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22/12/2016

Berlin: un suspect tunisien recherché

6482142_tunisien-berlin_1000x625.jpg Anis Amri.jpg

Après avoir relâché un premier suspect, la police allemande recherche désormais cet homme dont les papiers d'identité ont été retrouvés dans le camion-bélier. 

La chasse à l'homme continue en Allemagne après l'attentat du marché de Noël de Berlin. Après avoir libéré un premier suspect, la police allemande est désormais à la recherche d'Anis Amri, un Tunisien de 24 ans, dont un document d'identité a été retrouvé dans le camion, selon plusieurs médias allemands

 

Le suspect pourrait être blessé après avoir percuté le marché avec le camion, dont la cabine était très abîmée. Des traces de sang y ont été retrouvées et la police a effectué des vérifications dans des hôpitaux berlinois, selon ces médias.


Le parquet anti-terroriste allemand a publié ce mercredi après-midi un avis de recherche assorti d'une recherche d'une récompense de 100 000 euros pour cet homme mesurant 1m78 et pesant 75 kilos. «Il pourrait être dangereux et armé», ajoute le parquet dans un communiqué.

 La famille interrogée en Tunisie

 

En Tunisie, la police a interrogé des membres de la famille du suspect, selon une source sécuritaire. «Quand j'ai vu la photo de mon frère dans les médias, je n'en ai pas cru mes yeux. Je suis sous le choc et je ne peux croire que c'est lui qui a commis ce crime», a réagi auprès de l'AFP Abdelkader Amri, frère du suspect. Mais «s'il s'avère qu'il est coupable, il mérite alors toutes les condamnations. Nous rejetons le terrorisme et les terroristes et nous n'avons aucune relation avec les terroristes».

  
Un islamiste déjà suspecté de préparer une attaque


Anis Amri est connu des services de police pour des coups et blessures mais il a disparu avant d'être jugé. Le ministre de l'Intérieur de Rhénanie-Nord-Westphalie, Ralf Jäger, a déclaré que l'homme était déjà suspecté de préparer une attaque avant l'attentat de Berlin. Il avait été signalé au centre allemand de lutte contre le terrorisme le mois dernier.

 

Il était soupçonné de vouloir commettre un braquage pour acheter des «armes automatiques et probablement ensuite, avec l'aide de complices qu'il voulait trouver, de commettre un attentat», a révélé la justice berlinoise dans la soirée. L'homme était «classé dangereux», connu des services de sécurité, et appartenait «au milieu islamiste-salafiste», a confirmé un député, Stephan Mayer.

 

Le suspect aurait été aussi en contact avec plusieurs recruteurs présumés de l'EI en Allemagne, selon la presse.

 

Amri est arrivé en Allemagne en juillet 2015

 

Selon une source sécuritaire tunisienne, Anis Amri a émigré vers l'Italie clandestinement après la révolution de janvier 2011 avant de rejoindre l'Allemagne en juillet 2015. Il a vécu dans les régions de Bade-Wurtemberg (sud-ouest), de Rhénanie du Nord-Westphalie (ouest) puis à Berlin. C'est dans ces deux dernières régions que ses projets d'attentat et ses liens avec la mouvance islamiste faisaient l'objet d'une enquête.
 

Selon la Süddeutsche Zeitung, Amri aurait entretenu des contacts avec un ressortissant irakien de 32 ans, identifié comme Ahmad Abdulaziz Abdullah A., alias «Abou Walaa». Ce dernier a été arrêté en novembre avec quatre complices pour avoir monté un réseau de recrutement pour le compte du groupe Etat islamique.

 

La justice allemande se défend

 

Le parquet de Berlin, qui a récupéré l'enquête à son sujet en mars, s'est défendu face à la controverse naissante sur l'inefficacité de la justice en expliquant avoir surveillé de près le Tunisien. Mais en dehors d'une activité de «petit trafiquant de drogue» et une bagarre dans un bar, aucun élément justifiant son arrestation n'a été trouvé. Le dossier a été classé sans suite en septembre.

 

Toutefois, les autorités allemandes restent critiquées pour leur attitude dans la gestion du cas d'Amir. En effet, son expulsion n'a pu aboutir en raison d'un conflit administratif entre Tunis et Berlin. Les autorités d'outre-Rhin assurent que la Tunisie a refusé depuis juin de le reprendre en contestant qu'il soit l'un de ses ressortissants. La Tunisie n'a fini par le reconnaître, hasard de calendrier, que ce mercredi.

 

>>A LIRE. Attentat de Berlin : la Tunisie accusée d'avoir retardé l'expulsion du suspect

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Un document remis à un migrant retrouvé dans le camion


La police a indiqué examiner plus de 500 indices, parmi lesquels des traces ADN retrouvées dans le camion, des images de vidéo-surveillance et des témoignages divers. Les enquêteurs ont retrouvé un document d'identité sous le siège du conducteur dans la cabine du poids-lourd qui a délibérément foncé sur des chalets en bois du marché de Noël.

 

Le papier d'identité retrouvé dans le camion est un document remis à un migrant dont la demande d'asile a été rejetée sans pour autant qu'il puisse être expulsé. Il a été émis par les autorités locales de Kleve, une ville de Rhénanie du Nord-Westphalie, située à la frontière avec les Pays-Bas, selon le quotidien régional de Mayence.
 

La Tunisie est l'un des plus gros fournisseurs de combattants étrangers aux mouvements djihadistes. Quelque 5500 Tunisiens sont partis combattre en Syrie, en Irak ou en Libye. C'était aussi un ressortissant tunisien qui avait précipité un camion dans la foule à Nice le 14 juillet dernier, faisant 86 morts. Là aussi, l'attentat avait été revendiqué par le groupe EI.

Le Parisien

NdB: Pourquoi ce Tunisien aurait-il laissé ce document d'identité sous le siège du conducteur?

00:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Mais en dehors d'une activité de «petit trafiquant de drogue» et une bagarre dans un bar, aucun élément justifiant son arrestation n'a été trouvé. Le dossier a été classé sans suite en septembre.


Ainsi, une activite de trafiquant de drogue ne suffit pas pour se faire arreter?
Et renvoyer?
Les droits de l'homme sans doute!

Écrit par : jean | 22/12/2016

Gaelle : comme le passeport en 2001 , comme la cni de feu Kouachi . . .!!étrange en effet.
donc l,individu repéré bien avant par les services de sécurité qui savaient que ce dernier allait passé à l,acte , sont rester sans intervenir , je préfère les méthodes Israëliennes : élimination préventive , les citoyens restent ainsi vivants , quant à la morale à géométrie variable des bien pensants , on s,en cogne allègrement.
salutations.

Écrit par : parvus | 22/12/2016

Les commentaires sont fermés.