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14/02/2017

A Nice, Marine Le Pen dénonce des "crapules" qui "détruisent"

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REPORTAGE - En déplacement dans le sud-est de la France lundi, la candidate du Front national craint que la crise des banlieues ne «dérape».

À Nice et Menton

«Moi, je veux avoir le bilan. C'est quoi, le bilan des cinq derniers jours d'émeutes dans les banlieues françaises? Combien ça coûte tout ça? Parce que ce sont les Français qui payent, des Français qui ont de plus en plus de mal à payer leurs impôts et qui, systématiquement, sont obligés de prendre en charge ce que les crapules détruisent et brûlent.» De passage lundi matin à Nice, où elle s'est recueillie sur la Promenade des Anglais en hommage aux 86 victimes de l'attentat du 14 Juillet, Marine Le Pen est revenue longuement sur la crise des banlieues dont elle craint maintenant qu'elle ne «dérape».

La candidate du Front national n'a pas eu de mots assez durs pour fustiger l'attitude du gouvernement. «Non seulement il ne fait pas son travail, mais il n'ose même pas prendre la parole alors que les faits qui se déroulent depuis quelques jours sont un très grave signal que nous sommes en train de danser sur un volcan», a-t-elle souligné dans les allées du cours Saleya, à Nice, sous une nuée de caméras et de micros, en recevant par ailleurs un accueil plutôt chaleureux des badauds du marché des brocanteurs.

«Nos forces de police continuent à être attaquées, ce sont des tentatives d'assassinat, et on appelle ça des incidents»

Marine Le Pen

Accusant Bruno Le Roux, le ministre de l'Intérieur, de ne «rien dire» et ne «rien faire», la favorite des sondages pour le premier tour a enfoncé le clou: «Nos forces de police continuent à être attaquées, ce sont des tentatives d'assassinat, et on appelle ça des incidents. Est-ce qu'on va enfin dire la vérité ? (…) Il y a quand même des types qui ont mis le feu à une voiture avec une femme et deux enfants à l'intérieur. Est-ce qu'on va laisser cette impunité pendant longtemps, ou est-ce qu'on va enfin reprendre la main et remettre de l'ordre en France? C'est ça, la vraie question.»

Plus largement, elle a conspué une classe politique «tétanisée», selon elle, et coupable «de se cacher et d'avoir le sentiment que la moindre parole pourrait entraîner une aggravation des émeutes». «Mais ça veut dire quoi, qu'on vit dans la peur des émeutiers, qu'on se soumet à eux, ça veut dire qu'on n'ose même plus respecter la loi, de peur qu'ils se servent de cela pour aggraver leur comportement?», s'est-elle encore interrogée.

Un «grand plan de désarmement des banlieues»

Entre deux selfies avec ses partisans, Marine Le Pen a ensuite déroulé ses propositions, préconisant un «grand plan de désarmement des banlieues». «Aujourd'hui, a-t-elle insisté, les armes se cachent dans les banlieues et on le voit bien, on voit des délinquants dire que c'est plus facile de trouver une arme dans les banlieues que du boulot. Ce que je crois assez vrai.» La candidate FN a indiqué vouloir «réarmer moralement et matériellement les policiers: moralement, par la mise en œuvre de la présomption de légitime défense, et matériellement, avec l'ensemble de ce qui peut leur permettre de remplir leur mission et qu'ils n'ont pas aujourd'hui». Avant d'évoquer la nécessité de construire 40.000 places de prison et de recruter 15.000 policiers supplémentaires.

Marine Le Pen a ensuite gagné Menton où, après un déjeuner sur le front de mer avec les cadres locaux du parti et malgré une grippe carabinée, elle a rendu visite aux fonctionnaires de la Police aux frontières (PAF) afin de défendre son idée de fermeture de la frontière française, mais «accompagnée d'une politique dissuasive d'immigration». Au passage, elle n'a pas manqué de regretter que Cédric Herrou, l'agriculteur de la vallée de la Roya jugé la semaine dernière à Nice pour avoir aidé des migrants, n'ait pas «été condamné assez lourdement». «C'est un passeur qui se drape dans des considérations humanitaires, alors qu'en réalité il agit par idéologie», a-t-elle jugé.

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 14/02/2017.

01:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Marine dit la vérité et elle est la seule,bravo!

Écrit par : pierre | 14/02/2017

Dans les medias les policiers sont qualifiés en boucle de racistes et de violeurs.
Cazeneuve ne s'est manifesté qu' aujourd'hui et uniquement pour recevoir à l ' Elysée les... associations " anti - racistes ".
Leroux dénonce " tous " les actes de violence ( faisant une allusion implicite aux présumées violences policières) , exige des policiers un comportement " parfait " ( sic) et " appelle au calme " alors qu'il devrait exiger l'arrêt immédiat des émeutes sous peine d'instaurarion de la loi martiale et de la suppression des allocations familiales.

Écrit par : anonyme | 14/02/2017

quoi d,autre attendre d,un Gvt socialo ?? pour la gauche en général
le flic reste l,oppresseur fasciste , généralement aviné et abruti, la racaille une sorte de robin des bois qui subit les mauvais traitements racistes des sergents de ville , et cela ne date pas d,hier .
seule Marine au pouvoir remettrait de l,ordre dans ce pays , certainement pas un Fillon ou autre Bayrou la girouette .
salutations.

Écrit par : parvus | 14/02/2017

On voit dans les médias certains politiques accuser...le Front National de profiter de ces évennements, de les exploiter à son profit, c'est un comble !
Quant à la qualification de "VIOL" pour le policier ayant fait usage de sa matraque télescopique dans la bousculade pour arrêter Théo, un gaillard d'1m90 très agité, elle ne peut pas tenir. Certes, tout acte de pénétration est un viol mais seulement dans le cadre d'un acte SEXUEL évidemment imposé à une victime et les policiers n'avaient nullement l'intention de commettre un acte sexuel, un viol ! Aucune prémédiation à l'encontre de cet agité violent les empêchant d'opérer un contrôle, rien ne dit que ce Théo n'avait pas de drogue sur lui ou ne protégeait pas des dealers, les policiers n'interviennent pas par plaisir et, même inexpérimentés, mal formés et très jeunes aussi comme on le dit ils ne sont pas non plus racistes. Une preuve qu'ils aient mal parlé à ce Théo ? Voilà qu'on les accuse à présent de comportements violents dans d'autres arrestations ou interpellations. Comment faut-il alors traiter cette population délinquante ? Comme des Bisounours ? Leur offrir des fleurs ?
Espérons que ces faits lamentables ne coûteront pas leur carrière à ces policiers, ils sont soutenus par l'immense majorité des gens qui ont encore du bon sens, ils souhaitent plus de fermeté et que les forces de l'ordre ne soient pas la cible du banditisme comme on le voit beaucoup plus fréquemment qu'on nous le raconte !
Nous sommes en effet honteusement désinformés, que ce soit sur la 1; la 2 ou la 3, les "journaux télévisés" sont aux trois quarts remplis de sujets sans rapport avec l'actualité. Regardez plutôt les chaînes étrangères, le journal de la RTPI, par exemple, est cent fois plus sérieux !
Il faut manifester nombreux dans nos rues physiquement pour soutenir la police, la gendarmerie, l'armée, les pompiers et secouristes sans cesse harcelés, ce sont eux les héros muets et mal défendus que nous payons mais qu'un pouvoir dictatorial utilise contre le peuple autochtone.

Écrit par : Louis | 14/02/2017

Louis:mal formés et très jeunes , je crois que leur formation d,école dure 1 an , sans compter ensuite des stages et exercices de tir , etc . .
la police d,antan qui ne devait pas avoir la même formation que de nos jours n,était pas confronté à ce genre de problèmes , bon la population a changé , le pouvoir politique aussi.
si nos élus tremblent de trouille à l,idée qu,une émeute généralisée se termine avec des morts , qu,ils donnent des directives aux forces de l,ordre : laissez la racaille faire tranquillement son business et le dimanche jouer au foute de balle avec eux , et tout ira bien dans le meilleur des mondes Socialiste .
salutations.

Écrit par : parvus | 15/02/2017

Les commentaires sont fermés.