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Marine Le Pen en campagne contre les "doublures" Valls et Fillon

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Par Emmanuel Galiero
Mis à jour le 02/12/2016 à 18h53 | Publié le 02/12/2016 à 18h23

Entre le salon du cheval et une convention sur l'écologie, la présidente du Front national a assuré vendredi que le retrait de François Hollande ne changeait pas sa stratégie.

Marine Le Pen est arrivée à Paris, vendredi à 6h30, après onze heures d'avion. De retour d'un voyage d'une semaine à La Réunion et Mayotte, elle n'avait pas eu l'occasion d'entendre la déclaration de François Hollande. Mais dès son arrivée en métropole, la présidente du Front national a déclaré avant sa visite du salon du cheval à Villepinte: «La petite touche ultra-libérale qui semble être très à la mode à l'UMP et au PS ne va pas changer grand chose. Au contraire: elle renforce mon positionnement qui est celui de la solidarité nationale».

Pas de changement de stratégie

Marine Le Pen était la seconde personnalité politique, après Nicolas Dupont-Aignan, à fréquenter les allées de ce salon spécialisé. «Je n'ai absolument aucune raison de changer ma stratégie, a-t-elle expliqué, je ne crois pas à cette fracture gauche droite. Il y a, d'un côté les nationaux et les patriotes, de l'autre côté, les mondialistes, les européistes et donc, par définition, les immigrationnistes.» Concernant l'émergence de François Fillon et de Manuel Valls dans la campagne présidentielle, Marine Le Pen a ironisé: «Le problème des doublures, c'est que bien souvent, elles ont les défauts des premiers rôles, sans en avoir les maigres qualités». Selon elle, les deux candidats vont «essayer de faire croire qu'ils n'ont aucune responsabilité dans le bilan et le passif» des quinquennats Sarkozy et Hollande. La candidate du FN invitera ses troupes à «rappeler aux Français» quelle fut leur «responsabilité intégrale» dans les politiques menées, en tant que premiers ministres.

Fillon dans le viseur

Présent dans le cortège, Gaëtan Dussausaye, le président du Front national de la jeunesse (FNJ) a qualifié de «sage» la décision du chef de l'Etat. «Cela prouve que même s'il était dans une certaine incapacité à gouverner et à diriger le pays, il est resté un fin stratège politique, assez intelligent pour se rendre compte qu'il allait être humilié». Pour Sébastien Chenu, chargé de l'image de la candidate FN, la présidentielle de 2017 «réservera bien des surprises en fin de campagne». «Nous déroulons notre propre calendrier que nous rythmons par des interventions médias aux moments opportuns», a expliqué le conseiller, venu de l'UMP. Il pense aussi que les centristes et les juppéistes «vont se rendre compte que Fillon n'est pas l'homme modéré du rassemblement», ni «le notable bien coiffé, bien propre sur lui, sympathique et proche des Français qu'on a voulu nous vendre.»

Après avoir découvert une selle connectée, discuté avec la police et la gendarmerie montées, écouté les problèmes d'une filière équine fragilisée par les nouveaux rythmes scolaires et la hausse de 15% de la TVA pour l'enseignement équestre, Marine Le Pen s'est déguisée en cow-boy. Coiffée d'un chapeau de rangers, elle a fait quelques tours sur le dos de Bambi, un Paint horse américain âgé de cinq ans.

 

Quatre mesures pour une «écologie patriote»

Un peu plus tard, lors d'une convention présidentielle dédiée à l'énergie et à l'écologie version «patriote», organisée non loin de son QG de campagne, elle a récolté les 21 propositions du collectif Nouvelle écologie et présenté quatre mesures de son programme: un «prêt isolation» pour les particuliers à taux zéro, financé par la Banque de France; un appui de l'Etat pour le «développement de la voiture à hydrogène»; un «prêt public massif à EDF et aux entreprises privées» associées pour le développement des énergies renouvelables, avec l'objectif de pouvoir se passer, dans vingt ans, de 50% de la consommation d'énergie fossile. Enfin, Marine Le Pen a préconisé un «encouragement de l'agriculture innovante à échelle humaine» via une baisse de la TVA pour les produits de l'élevage paysan français et une lourde taxe sur les «produits importés issus de l'élevage intensif». Pour conclure, la candidate FN à la présidentielle a estimé que l'écologie n'était «pas vouée à rester une punition». «La protection de l'environnement, a-t-elle ajouté, peut tout à fait être conciliée avec des impératifs économiques».

LE FIGARO

Commentaires

  • Une simple remarque sur les prétendues voitures propres, c’est-à-dire les ‘autilibs’. Celles-ci que l’on qualifie de voitures électriques n’ont rien d’une voiture : elles ont à peine une trentaine de km d’autonomie à condition de rester pendant au moins 8 huit heures en recharge, ce qui suppose qu’elles disposent en permanence de places stationnement réservées ; et comme il faut pouvoir la laisser là on se rend, cela signifie qu’il faut bien plus de places de stationnement disponibles que d’autolibs ! Or ces places sont prises sur celles normalement dévolues aux vraies voitures ; pour ces dernières il devient de plus en plus difficile de trouver des places de stationnement disponibles et il faut compter entre 20 et 30 minutes de recherche pour en trouver une. Sans parler de l’augmentation des bouchons. Pour des déplacements moyens d’une heure cela signifie que la durée de ces déplacement est augmentée artificiellement de près de 50% à cause des autolibs (soyons juste, le même phénomène est provoqué par les vélibs qui suppriment aussi beaucoup de places)!
    La conséquence se voit tous les jours : la pollution à Paris n’a jamais été aussi forte et aussi fréquente que depuis que l’on a multiplié ces autolibs ! Il faut le dire ‘haut et fort’ : contrairement à ce que l’on a prétendu, les autolibs loin de diminuer la pollution, l’augmentent considérablement !

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