mal.

L’électeur de base comprend-il qu’une dette se rembourse un jour ? C’est peu probable et il n’y est pas encouragé par ses élus ou ses informateurs, politiciens et journalistes « de la gamelle ».

Dernier livre paru de Bernard Plouvier : Les Juifs dans le Reich hitlérien (2 volumes, éditions Dualpha).
Dernier livre paru de Philippe Randa : Le roman noir des demandeurs d’asile (éditons de l’Æncre).
 
METAMAG

Les commentaires sont fermés.